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Du côté de la place Carnot et du Cours Léopold 
Le cours Léopold
Le monument Carnot
Fontaine de la place Carnot
Hôtel Quillard
Statue de Pierre Gringoire
Mathieu de Dombasle
Porte Desilles
Statue du général Drouot 
Palais de l'Académie ou Palais de l'Université
Ancienne Manufacture des tabacs
La statue de Jeanne d'Arc
Le pavillon Marquette



Vieille-Ville, cours Léopold en 1956,
dernières années pour la fontaine monumentale


Le Cours Léopold

Longue esplanade de 630 mètres, porte le nom de Léopold Ier de Lorraine, père du dernier duc de Lorraine régnant et issu de la maison de Lorraine. Créé à la fin du 18ème siècle au-delà des remparts, le cours Léopold et la place Carnot (*) forment l'une des plus vastes place de France avec 7,6 hectares.

(*) Anciens noms : 1770, Grande place de Grève ; 1793, place de la Liberté ; 1794, place de Grève ;. 1867, place de l'Académie ; 1895, place Carnot.

La longue perspective des façades et des allées de marronniers aboutissent à la Porte Désilles. Bien qu'agrémenté de demeures du 18ème au 19ème siècle, le cours conserve son ordonnancement original avec un subtil mélange de styles architecturaux notamment l'école de Nancy ou historiciste avec le palais de l'université de Nancy.
C'est sur cette place que se déroulent la Foire de Nancy en avril, diverses manifestations et les spectacles de cirque.

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Remontons dans le temps....




Place de Grève et Cours de la Liberté en 1805 Jean-Baptiste Claudot . Le tableau fut commandé par la famille Menessier-Lallement, qui habitait la maison Collenot, située à l’angle de la rue des Michottes et de la place de l’Académie.



1794-1795: la route principale Nancy-Metz passe au milieu du Cours et relie la rue des Michottes. Elle subsistera jusqu'à moitié du 19ème siècle.
(à comparer au  tableau de Claudot ci-dessus)


1 "Fossé anciens remparts" (partie mal comblée à la fin du 18e s)
2 (tache rougeâtre) : "carrière de pierres à four"
3 (tache brunâtre) : "Fossé"
4 La "fabrique de bleu de Prusse, d’huile et de vitriol" fondée en 1792 et qui causait beaucoup de nuisance au voisinage (Courbe, Histoire des rues).
5 culture légumes et/ou fruits
6 Hospice des enfants de la patrie (actuelle faculté)
Document Clément Daynac

Un peu d'histoire du lieu



 En haut, le plan de la ville de Nancy de Mique (1785).

 Plus de détails sur ce plan:
 Avec a: nouvelle Place de Grève
       b: Porte Saint-Louis ou de Metz
       c: emplacement du bastion de Salm démoli
       d: emplacement du bastion de Danemark démoli
       e: ancien magasin à poudre démoli


et, plan en dessous, la même partie de la ville en 1770  (autre plan de Mique )

La rue des Michottes, ouverte en 1768, pavée en 1769, paraissait n'avoir aucune raison d'être. Elle pouvait indiquer aux clairvoyants, que, d'une part, elle mettait en communication la Ville Vieille avec la Ville Neuve ; car dans le même moment, on la raccordait avec le prolongement, nouvellement percé, de la rue de la Monnaie ; et que de l'autre, on allait construire l'Université, détruire les remparts, et renverser les trois bastions : des Michottes, de Salm et de Danemark.
En 1773, on détruisait le bastion des Michottes, qui s'étendait presque jusqu'à la rue de la Vénerie ; on comblait les fossés, avec la terre des remparts, pour créer la grande place de Grève, sur laquelle devait être établi le marché de foin, de paille, de bois, etc., et où devaient avoir lieu les exécutions criminelles. Elle était limitée, à l'ouest, par la Vénerie, et au sud, par les dépendances de l'ancien hôpital militaire, échangé en 1768, au brasseur Hoffman, qui y transféra son industrie.
La nouvelle grande place de Grève n'était pas encore terminée, qu'on achevait de démolir les remparts de la Ville Vieille, depuis l'Arc de Triomphe jusqu'au bastion des Michottes, dont il ne resta plus de traces : les fossés furent comblés, du côté de la rue Stanislas, la voûte des Chameaux fut respectée, et cette nouvelle voie, conduisant depuis la place de Grève, par dessus cette voûte et l'Arc de Triomphe, à la Pépinière, devint la nouvelle rue sur le rempart. (v. rue de la Pépinière).
C'est alors, qu'intervint le plan dressé par l'ingénieur en chef des ponts et chaussées de Lorraine et Barrois, M. Lecreulx, et par l'officier du génie Royal, M. Le Semellier, en résidence à Nancy, sous la direction de M. de Stainville, alors gouverneur de la Ville et de la Province.
Un arrêt du Conseil du Roi, du 12 juin 1778, a confirmé et sanctionné les projets élaborés dans le plan dressé à cet effet.
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Louis XVI rappelle dans l'exposé des motifs, qu'il veut assurer l'exécution des vues du feu Roi de Pologne, et du feu Roi son aïeul, qu'en présence de l'accroissement de la population, il y avait lieu d'augmenter l'enceinte de la Ville, de lui donner plus d'étendue, de pratiquer, dans plusieurs rues, des redressements et des percements utiles, enfin de lui procurer des abords plus agréables (v. Recueil des ord. de Lorr. t. XIV p. 119).
L'article premier ordonne que les démolitions, constructions nouvelles, nivellements et alignements, et généralement tous les ouvrages désignés dans le plan dressé à cet effet, seront faits et exécutés successivement, à mesure que les fonds, dont les officiers municipaux ont la gestion, le permettront.
L'Article. II crée un mur d'enceinte qui, partant de la Vénerie, suit la rue de l'Hospice, pour former angle en retour, près la porte Désilles, jusqu'à l'angle de la contrescarpe de la citadelle. En sorte que, ce mur d'enceinte traçait un immense parallélogramme,, plus vaste que ne l'est le cours Léopold actuel.
Les articles III, IV et V sont ainsi conçus:
ART. III. — Le terrain compris entre le rempart actuel de la Ville Vieille, et ledit mur d'enceinte, sera applani et nivelé, à l'effet de quoi, les bastions de Salm et de Danemark seront détruits, et les fossés comblés pour être ensuite ledit terrain ascensé par parties aux particuliers qui voudront se charger d'y faire construire des bâtiments, conformément aux alignements tracés par ledit plan, et au dessin des façades qui sera approuvé.
ART. IV. — Il sera construit sur ledit terrain, trois nouvelles rues, dans la direction du midi au nord, et cinq rues transversales, qui, couperont les premières à angle droit ; les dites rues transversales, dirigées du levant au couchant, seront tracées, de manière qu'elles se raccordent avec les principaux débouchés de la ville.
ART. V. — Il sera ouvert une porte dans ledit mur d'enceinte, à l'extrémité septentrionale de celles desdites rues neuves, qui sera la plus voisine du rempart actuel ; et il sera construit un embranchement de chaussée, à la sortie de ladite porte, pour joindre celle qui commence à la porte Notre-Dame, et qui conduit à Pont-à-Mousson, en traversant le faubourg des Trois-Maisons.
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Voici, d'après le plan de 1778, la figure que devait former le nouveau mur d'enceinte :



Le plan adopté en 1778, fut notablement modifié, par l'arrêt du conseil 19 juin 1784; au lieu de cinq rues transversales indiquées précédemment (art. IV), on en créa sept ; et en même temps, suivant le plan qui y est annexé, et dont une copie se trouve exposée au Musée Lorrain, on renonça à la création des quatrième et cinquième rues longitudinales, et du boulevard occidental.
Les modifications apportées par cet arrêt, bouleversaient quelque peu le plan de 1778, dans certaines parties, sans cependant toucher à l'ensemble général. L'arrêt du 19 juin 1784, est celui qu'on connaît le mieux, quoiqu'il soit moins clair que le précédent.

En 1785, la porte Stainville était édifiée.
En 1787, on créa la rue de Metz
En 1788, après avoir fait construire le mur d'enceinte, exigé par l'arrêt du 11 juin 1778, la ville acquit les terrains qui en étaient voisins, pour ajouter à ceux qu'elle possédait sur les anciennes fortifications, et la Nouvelle Grande Place de Grève (le cours Léopold y compris) fut ainsi formée.

En 1801 et au moment de la Révolution, ce qu'on appelait le Cours était une plantation insignifiante, relativement à ce qui est aujourd'hui. Il mesurait à peine le quart de la superficie actuelle. En prenant, comme base, les trois derniers carreaux qui sont à l'ouest, derrière la statue Drouot, on en aurait une très grande idée.
Cette plantation fut nommée le Cours de la Liberté, par la délibération du 17 septembre 1791 ; et l'on appela place de la Liberté, ou mieux Grande place de Grève, tout le terrain qui n'était pas planté. Le recensement de l'an IV désigne les deux, par cette rubrique : Place de la Liberté ou Cours de la Liberté. A cette époque, aucune des sept rues transversales, qui devaient diviser les trois rues principales, la rue des Enfants Trouvés, devenue rue des Enfants de la Patrie, la rue de Stainville, et la rue Neuve du Boulevard n'étaient pas tracées. La rue des Enfants de la Patrie était la seule qui était dénommée;  les deux autres ne le furent jamais depuis.

Le Cours de la Liberté, devint Cours Bourbon en 1815 (1) ; Cours d'Orléans en 1830 ; Cours Béranger en 1848 ; Cours Drouot en 1850; enfin Cours Léopold vers 1852. Ce dernier vocable est venu en sourdine ; on s'est habitué peu à peu à dire Cours Léopold, jusqu'à ce que la municipalité lui ait donné ce nom, sur l'avis, croyons-nous, de M. Louis Lallement, qui l'avait réclamé par une pétition.
On appelle vulgairement place Drouot, le rond- point au milieu duquel se trouve la statue du général.
La place qui est à l'extrémité du Cours, entre la porte Désilles et les carreaux du cours, avait été primitivement nommée place Saint-Louis ; elle portait encore ce vocable en 1791, époque à laquelle on l'a confondue avec le Cours de la Liberté.
Aux termes des arrêts de 1778 et de 1784, elle devait terminer le nouveau quartier projeté du côté de la porte ; mais, lorsqu'on planta les trois ou quatre rangées d'arbres qui formèrent le Cours, on anticipa sur le terrain qui lui était réservé.

(1) En 1814, on lui avait rendu son nom primitif de Grande place de Grève, nous l'avons trouvé encore ainsi dénommé en 1816 et 1817.
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Dès 1778, et même avant l'arrêt du 12 juin, on avait ascensé provisoirement à divers particuliers, les terrains sur lesquels devait se créer le nouveau quartier. Les ascensements furent résiliés en 1784; et depuis, l'Hôtel de Ville n'eut plus occasion de retrouver des censitaires disposés à construire. La Révolution fit perdre de vue la destination du terrain; on négligea de s'occuper de cette affaire, qui n'aurait pas beaucoup enrichi les finances de la Ville. De sorte qu'en 1806, on commença à créer le Cours de la Liberté, tel qu'il est de nos jours, en y faisant de nouvelles plantations. Les trois rues longitudinales, projetées en 1784, furent définitivement tracées, et le Cours limita, au midi, et au nord, l'ancienne place Saint-Louis.
Ces deux places servirent longtemps de champs de manœuvres à la cavalerie, et aussi toutes deux, de lieu pour l'exécution des criminels.
On ne créa d'abord que trois allées transversales, à l'extrémité des rues Saint Michel, de la Manutention et du Haut Bourgeois. La première allée transversale, qui se trouve entre la place de l'Académie et la place Drouot, n'a été pratiquée, dans les deux premiers carreaux de la promenade, qu'en 1832. ( Les rues de Nancy, Courbe, tome 3)



Construction du cours Léopold (projet):
 entrée du cours, façade sur les rues latérales : N°184  1872   (BM Nancy)

Auteurs :
Berger-Levrault. Lithographe




PROJET de construction du cours Léopold. — Rapport présenté par le maire (M. Bernard), au conseil municipal, 28 octobre 1872. — Rapport de la commission, présenté par M. Martz, secrétaire, décembre 1872. — Protestation de plusieurs habitants. — Situation légale du cours Léopold. — Projet de MM. R. Ollivier et Cie, banquiers à Paris. — Perspective dessinée par Coupin. — Façade sur les rues latérales. — 16, 12, 5, 10 et 6 pages, in-4°. 1 placard et 2 vues in-fol. Étui. ( fonds lorrain Favier 1898). En 1872, les banquiers étaient prêts à investir pour un tel projet. Avec l'arrivée de la Révolution, ce projet de création d'un quartier "moderne" ne fut pas réalisé.

La volonté de Stanislas lors de l’établissement du projet de construction de ce qu’on appelle la place Carnot et le cours Léopold aujourd’hui, était de bâtir pour permettre au commerce et à l’industrie de s’y développer mais en respectant une architecture uniforme. Cette notion d'uniformisation de l'architecture autour de la place fut à peu près respectée jusqu'au second Empire.
Alors, la volonté de Stanislas et les décrets parus sous Louis XVI (voir ci-dessus) ne seront pas respectés et à chaque modification d’architecture autour de la place, ou encore de construction de bâtiment, le débat reprit pour savoir si on devait ou non respecter les arrêtés de 1778 et 1784. Morey et son Palais de l’Académie en 1858 sera la première construction à ne rien respecter, suivie par d’autres évidemment (maison Quillard en 1876 au coin de la rue Gustave Simon, maison Odenat 1898,…).



Nancy, Place de Grève

Jolie Lithographie de DEROY et CHATELAIN,  exemplaire des Archives de Nancy.
 Entre 1832 (fontaine Carnot) et 1862.
Avant 1862 car on voit encore les bâtiments construits sur les restes de la Vènerie de Léopold, qui laisseront place au futur "palais de l'académie" (fac de droit actuelle) en 1862.
 Charles-François Chatelain (1802-1873)
Aquarelliste et lithographe, il était architecte de la ville de Nancy (gare de Nancy notamment). Il figura au Salon de Nancy à partir de 1833

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De jolies réprésentations de la place Carnot

Le 23 mars 1874, un décret autorise l’entrepreneur bruxellois Frédéric de la Hault à créer une desserte par tramway à traction de chevaux.
Une ligne passant par la place Carnot est créée entre Maxéville et Bonsecours sur une longueur de 5 km et inaugurée le 12 août 1874.
Grand développement ensuite d'autres lignes entre 1874-1899.




Place Carnot par Léon Voirin 1886



1886



Place Carnot Photo Belliéni



Musée Lorrain / Palais du Gouvernement, Nancy



Place Carnot  en 1900 Photo de Léopold Poiré



La place Carnot par Camille Martin



"Le cours Léopold à Nancy", Léon Voirin, vers 1885, Musée lorrain.

 "Ce tableau semble avoir été peint depuis la fenêtre de l'atelier des frères Voirin, rue des Michottes, à l'aide d'un miroir" (Clément Daynac); Ce que dit Charles Courbe de ce lieu au 19ème siècle : « Dès les premiers beaux jours de février, lorsque le soleil commence à s'élever à l'horizon et à répandre une douce et agréable chaleur, on voit se grouper à son extrémité orientale, entre la rue de la Monnaie et le Cours Léopold, dans le rentrant qu'on appelle la petite Provence, les vieux et les vieilles, les valétudinaires, les souffreteux, les convalescents, les bonnes d'enfants et les bébés qui viennent respirer un air pur et se mettre à l'abri du vent de l'est ; mais aussitôt que le soleil chauffe un peu fort, la petite Provence devient déserte jusqu'aux beaux jours de l'automne. »

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Le monument Carnot



Gravure du buste du général Antoine Drouot (Nancy 1774-1847) par le Nancéien Jean-Baptiste Singry, dessinateur portraitiste, miniaturiste (Nancy 1782- Paris 1824). Graveur Bosselman. Musée Carnavalet.

Drouot Antoine (Nancy 1774 – Nancy 1847) Né d’un père boulanger rue Saint-Thiébaut, faisant partie de la municipalité sans-culotte de Nancy en 1793. Bon élève, il reçoit une bourse qui lui permet de poursuivre ses études. À 19 ans, il est candidat à l’examen d’entrée de l’École d’artillerie de Châlons en Champagne et est reçu premier sur 400 candidats. Après un mois, il est Lieutenant au 1er Régiment d’Artillerie de Metz et le 8 septembre, il est à la bataille de Hondschoote. Il s’illustre sur pas mal de champs de bataille. Il participe à l’expédition vers les Antilles, en 1805. A son retour, il est affecté aux manufactures d’armes de Maubeuge, puis de Charleville, puis est directeur du parc d’artillerie à Madrid. Après la bataille de Madrid, il est Colonel-Major de l’Artillerie de la Garde impériale, en 1808. Pendant la bataille de Wagram, son artillerie est remarquable. Il participe à la campagne de Russie. En 1813, il est nommé Général de Brigade et Aide de camp de l’Empereur, puis Général de Division. En 1814, il est au côté de l’Empereur, au moment de son abdication à Fontainebleau. Il part avec lui sur l’île d’Elbe et en devient gouverneur. Il participe à la bataille de Waterloo, puis se repli au-delà de la Loire, avec la Garde impériale et aide à la licencier. Pendant la Restauration, il est traduit devant le conseil de guerre, mais est acquitté, puis il retourne à Nancy. En 1831, il est créé Pair de France. Il commence à écrire ses mémoires, mais il devint aveugle. Il était surnommé le « sage de la Grande Armée ».

Quelques illustrations supplémentaires

sur le chantier, les concepteurs, la confection d'une maquette et l'inauguration

Ci-dessous, le projet avec l'architecte Charles-Désiré Bourgon avec bronzes et sculptures de Victor Prouvé.

La conception de l’œuvre est confiée à l’architecte Charles-Désiré Bourgon (1855-1915) membre de l’Ecole de Nancy. Reposant sur une assise à degrés l’obélisque est construit en granit des Vosges et atteint une hauteur de 20 mètres. Sa décoration faite de sculptures en bronze est réalisée par Victor Prouvé (1858-1943) sous la direction de l’architecte Eugène Vallin (1856-1922), les deux hommes appartenaient également au mouvement de l’Art Nouveau.


Le groupe sculpté dans l'atelier de fabrication ...

Descriptif de l’ornement : « Un médaillon représentant Sadi Carnot de profil, soutenu par des représentations allégoriques de la Force et de la Paix, au dessus d'une inscription « AU PRÉSIDENT CARNOT LA LORRAINE ». La Force et la Paix étaient représentées sous les traits de deux femmes se donnant la main ; la Force tenait de la main gauche un rameau de chêne, tout en s'appuyant sur la Paix qui cueillait une branche d'olivier. Ces incarnations de la Force et de la Paix sont parfois interprétées comme celles de la France et de la Russie, car le monument commémore non seulement la mort de Sadi Carnot, mais aussi sa rencontre avec le grand-duc Constantin de Russie qui eut lieu à Nancy…  Le pyramidion de l’obélisque était également décoré d’un rameau de feuilles de chênes.

"Rares sont les Nancéiens sachant à qui est dédié l’obélisque de la place Carnot. Les plaques commémoratives qui figuraient sur le monument quand il a été érigé, suite à l’assassinat du président de la République Sadi Carnot, en 1893, ont disparu en 1943, probablement fondues par les Allemands.


Photos ci-dessous: Aujourd'hui (à gauche) et hier (au centre et à droite): les sculptures de Victor Prouvé et d'Eugène Vallin ainsi que le médaillon représentant Sadi Carnot de profil ont hélas disparu, reste le pyramidion.


Les bronzes ont disparu en 1943, probablement fondues par les Allemands, selon F. Tacon. D'autres Nancéiens pensent que les sculptures se trouvent au Musée de l'Ermitage. 

"L’obélisque a retrouvé ses plaques hier. Le maire de Nancy, Laurent Hénart, les a dévoilées une par une, lors d’une cérémonie qui rassemblait élus, personnalités nancéiennes, et participants au colloque sur l’antisémitisme organisé par la Licra au musée des Beaux-Arts.
Les nouvelles plaques, d’un coût de 22.600 €, sont en pierre de lave émaillée, dont le traitement rappelle le bronze des plaques initiales. Les quatre côtés du monument en portent une. La principale rend hommage à Sadi Carnot. Une autre rappelle la rencontre entre Sadi Carnot et le grand-duc de Russie à Nancy, en 1892 à Nancy. Une troisième porte le nom des trois départements lorrains de l’époque, et une quatrième les chefs-lieux." (Est Républicain du 16 janvier 2016)


Phototypie Royer 1896


 Avec l'absence des sculptures de Victor Prouvé, la Force et la Paix, symbolisant la Russie et la France, échangeant des rameaux de chêne et d’olivier, seules les  nouvelles plaques commémoratives posées en 2016  rappellent la visite du Grand Duc à Nancy.
Je suppose que lors de la prise de décision de remettre les plaques, le sujet a nécessairement été abordé concernant la remise en place de copies des sculptures originales, ainsi que la restauration du  pyramidion avec feuilles d'or.

Ce qu'en pense François Le Tacon:

Photo publiée dans NancyRetro / Y.D Chassagne

Construction du monument Carnot

Document Alain Faron

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Alors que l’architecte Bourgon et le sculpteur Victor Prouvé sont mis en avant, d'autres personnes peuvent être cités:
•d’une part, le sculpteur, décorateur, ébéniste,mosaïste, émailleur, Eugène Vallin qui réalisa la partie ornementale ;
•d’autre part le commerçant/ négociant Demenge- Crémel (*) sans qui le monument n’existerait pas. Ce dernier fut à l’origine de l’érection de ce monument. Il prit la présidence du comité d’action, obtint des fonds en provenance de 28.000 personnes, riches ou pauvres, de 865 communes lorraines, de tombolas, de soirées organisées par le comité, et oeuvra pour que le travail des artistes architecte et sculpteurs fut désintéressé.

De nouvelles plaques ont été posées le samedi 16 janvier 2015, 73 ans après leur disparition (photos ci-dessous)

Le maire de Nancy, Laurent Hénart, a dévoilé les nouvelles plaques une par une, lors d’une cérémonie qui rassemblait élus, personnalités nancéiennes, et participants au colloque sur l’antisémitisme organisé par la Licra au musée des Beaux-Arts.

Les nouvelles plaques, d’un coût de 22.600 €, sont en pierre de lave émaillée, dont le traitement rappelle le bronze des plaques initiales. Les quatre côtés du monument en portent une. La principale rend hommage à Sadi Carnot. Une autre rappelle la rencontre entre Sadi Carnot et le grand-duc de Russie à Nancy, en 1892. Une troisième porte le nom des trois départements lorrains de l’époque, et une quatrième les chefs-lieux."


Avec l'absence des sculptures de Victor Prouvé, la Force et la Paix, symbolisant la Russie et la France, échangeant des rameaux de chêne et d’olivier, il n'y a plus que la plaque qui rappelle la visite du Grand Duc à Nancy  et c'est dommage.

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Les nouvelles plaques: hommage à Sadi Carnot, à la visite du Grand-Duc Constantin à Nancy, les 3 départements lorrains de l'époque, les chefs-lieux.


Les nouvelles plaques: hommage à Sadi Carnot, et à la visite du Grand-Duc Constantin à Nancy, les trois  départements lorrains de l'époque et les chefs-lieux.

Sur une face, les noms de personnes et de communes ayant participé à la souscription ainsi que le nom de l'architecte, Charles-Désiré Bourgon.  

Sur le monument Carnot, on pourra lire Frédéric Descatourelle 


Sur une face, les noms de personnes et de communes ayant participé à la souscription ainsi que le nom de l'architecte, Charles-Désiré Bourgon.

L’Est Républicain du 16 Février 2016 nous apprend que Françoise Hervé, adjointe au maire de Nancy étudie :
•la reconstitution des statues de Victor Prouvé « la Force et la Paix » pour l’obélisque car la Mairie en possède les maquettes ;
•la reconstitution du pyramidion avec pose de feuilles d’or ;
•la réfection de la statue du général Drouot (statue par David d’Angers) ;
•la rénovation de la porte Désilles avec inscription des noms des Nancéiens tombés à la guerre ;
•la réinstallation d’une fontaine place Carnot.


Le Grand-Duc Constantin à Nancy le 6 juin 1892.

Le président Sadi Carnot (1837-1894) fait une visite à Nancy les 5 et 6 juin 1892. Il y reçoit Constantin Constantinovitch, grand-duc de Russie (1858-1915), cousin germain du tsar Alexandre III.
Le Grand-Duc Constantin arrive presque à l’improviste après avoir demandé une entrevue avec le président Sadi Carnot ; l’entretien sera court à la préfecture de Nancy et restera secret ; entrait-il dans le cadre de la négociation de l’alliance militaire franco-russe ? Rappelons que cet accord était d’abord une coopération militaire entre la France et l’Empire russe qui sera en vigueur entre 1892 et 1917. Il y avait également un volet coopération économique et financière. Sur le plan militaire, l’accord stipulait que les deux pays devaient se soutenir mutuellement en cas d’attaque par l’un des pays de la Triple Alliance (Triplice) à savoir l’Empire allemand, l’Autriche-Hongrie et le Royaume d’Italie.
La convention militaire secrète a été signée le 17 août 1892 soit peu de temps après la visite du Grand-Duc à Nancy. On peut donc supposer que le sujet a été abordé à cette occasion. De toute manière cette visite confortait les relations entre le tsar Alexandre III et le président Sadi Carnot.

Le prétexte de la venue du président Carnot est de présider le concours national annuel de gymnastique. Carnot inaugure également avec Rodin et Léon Bourgeois, le ministre des Beaux-Arts, la statue de Claude Gellée dit Le lorrain, statue créée par Rodin.

Ce sera l’occasion de nombreuses manifestations festives avec feux d’artifice, lâchers de pigeons, retraite aux flambeaux, illuminations de la ville, défilés des troupes et pour la population, l’occasion de voir le président et les élus. Enorme organisation par 14 comités de quartier (sauf celui de la Commanderie exclu pour des raisons politiciennes car le quartier est encore assez insalubre). Les étapes des voyages de Sadi Carnot sont presque toutes l'occasion, pour le maire et les représentants de l'Etat, de donner à voir un exemple local de leur politique en matière de progrès social.
C'est particulièrement le cas pour ce qui concerne les politiques publiques visant à rendre les espaces urbains plus "hygiéniques" : mise en place d'un réseau d'égout, d'eau courante, ou encore de transports en commun. A Nancy quelque 50% des habitations sont alors reliées à un réseau d’eau courante et 80% bénéficient du nouveau réseau d’égouts. Nancy compte alors 87000 habitants dont 8000 militaires (recensement 1891).

Le président est reçu à la gare le dimanche 5 juin 1892 par le maire et les conseillers municipaux, les députés du département, le général Brault et aussi par une foule qui couvre entièrement la place Thiers (sa statue a été érigée en 1879) et crie« vive Carnot, vive la République ! » La Marseillaise et les 101 coups de canon réglementaires agrémentent le départ de la calèche attelée de six chevaux et escortée par l’escadron du 42ème régiment de dragons tout cela sous un ciel menaçant.
Plus d’une trentaine d’arcs de triomphe ont été disposés dans la ville et chaque fenêtre est décorée d’un drapeau ou autres fleurs. Celui du Point Central est réalisé par l’architecte bien connu à Nancy Lucien Weissenburger et fait 27 m de haut ! Acclamations tout le long du cortège ; grosse pluie, orage même au moment du discours sur le balcon de l’hôtel de ville et du défilé des troupes avec tambours et trompettes. Les sociétés de gymnastique (1) sont rassemblées boulevard Lobau, divisées en quatre groupes avec musique, tambours, trompettes et clairons en tête. Elles se dirigent vers la place Stanislas. Premier groupe, la société de Limoges et les gymnastes étrangers dont les sokols (mouvement gymnastique nationaliste tchèque) très acclamés.

(1)  Jean-Jacques Ziegler, est à l'origine de la première fête fédérale en 1878. Cette fête devient ensuite l'enjeu principal de l'Union qui élit chaque année son nouveau comité directeur pour mener à bien cette opération.

Les trajets en ville sont parfaitement étudiés
Le cortège passe par exemple par ces lieux : statue de Jeanne d’Arc (inaugurée en 1890 dans le cadre de la lutte anti-boulangiste), statue de Dombasle, fontaine du Duc René II, Palais Ducal, place de la Carrière, place Stanislas, autant de lieux célébrant l’histoire de la Lorraine au cœur de Nancy.



La statue de Jeanne d'Arc, rue d'Amerval
Legs du philanthrope Osiris Iffla  de 30.000 francs à la-Ville de Nancy
Statue en bronze installée en 1890 et due au sculpteur Emmanuel Frémiet


Les exercices du concours de gymnastique ont lieu en présence d’une foule énorme. Grand dîner au Grand Hôtel à l’invitation du maire Hippolyte Maringer et théâtre complètent la journée sous les acclamations des étudiants « Vive la France, Vive la République ! ». Le menu avec foie gras de Nancy, glaces Jeanne d’Arc et vin de Pagny léger et au bon goût de terroir est apprécié. A l’époque, le cercle militaire est situé dans le même bâtiment que le théâtre (MBA actuel). Le lendemain, lundi 6 juin et toujours sous une pluie battante, les autorités civiles et militaires, le clergé, la magistrature, le barreau sont reçus à la Préfecture. Puis visite de la Faculté des Sciences (Bichat président), inauguration de l’institut chimique l’après-midi, épreuves du Festival de gymnastique qui réunit entre autre les athlètes des départements libres de l’Est et remise des récompenses de la fête à la Pépinière. Enfin, le président Carnot inaugure la statue de Claude Gellée érigée dans ce parc.

Le lundi 6 juin au matin, le grand-duc Constantin (1827-1892) deuxième fils de Nicolas 1er, envoyait une dépêche de Contrexéville exprimant le désir de venir saluer le président Carnot. C’est un précieux contact pour la conclusion d’un accord avec la Russie. Constantin arrive à 16h par train. Hymne russe à la préfecture et ovation des étudiants dans une ambiance indescriptible. L’entretien Constantin – Carnot est limité à 30 minutes, sans témoin. Première interprétation de la Marche lorraine de Louis Ganne. Une foule compacte pousse une immense acclamation « Vive la France, Vive la Russie ! » Banquet le soir à l’Hôtel de Ville puis feu d’artifice. Le lendemain Carnot part pour Lunéville et Toul où il est également reçu avec enthousiasme.

La ville de Nancy reconnaissante à Carnot dédie la place de l’Académie après son assassinat en 1895 par l’anarchiste italien Casério.



Dessin de Victor Prouvé à l’occasion du programme de la société de gymnastique des Sokols (faucons), vedettes des épreuves de gymnastique à Nancy.
- Manifestation près de la photo de la statue de Jeanne d’Arc pour saluer le Grand-Duc le 6 juin 1892
- Le président Sadi Carnot dans les rues de Nancy. 1


Pose du pyramidion le 6/12/2017 après restauration à la feuille d'or . A gauche l'ancien en cuivre. Photos M. Montagne et l'Est Républicain
Les travaux de dépose, de repose et de confortation du pyramidion ont été réalisés par l'entreprise Les Métalliers Lorrains. La dorure a été sous-traitée et effectuée dans les ateliers Gohard à Paris.

Sur la fontaine Place Carnot (anciennement place de Grève)

C’est l’une des fontaines monumentales crées à Nancy au 19ème siècle. Un peu d’histoire :
  • Projet en 1828 de Charles Débuisson de développer un nouveau système d’alimentation en eau de la ville avec création de nouvelles fontaines dont celle de la place de Grève avec tuyaux en fer de fonte à la place de bois, manchons en cuivre, tuyaux courbes en plomb ;
  • démarrage de la construction en 1831, fin en 1832 ; le monument décoratif a 7.50 m de hauteur et est en fonte de fer ; deux vasques autour d’une colonne et 36 mufles de lion, un bassin. Fondeur à Dammarie sur Saulx en Meuse. Entrepreneur de la fontaine François Schmitz ;
  • alimentation du » château d’eau »(1) par la source de Boudonville et autres sources ; ce « château d’eau » alimentait une vingtaine de fontaines en Vieille Ville et en Ville Neuve ;
  • abandon alors d’une ancienne fontaine placée Cours d’Orléans non loin de la porte Désilles ;
  • l’eau issue de la Moselle arrive le 2 août 1879, ce changement permet entre autre (2) d’éviter les pénuries d’eau. Le monument jusqu’alors jugé assez laid est modifié au niveau du bassin avec addition de dauphins. Août 1879 correspond aussi à l’inauguration de la statue de Thiers. Occasions de grandes fêtes à Nancy ;
  • la colonne en fonte rouillée s’effondre dans les années 1950 et la fontaine est supprimée au tout début des années 60 (voir photos aériennes IGN Absence en 1963 et présence encore en 1960 photo de la foire de cette date ci-dessous)
  • dans les années 1960, de nombreuses villes égayent de fontaines, éléments de décoration. Nancy construit la fontaine Boffrand en 1967, une fontaine lumineuse place du Luxembourg, le bassin de la place Maginot. Un jet d’eau rotatif et coloré (« magic fountain ») est positionné place Carnot en 1963 par la société parisienne « production Jacques Quiry » ; c’est le début de la mode des « dancing fountains » ;
  • en 1973, on étudie pour la place Carnot et avec la société alsacienne Socofren, plusieurs propositions de jet d’eau.
  • Abandon de tout projet avec la construction du parking souterrain en 1972 et destruction du restant de machinerie sous ce qu’était le « château d’eau » et même des margelles / jardinières du bassin
A quand un nouveau jet d’eau pour agrémenter cette place Carnot si tristounette ?
  • (1) en fait ce n’était pas un réservoir à proprement dit mais une bassine qui assurait la répartition de l’eau à plusieurs endroits de Nancy …et le mot château est tout de même valorisant.
  • (2) Moins d’encrassage aussi de la fonte des tuyaux par dépôts de carbonates issus des eaux de source
Eléments issus de la thèse d’E. Martin 2010 Nancy



La Première fontaine vers 1840 et la coupe du mécanisme du "château d'eau" (projet 1829) / l'inauguration (Illustration universelle du 9 Août 1879)



La fontaine de la place Carnot hiver 1903-1904





La fontaine avant sa destruction
document JP Puton groupe nancyretro Facebook



Le monument de jour et de nuit (1932), le jet d'eau après destruction du monument et l'emplacement aujourd'hui



La fontaine au temps des foires place Carnot début 20ème siècle



L'ancienne fontaine à vasque, début 20ème siècle



Les dauphins dans la fontaine



La fontaine de la place Carnot en 1925,
 (photo Scherbeck _document JP Puton, groupe nancyretro)




Année 1960- Foire exposition place Carnot,
la fontaine monumentale est toujours présente.
(cf)

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Place Carnot l'hôtel Quillard





Vitrail de Jacques Grüber à huit éléments montés dans des châssis en bois à décor d'un paon, de végétation luxuriante, de glycine stylisée, de palmes sur fond de parc et bassin, en verre américain chenillé, opalescent, iridescent, cabochons facettés, verre peint, verre polychrome multicouche et résille de plomb.
(verrière se situant dans une époque charnière de l'oeuvre de Jacques GRÜBER, entre sa période Art Nouveau et sa période Art Déco Nous ne connaissons actuellement de cette période qu'une autre verrière conservée au Musée des Beaux-Arts de Nancy).

Provenance : Immeuble du 6 Place Carnot à Nancy (photo ci-dessus)
Gustave SIMON (1868-1926), Maire de NANCY de 1914 à 1919 - également entrepreneur de travaux publics et administrateur de la société des verreries lorraines - a été le commanditaire de cette verrière en 1922, pour l'immeuble du 6 Place Carnot dont il était propriétaire.
Gustave SIMON était proche du mouvement Art Nouveau et Art Déco, la chapelle familiale de la famille SIMON érigée en 1927 au cimetière de Préville de Nancy atteste des liens privilégiés de ce dernier avec des artistes comme Jacques GRÜBER, dont le vitrail aux colombes orne la chapelle, ou encore Jean PROUVE, qui en a réalisé la porte en fer forgé

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Proche de la place Carnot, la statue de Pierre Gringoire



Le buste a été fondu sous le Régime de Vichy en application de la loi (octobre 1941) sur la récupération des métaux non ferreux.


Par Ernest Bussière, Pierre Gringoire ou Gringore (vers 1480- vers 1547) : poète français du Moyen-âge, héraut d'armes du duc de Lorraine (éclairé) Antoine de 1518 à 1539
Poète normand selon les uns, lorrain  (né à Ferrières près de Saint-Nicolas- de- Port) selon les autres,
1891 : « Un comité vient de se former à Nancy, sous la présidence de M. A. Mézières, membre de l'Académie française, député, pour rendre hommage à la mémoire d'un enfant de la Lorraine, le poète Pierre Gringoire, l'auteur des Menus propos de Mère Sotte, du Jeu du Prince des Sots, et de la Mère Sotte, des Folles Entreprises, des Notables Enseignements, Rondeaux, Ballades, etc.
Le lieu de naissance de ce charmant poète du xv" siècle n'a pu être déterminé d'une façon précise. On croit pourtant qu'il est né vers 1475, au village de Ferrières, près de Rosières-aux-Salines.
Le comité de Pierre Gringoire voudrait consacrer au poète un triple monument : à Ferrières, une plaque de marbre sur la façade de la mairie ; à Rosières-aux-Salines, la copie du buste du poète dans la salle d'honneur de l'Hôtel-de-Ville ; à Saint-Nicolas-de-Port enfin, un buste en bronze dressé sur un piédestal élégant, au milieu de la grande place de cette ville historique.
C'est M. Jasson, architecte de la Ville de Nancy, qui est chargé de dresser les plans du monument, et M. Ernest Bussière, de reproduire les traits du poète. »
En fait, Saint-Nicolas- de- Port n’a pas accepté ce buste et c’est Nancy qui récupéra l’oeuvre. Rue de Serre.Le buste en bronze a été fondu sous le Régime de Vichy en application de la loi (octobre 1941) sur la récupération des métaux non ferreux.

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Tout à côté de la place Carnot, la statue de Mathieu de Dombasle

 Alexandre-Christophe-Joseph Mathieu dit Mathieu de Dombasle (1777-1843)- Agronome


voir



La statue primitive de Mathieu de Dombasle en redingote par David d'Angers
1844
Une charrue est au sol. Bronze fondu à la guerre.



Située au milieu de la place qui porte son nom, la statue est tournée vers la rue Stanislas, face au numéro 66 où est né Mathieu de Dombasle.
La statue fut fondue en 1943. L'actuelle (photo du bas) est une copie réalisée grâce à la maquette conservée au musée d'Angers à qui elle avait été donné par Mlle de Meixmoron. Elle fut fondue par les ateliers des Frères Susse à Arcueil et inaugurée le 21 avril 1953. (cf)



Mathieu de Dombasle par le sculpteur Giorné Viard, détail de la charrue sur le bas de la statue. Le visage sculpté par Giorné Viard aurait inspiré David d'Angers.
(référence)



Portrait de Mathieu de Dombasle, agronome Buste sur piédouche Bronze à patine brune Socle en marbre rouge des Pyrénées avec plaque "Société Centrale d'Agriculture de Meurthe-et-Moselle 1902 A Mr Guérin à Briey" Haut. totale : 33,5 cm


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Sur la porte Désilles, un monument commémoratif

La porte Désilles, monument français et lorrain

Construite de 1778 à 1785, par ordre de Louis XVI. Anciens noms : Porte Stainville. Porte Saint-Louis, Porte Neuve, Porte de Metz, 1791, Porte de la Liberté, 7 février 1867, Porte des Isles, 1878, Porte Desilles.
Bâtie par l'architecte Mélin sous le gouvernement de M. de Choiseul-Slainville, pour célébrer la naissance du Dauphin, fils de Louis XVI et les victoires de ce monarque.
Porte le nom de l’officier breton Desilles, né à Saint_Malo en 1767, mort victime de son dévouement dans l'Affaire de Nancy (31 août 1790). Desilles est inhumé à la Cathédrale auprès du Cardinal de Lorraine.
Monument franco-américain qui rappelle la guerre de l'Indépendance et la première alliance de la France de Louis XVI avec la jeune République des Etats-Unis, affranchie de la tutelle anglaise.
 Cette belle porte avait un tout autre aspect que celui d'Arc de Triomphe isolé qu'on lui a donné ensuite.
A peine achevée  avec ses nombreuses sculptures de Joseph Sontgen, on lui donna le nom officiel de Porte Saint-Louis, en l'honneur de Louis XVI, puis porte Stainville, pour honorer le commandant en chef des armées françaises en Lorraine, le maréchal de Choiseul Stainville. Mais la population nancéienne ne retint pas ces deux vocables et appela la porte : Porte Neuve ou plutôt porte de Metz. A la Révolution, ce fut la porte de la Liberté et en 1868, la porte Désilles.
Ce n'est qu'en 1878 que la porte fut entièrement dégagée pour devenir l'arc de triomphe actuel.

Aussitôt terminée par les entrepreneurs de l'architecte Melin, la Porte Saint-Louis fut confiée au talent d'un habile sculpteur, en résidence à Nancy dès avant 1770, Joseph Schuncken ou Sontgen, originaire de Coesfeld, en Westphalie. Sontgen est bien connu encore aujourd'hui par ses nombreux travaux de sculpture : porte Stanislas, portail de la chapelle de la Visitation, fronton de la caserne Sainte-Catherine, statues de la Maison Mique (Ecole forestière), etc. Il mourut en 1788 et fut enterré au cimetière Saint-Roch.

La décoration de la porte Saint-Louis comporte, outre des ornements et des guirlandes, des chiffres élégants en des médaillons au- dessus des petites portes, les armes de Choiseul-Stainville et au sommet, le médaillon de Louis XVI soutenu par la France et par un homme noir et surmonté d'une gloire déposant une couronne de lauriers (photo ci-dessous)

Au centre de l’attique de la porte, une large place fut réservée pour une inscription commémorative. Un concours fut ouvert à ce sujet en 1784 par l'Académie de Stanislas. Il y eut plus de trente envois, sans résultat. On adopta une inscription latine des académiciens Brotier et Barthélémy, en six lignes. Le tout fut enlevé en 1792, et remplacé en 1878 par un panneau en bois où l'on peut lire simplement : Porte Désilles.
A l'extérieur, sur la rue de Metz, Sontgen a sculpté un grand bas-relief, la Bataille de Nancy (photo ci-dessous)





 Côté rue de Metz, "La bataille de Nancy 1477" (cf photo détail)

Au sommet, dans un médaillon, se voyait l'écusson royal de France, comme aux fontaines de Neptune et d'Amphitrite.
Ce qui fait la caractéristique essentielle de la Porte Désilles, comme véritable monument franco-américain, ce sont les deux magnifiques bas-reliefs, sculptés au sommet de l’arc de triomphe, de chaque côté de l'inscription centrale.


Du côté gauche, la France est représentée par un petit génie assis, qui en accueille gracieusement un autre, les nouveaux Etats-Unis du traité de Versailles de 1783 assurant leur complète indépendance de l'Angleterre. C'est là le symbole tangible de l'alliance de la France avec les jeunes Etats d'Amérique. Autour d'eux, d'autres génies présentent des lauriers et vident des cornes d'abondance (photo ci-dessous a).

Du côté droit de l'inscription : Porte Désilles, on aperçoit encore un petit génie qui tend les bras à un jeune noir avec un trophée de plumes dont il est couronné par des enfants.
Plus loin un autre enfant porte un drapeau ; un autre soulève des ballots de marchandises, et, tout au fond, l'on voit des navires voguant sur les eaux. Sontgen a ainsi voulu contresigner l'affranchissement des noirs d'Amérique, le triomphe sur l'Angleterre avec l'essor du commerce français et la liberté des océans assurés par la France de Louis XVI. (Photo ci-dessous b)

Tel est ce monument franco-américain que nous pouvons, avec juste raison, dénommer le premier monument élevé en France à la gloire naissante des Etats-Unis.

 « L'architecture de cette porte est d'ordre ionique. Une grande porte cintrée et deux plus petites à ses côtés forment son ensemble. Elle est décorée de quatre pilastres d'ordre ionique et sa frise forme une guirlande de laurier qui se continue alternativement en couronne et en guirlande. Les petites sont ornées dans un cadre circulaire, des chiffres du Roi et du Maréchal de Stainville. Ses armes, avec les insignes de sa dignité, sont sculptées sur la clé de la grande porte.
Sur cette porte sont deux bas-reliefs, représentant d'un côté l'hommage des Français à leur Souverain, en reconnaissance de la liberté des mers qu'il leur a procurée et de l'autre l'Alliance de la France avec les Etats-Unis. Ces morceaux de sculpture sont parlants et parfaitement exécutés par Joseph Sontgen ». (Lionnois)



Médaillon de Louis XVI soutenu par la France et un jeune noir



La France accueille les nouveaux Etats-Unis

 puis
L'affranchissement des noirs d'Amérique et l'essor du commerce français




Vue intérieure de la porte Stainville projet de  l'architecte spinalien Melin.

 Projet de la façade intérieure du monument réalisé en 1785 "par le Sr Melin, architecte à Nancy".  Dessin d'architecte rehaussé à l'aquarelle.

Ce monument dédié au premier dauphin, Louis-Joseph (1781-1789) fils de Louis XVI et Marie-Antoinette, est sans doute unique en France. Ce projet, tout à fait exceptionnel, illustre une page encore inconnue de l'histoire de France.




Porte Desilles avec les corps de garde, vers 1870-1880

Document Clément Daynac groupe Facebook nancyretro




La porte Désilles (entre 1830 et 1900), dessin d'Adolphe Maugendre
La porte est alors incluse dans le mur enserrant la ville
De part et d'autre, logements des consignes de la porte et du corps de garde

1877.

Dégagement de la PORTE DÉSILLES: 1877 Démolition du corps-de-garde et des lieux d'aisance adjacents, du bureau d'octroi et de la maison du concierge.




Lithographies de Labouré 1830



La porte Desilles en 1888, photo Delarue, Image'Est



La porte Désilles entre 1910 et 1920





 La porte Désilles en 1790
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Cette planche de 1790 ( Les Arcs de triomphe et portes de Nancy par Harpin) est séparée en treize compartiments contenant en haut : la porte Saint-Stanislas, la porte Royale, la porte Sainte-Catherine; au milieu dans le grand compartiment : la porte Stainville, aujourd'hui Désilles; à gauche les portes Saint-Nicolas, extérieur, Saint-Georges, Saint-Nicolas, intérieur; à droite : les portes Notre-Dame, extérieur, Saint-Jean et de la Craffe; en bas : la porte de la Chapelle ronde, encore une fois la place de la Carrière avec au fond l'arc-de-triomphe, et la porte du palais ducal. Cette manière de grouper plusieurs sujets sur une même planche dut satisfaire Harpin, car par la suite il cultiva particulièrement cette veine. La planche de 108 millimètres de hauteur sur 161 de largeur est traitée finement et avec aisance. Il en existe trois états conservés au Musée lorrain et ayant appartenu à Beaupré : l'un avant la lettre et avec le compartiment du haut à droite vide, c'est certainement une épreuve d'essai, le second avec tous les compartiments remplis, mais encore avant la lettre, le dernier avec la lettre.





Le courage héroïque du jeune Désilles, le 31 Août 1790, à l'Affaire de Nancy.
Jean-Jacques François LE BARBIER (1738 - 1826)

L'esquisse en haut et le tableau en bas (Musée Lorrain et MBA de Nancy)

Sur le contexte historique et l'interprétation du tableau



Pompe funèbre en l’honneur des citoyens soldats morts à Nancy, en septembre 1790
La Grande Prairie de Nancy et l'autel de la Patrie

Berthault, Pierre-Gabriel (Saint-Maur-des-Fossés, 16–12–1737 - Paris, 03–03–1831), graveur
Après 1790; Musée Carnavalet
 N° 42. Série des Tableaux historiques de la Révolution Française. Dessiné par PRIEUR, Gravé par Pierre Gabriel BERTHAULT (1737-1831). Entre 1791 et 1798.




Titre : "Porte de Stanislas, à Nancy" : la femme Humberg, concierge de la porte de Stanislas à Nancy, voulant empêcher qu'on tira un canon, qui étoit à la dite porte prit un seau d'eau et le renversa sur la lumiere, malgré les oppositions des canonniers : [estampe] / [non identifié]
Éditeur : (Paris)
Date d'édition : 1790

Rapport au roi par MM. Duveyrier et Cahier sur les troubles de Nancy, en annexe de la séance du 14 octobre 1790
Archives Parlementaires de la Révolution Française  Année 1884
Page 640 « Une femme, celle du sieur Humberg, consigne d'une porte, après avoir tenté vainement tous les moyens de vaincre l'opiniâtreté des soldats qui voulaient mettre le feu à un canon, a osé, s'ex-posant à toute leur fureur, jeter sur la lumière une chaudronnée d'eau, au moment où la mèche allait toucher l'amorce.
Les preuves de ce fait sont dans les registres de la municipalité. »




Le châtiment de Châteauvieux à Nancy par Philippe Joseph Maillart
eau forte colorisé / Musée Carnavalet

L'exécution de  la Sentence d'un tribunal Sanguinaire formé par Bouillé, par  laquelle deux Soldats de ce Régiment furent condamnés à la roue, 21 à la potence, 41 aux galères, et 71 renvoyés au Conseil de leur Régiment



La restauration de l’Arc de Triomphe de la porte Désilles était prévue dès septembre 2017 pour un coût de 700000 euros dont 35000€ pour l’état ; il faut rajouter le coût des sondages archéologiques (1) qui seront terminés en mars pour 45000€.

Un projet de modification de l’espace allant de la place du Luxembourg à la rue du Baron-Louis avec l’esplanade du Souvenir-Français est en cours d’étude sous la houlette de l’architecte du patrimoine Camille André. Fin de la réalisation 2018.
On prévoit la création d’un espace de commémoration avec œuvre d’art contemporaine (2), espaces verts, éclairage,… pour un coût déjà estimé à 1.5 –2M€ plus 300000€ pour l’œuvre d’art (dont 50% pris en charge par l’état). Les riverains seront associés à ce projet.
  1. L’INRAP (archéologie préventive) affine ses connaissances concernant les anciens bastions, plus précisément la possibilité de retrouver traces de l’ancien bastion de Danemark détruit et remblayé après le rattachement de la Lorraine à la France (3).
  2. la porte Désilles est un monument aux morts, sans doute le premier de France. Il était prévu pour rendre hommage aux nancéiens morts pour l’indépendance de l’Amérique (bataille de Yorktown en Virginie). Depuis une loi de février 2012, l’inscription des « Morts pour la France » sur le monument ou une stèle voisine est obligatoire.
  3. Sur les fortifications de Nancy Voir le plan avec superposition de la ville actuelle et de l’emplacement des anciennes fortifications


Est Républicain,2017




Plan de la ville et emplacement des remparts de la Ville-Vieille selon C.Pfister.



Le bastion de Danemark et la Ville-Vieille



Est Républicain 2017 / Porte Désilles et extrémité du Cours Léopold

Tout sur la porte Désilles et ce qui est prévu à partir de 2018:
http
http://memorial.nancy.fr/porte_desilles



La porte Désilles restaurée
Illumination  la nuit




Le Mémorial en 2020
, l'Esplanade du Souvenir Français

les Morts pour la France



Mars Bleu 2021 à la porte Désilles et à l'esplanade du Souvenir français


Non loin de la Porte Désilles, se trouvait au 19ème siècle le lavoir de la Porte-Neuve:





Avant le lavoir on trouvait une petite fontaine (plan de 1841) puis construit en 1847 par l'entrepreneur rue de Metz, le lavoir de la Porte Neuve, rue du Champ d'Asile (ancien nom de cabaret) (cadastre napoléonien)
Sur les lavoirs et fontaines au 19ème siècle à Nancy, voir page 345 thèse d'Etienne Martin: hydrosystème domestique et urbain à NANCY au 19ème siècle





février 1898 Destruction du lavoir, pied de la demi-lune du Danemarck (cf)



La porte Desilles par le peintre Henri Schluck- 1 rue d'Auxonne-



Henri SCHLUCK (1920-2007). "Neige à la porte Désilles, Nancy".
Aquarelle sur papier, signée et datée du 12 février 1978. 23 x 31 cm

"HENRI SCHLUCK connu des ARTISTES LORRAINS ET INGENIEUR A LA DDE  il est décédé en 2007"
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  La statue du Général Drouot (Nancy 1774- Nancy 1847)

L'inauguration de la statue juin 1855
sur le sage de la Grande Armée

"Ce qui me plaît chez Drouot, ce sont les valeurs méritocratiques qu’il incarne et la fidélité sans faille à Napoléon, ainsi que son dévouement envers autrui. Il a refusé de servir Louis XVIII par fidélité aux idéaux de la Révolution et à l’Empereur. Il est retourné à Nancy, sa ville natale, où il est mort aveugle en 1847. La maison de Drouot  se trouve rue Saint-Léon. La façade donnant sur la rue date de la fin du XIXème siècle. La maison de Drouot se trouvait derrière.
Et qu’en est-il de la statue ?Elle a été inaugurée en 1855. Un appel à souscription avait été lancé dès la mort du général. Le sculpteur en est Pierre-Jean David et les bas-reliefs du piédestal sont l’œuvre de David d’Angers. L’ensemble n’a jamais été restauré et se trouve aujourd’hui en assez mauvais état et surtout très encrassé. On n’arrive plus à voir les détails des bas-reliefs. Les marches du piédestal servent de bancs et les occupants laissent, derrière eux, de nombreux détritus"  (Marin Mézin, auteur d'une pétition pour la rénovation de la statue du Général Drouot)



Le général Drouot


Portrait du général Drouot en buste, visage au pastel, uniforme rehaussé à la gouache, signé et daté à la gouache rouge, sur le côté droit: "V. Lagrange 1848"




Le général Drouot en uniforme, portant les insignes de la Légion d’Honneur

 Ecole française du milieu du XIXe siècle, ici par un suiveur d’Horace Vernet.(cf)

Le tableau d'Horace Vernet est au Musée Lorrain, Palais des Ducs de Lorraine, Nancy

Horace VERNET. Le Général Drouot, en uniforme, portant les insignes de la Légion d’honneur » Huile sur toile (petits manques et trous). Cadre en bois doré. 46 x 38 cm - Avec cadre : 51 x 59 cm Provenance : Descendance du Général Drouot. Historique : On reprendra la description du tableau faite en  1822 : « Sous l’habit modeste qui le couvre, on ne reconnaît plus le vainqueur de Wachau, de Vauclor , mais dans les traits de cette physionomie calme et sévère, dans ce regard pensif, dans cette pose ferme et modeste, on retrouve le sage d’Horace, le philosophe inébranlable aux coups de la fortune, l’homme qui place la vertu au-dessus de la gloire, et la patrie au- dessus de tout ».  Biographie : Antoine, comte Drouot Général et pair de France (Nancy 1774-Nancy 1847). Il servit à Fleurus (1794), à Hohenlinden (1800) et se distingua à Wagram et à la Moskova (1812). Après Waterloo, il ramena les débris de la garde derrière la Loire. Il fut surnommé « le Sage de la Grande Armée ».

cf Salle des ventes de Fontainebleau nov 2016
Vente par un descendant de la famille Drouot

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1847 : dès la mort de Drouot, la municipalité de Nancy manifeste son intention d’ériger une statue en son hommage. Le 27 mars, le conseil municipal décide d’ouvrir une souscription nationale
1851 : une commission est créée sous la présidence du préfet, assistée d’une commission parisienne de trois membres, Varty, Monet, Gérard, chargée de vérifier l’exécution des travaux et de payer les acomptes.
1854 : les ressources s’élèvent à 71 406,05 francs dont 28 505 iront au sculpteur.
David d’Angers devenu aveugle, c’est Giorné Viard, auteur de très nombreuses statues et médaillons à Nancy, qui termine la sculpture du visage et l’aigle du piédestal.
 1855 : inauguration le 17 juin en présence d’un représentant de l’empereur Napoléon III et une cantate est même créée pour la circonstance.
 
Les trois bas-reliefs sont de David d’Angers et rappellent la valeur personnelle de Drouot, sa bravoure de guerrier et son image de bienfaiteur de la ville.
Les inscriptions : sur la plinthe, à droite : David d’Angers 1853, à l'arrière : Simonet Fondeur 1854.



La statue du Général Drouot, un jour de la foire de Nancy



1896 le général Drouot Phototypie Jules Royer




5 mai 1855- Sur la statue et les bas-reliefs de la photo précédente



Statue rénovée en nov 2017



Détails (photos Marin Menzin)

Fils de boulanger, à l’école d’artillerie de Châlons en 1793, Drouot sert dans lé Nord et sur le Rhin. Capitaine en février 1796, passé à l’armée d’Italie, il couve la retraite de l’armée à la Trebbia (I8- 20 juin 1799). Il est encore à Hohenlinden en 1800. Envoyé à Toulon commander l’artillerie de débarquement, il échappe de peu au désastre de Trafalgar. Nommé chef de bataillon à l’état-major général de la Grande Armée, il est ensuite inspecteur des manufactures de Maubeuge et de Charleville, avant d’être envoyé, en 1808, diriger le parc d’artillerie de l’armée d’Espagne. En 1809, major de l’artillerie à pied et directeur du parc de la garde, il joue un rôle décisif à Wagram en écrasant les Autrichiens sous le feu d’une centaine de pièces. Promu colonel-major de l’artillerie à pied de la garde après cet exploit, baron de l’Empire en 1810, Drouot fait la campagne de Russie avec la garde, assure la victoire de la Moskova grâce à son artillerie. Ayant sauvé l’essentiel de son parc lors de la retraite, il est promu général de brigade le 1" janvier 1813, aide de camp de l’Empereur et général de division en septembre suivant, comte de l’Empire en octobre. Son artillerie joue un rôle décisif à Weissenfels, à Lützen, à Bautzen, sauve l’armée en retraite à Hanau. Drouot est partout durant la campagne de France, à La Rothière, à Champaubert, à Vauchamps, à Mormant, à Craonne, à Laon. A Fontainebleau au moment de l’abdication, Drouot suit Napoléon à l’île d’Elbe et devient le gouverneur de l’île. Quoiqu’il désapprouve l’aventure, il est aux côtés de l’Empereur durant les Cent-Jours, à la tête de la garde impériale à Waterloo, où il se bat héroïquement. Accusé de haute trahison, Drouot se livre à la justice et il est acquitté. Louis XVIII le reçoit et lui dit admirer sa fidélité à Bonaparte. Refusant sa réintégration dans l’armée, Drouot vit dès lors dans la retraite, refusant tous les titres et les honneurs que lui offrent les souverains successifs. Son nom est inscrit sur l’arc de triomphe de l’Étoile. Histoire du Monde






La maison de Drouot en 1830 (dessin de Chatelain) et de nos jours après une large transformation. Nous sommes avant la construction de la gare ou de l’église Saint-Léon.
Une plaque existe sur une maison de l’avenue Foch au 20, maison n’ayant rien à voir avec la maison de Drouot. Y est écrit : « Derrière cette maison se trouve celle où mourut en 1847 Antoine Drouot né à Nancy le 11 janvier 1774, général de division. Le sage de la Grande Armée. A nous le souvenir, à lui l’immortalité » On dit qu’un vieux tilleul encore présent appartenait alors au jardin de la maison de Drouot.



L’image d’Epinal (Pellerin) au début du 18ème siècle
 dans "Gloires militaires d’Alsace et de Lorraine », le Général Drouot (Nancy 1774-1847) à Hanau le 30 oct 1813.

 L'industrie de l'imagerie est pratiquée en Lorraine, à Pont-à-Mousson, à Nancy, à Jarville près de Nancy, et à Épinal. Épinal l'emporte, de beaucoup, sur les autres centres de fabrication. Jean-Charles Pellerin a doté sa ville natale d'une industrie pour laquelle elle est sans rivale en France et n'a en Europe et dans le monde que quelques concurrents ; nous pouvons répéter ce que le Jury international disait, en 1900, de la maison Pellerin : « C'est la première maison de  France pour l'amusement à bon marché des enfants"


 C'est à la fin du dix-huitième siècle que Jean-Charles Pellerin, marchand cartier à Epinal, commença à se livrer à la fabrication des images. Ce furent d'abord des cadrans d'horloge en papier, avec sujets de piété imprimés et coloriés, qui se vendaient un peu partout, mais particulièrement en Bretagne. En même temps il éditait des images de sainteté, qui eurent un succès considérable, lorsque les Églises furent rendues au culte; ces images de sainteté constituèrent longtemps la principale fabrication de l'imagerie, à tel point que tout récemment encore une image quelconque était appelée Feu d'Saints (Feuille de Saints) par les enfants du peuple à Épinal.

 Les guerres de la première République et l'Épopée napoléonienne l'amenèrent à reproduire ensuite les batailles où s'illustrèrent nos armes.




Sur l’hommage 2018 au Général Drouot au cimetière de Préville, c’est ICI



Photo Marin Menzin



Dernières volontés du général Drouot et monument funéraire à Préville
 document Alain Faron



Georges CLERE (1829-1895)
Le général Drouot
Bronze patiné
Signé sur la terrasse
Marque A. DAUBREE Editeur
H. 45 cm.

Sculpteur  (Nancy 1819-Paris 1901), ses oeuvres

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Palais de l'Académie / Palais de l'Université (faculté de droit)



Vue aérienne du Palais de l'Académie (faculté de droit aujourd'hui) en 1917

on voit également sur cette vue la bibliothèque municipale, ancien palais de l'Université





Vue similaire prise après le bombardement du 31/10/1918 date de la destruction par bombe d'une partie de la bibliothèque.
« Dernier bombardement de Nancy, mais qui fut terrible. De nombreux avions survolèrent Nancy dès 17h30, jusque 7 heures le lendemain, lançant 58 bombes, dont plusieurs incendiaires. Gros dégâts à l'Ecole Saint-Sigisbert et à I'Université (bibliothèque incendiée), 2 torpilles sur la Cathédrale, dont une sur le parvis; enfin, 18 morts dont 2 soldats américains et 25 blessés. » photo de la place Carnot et de la rue de Serre avec la bibliothèque de l' Université incendiée. (cf)

Il faudra attendre 1932 pour la reconstruction.
Thomas et Wielhorski, architectes de la reconstruction; Victor Chaize, entrepreneur

Date précise de cette photographie inconnue. On remarque que la Caisse d'épargne (1925) et l'immeuble Gillet-Lafond / Guérineau du 6 rue Guerrier de Dumast fait par l'architecte Le Bourgeois ne sont pas encore réalisés (1925).

La création de la  première Université de  Lorraine à Pont- à- Mousson remonte à 1572,
voulue par  Charles III et le cardinal de Lorraine-Guise (bulle du pape Grégoire XIII) pour former une élite afin d’ accélérer le développement du duché de Lorraine. La direction de l’université sera assurée par les Jésuites qui au fil des années développent les chaires de logique, physique, métaphysique, mathématiques, écriture sainte, théologie, droit, médecine.
L’université décline au 17ème siècle à cause de la concurrence et des guerres.
 Avec l’arrivée de Stanislas Leszczinsky un collège royal de médecine est créé à Nancy en 1752, dans le bâtiment de l’actuel musée des Beaux-Arts, place Stanislas. Philosophie, histoire, mathématiques, complètent au fur et à mesure l’enseignement. La concurrence est ainsi créée avec Pont-à-Mousson.
Après la mort de Stanislas, Louis XV décide en 1768 le transfert de l’université de Pont-à-Mousson à Nancy. Plusieurs bâtiments accueilleront les spécialités : l’ancien noviciat des Jésuites accueille les facultés des arts et de la théologie et un Palais de l’Université est ouvert en 1778 (actuelle bibliothèque municipale, rue Stanislas) ; ce palais, du à l’architecte Charles-Louis de Montluisant, accueillera Droit et Médecine ainsi que la bibliothèque de Stanislas créée en 1750.
L’Université de Nancy prend fin avec la Constituante en 1793 qui privilégie les grandes écoles.
En 1809, Napoléon crée deux Académies en Lorraine, à Nancy et à Metz. En 1811, Belles-lettres, Philosophie et Histoire seront à Nancy pendant que Metz recueillera la faculté des sciences.
Louis XVIII supprime en 1815 facultés et Académies.
 Les écoles de Médecine et de Pharmacie créées en 1843 seront cependant acceptées jusqu’en 1853.
C’est grâce aux actions et revendications menées par Guerrier de Dumast et notamment à une rencontre entre ce dernier et Napoléon III en 1852, que Nancy aura son Académie …comme 15 autres villes qui l’avaient déjà obtenues. Facultés des Sciences et des Lettres sont créées en 1854.
En 1862, place de Grève (place Carnot actuelle), l’architecte Prosper Morey (1805-1886) termine la réalisation du Palais de l’Académie (ou Palais de facultés ou Palais académique, siège du rectorat de l’Académie de Nancy et de l’Université de Nancy) ; c’est l’actuelle faculté de droit. La faculté de droit est acquise par Nancy en 1864.

En 1862, ce palais académique est un quadrilatère, comprenant le rectorat (façade place Carnot), la faculté de droit, le long du passage de Haldat, et la faculté des lettres de l’autre côté de la cour. Celle-ci est fermée par une aile surmontée d'une tour prévue pour l’observation astronomique, mais jamais utilisée  à cette fin ; la tour est rasée  en 1966-1967. Prosper Morey a également réalisé l’hôpital, le marché central et les églises Saint-Epvre et Saint-Fiacre.
Sous les arcades, on trouve le buste du baron Guerrier de Dumast (1796 - 1883), l’un des principaux nancéiens artisans du retour de la faculté de droit à Nancy. Sur la façade principale du Palais académique sont présents les bustes de : Charles de Lorraine (1524–1574), évêque de Metz et Charles III (1543-1608), Duc de Lorraine, cofondateurs de l’Université de Pont à Mousson en 1572, Napoléon III (1808-1872), empereur et restaurateur à Nancy des facultés des arts, sciences en 1854 et droit en 1864, Stanislas Leszczynski (1677-1766), duc de Lorraine, créateur du collège royal de médecine de Nancy en 1752.

Nancy est cependant très fortement concurrencée par d’autres villes comme Paris, Strasbourg,… ainsi que par les grandes écoles d’état. Avec la guerre de 1870, Nancy profite de l’afflux important de l’élite intellectuelle, industrielle commerciale des optants Alsaciens et des Lorrains fuyant leur région occupée. À la fin du 19ème siècle, l’Université de Nancy se situe à la tête des Universités de province.
Nancy va alors accueillir de Strasbourg l’école supérieure de Pharmacie et la faculté de Médecine. Avec ce développement très important de la ville, Nancy est la seule ville de province à avoir cinq facultés et le nombre d’étudiants universitaires explose. En 1896, le gouvernement fonde ainsi l’Université de Nancy ce qui permet une certaine autonomie. En parallèle, suite à la révolution industrielle, des instituts techniques spécialisés se développent : institut chimique en 1887, institut électrotechnique en 1900, géologie en 1908, institut de mathématiques et physique ; c’est la base des grandes écoles correspondantes. Institut dentaire (1901) et anatomique apparaissent également suite au fort développement de la médecine.
 La guerre de 1914 freine la vie intellectuelle et les formations étudiantes en particulier, les compétences sont d'abord utilisées pour servir les intérêts du pays. La grande bibliothèque de la place Carnot perd la moitié de ses livres le 31 octobre 1918 suite à un raid de l’aviation ennemie. L’école supérieure de la métallurgie et de l’industrie des mines sera créée en 1919 mais avec la fin de la guerre, Nancy n’est plus en position privilégiée dans l’Est de la France avec la concurrence de Strasbourg.

L'Université de Nancy en 1938 (film)

 Avec la fin du second conflit mondial, l’essor reprend ; le nombre d’étudiants s’accroit fortement. Le Palais de l’Académie et ses cinq facultés ne reçoit plus que le droit, alors que les lettres sont basées boulevard Albert 1er et les sciences à Vandoeuvre en 1966.

 En 1970, l’université de Nancy se réorganise en trois Universités:
- Nancy I (Henri Poincaré en 1994) avec Sciences, Médecine, Pharmacie, Odontologie, Sport;
- Nancy II  (Lettres, Droit, Sciences économiques, Sciences humaines);
- l’INPL (écoles nationales supérieures d’ingénieurs).
Dans les années 2010, la structure issue de la précédente répartit les secteurs comme suit : Henri Poincaré (Nancy1) avec Sciences et Techniques, Médecine, Pharmacie, Chirurgie dentaire, Sport,  Nancy II avec Campus lettres, Sciences humaines et sociales, Campus Carnot Ravinelle (Droit, Sciences économiques, Administration économique et sociale, Pôle lorrain de gestion, IUT Charlemagne, IUT Epinal, institut européen du cinéma et de l’audiovisuel, institut régional du travail enfin l’INPL avec une dizaine d’instituts ou écoles.
Nancy Université est un label crée en 2005 et représente quelque 600 diplômes et formations.

......

Après sa destruction en 1918, la bibliothèque universitaire de la place Carnot a été reconstruite entre 1932 et 1939; les architectes sont Alfred Thomas et Frédéric Wielhorski et l'entrepreneur est Victor Chaize.



Rue de Serre- la bibliothèque et la Faculté des lettres avant destruction en 1918



Le Palais des Facultés Phototypie Jules Royer 1896



Le palais de l'Académie en 1864 et la cour avec la tour destinée à recevoir une lunette astronomique; cette tour ne recevra qu'une horloge et sera détruite vers 1966-67

Construit, en 1858 par l'architecte Prosper Morey sur l'emplacement de la vénerie ducale, de l'entrepôt des tabacs et du pensionnat Saint-Léopold. Statues des fondateurs à la façade:  Charles III, le cardinal de Lorraine, Stanislas et Napoléon III ; bustes el médaillons de Bagard, Sonnini, Saint-Lambert, Bourcier de Montureux, Braconnot, Le Pois, Dom Calmet, Haldat du Lys, Guinet et Gilbert. — Cour d'honneur et cloître : Buste de Guerrier de Dumast. — Appartements du recteur : amphithéâtres des diverses facultés ; grand amphithéâtre des lettres : fresque de Monchablon : Les Lorrains illustres (photo ci-dessous)



La fresque d'Alphonse Monchablon - Amphithéâtre de l'ancienne faculté de Lettres
 aujourd'hui faculté de Droit
....."Les Lorrains Illustres"


Photo

   Masse de la faculté de Droit offerte par Napoléon III lors du rétablissement de la faculté de droit le 9/01/1864. Symbole de l’autorité académique rétablie, elle comporte sur ses six faces les noms des autorités à la restauration : Napoléon III, Victor Duruy, Ministre de l’instruction publique, Baron Henri Buquet, Maire de Nancy, Baron Paul-Marie de Saint-Paul, Préfet, Charles-Marie Dunoyer, Recteur d’académie, Philippe Jalabert, Doyen. Visible dans le bureau du Doyen, elle n’en sort que pour les rentrées solennelles et les soutenances de thèses de doctorat.



Escalier d'honneur et rampe d'escalier réalisée par Jean Prouvé  (bibliothèque)
(Photos Catherine Billamboz)





Jean-Fréderic Wielhorski Architecte
(1874 Nancy - 1942)
Architecte municipal de la ville de Tours le 15 décembre 1905. Précédemment architecte à Paris, c’est un ancien élève de Victor Laloux à l’École des beaux-arts de Paris. Lauréat de l’Institut, il remporte de 1894 à 1903 de nombreuses distinctions. En 1903, il est premier second prix de Rome et devient premier inspecteur des travaux de Victor Laloux, notamment pour l’édification de l’hôtel de ville de Tours et de la basilique Saint-Martin. Laloux appuie chaleureusement sa candidature auprès du département d’Indre-et-Loire.

Réalisations : à Tours et à Nancy

à NANCY:

    - Lycée professionnel Paul-Louis Cyfflé. L’actuel lycée est construit à partir de 1925 par l’architecte Jean-Frédéric Wielhorski à l’emplacement du couvent de la Visitation. Le chantier (1925-1934) se déroule en 3 grandes phases. De mai 1925 à fin 1926, construction de l’atelier. De 1928 à 1930, construction d’un 2e corps de bâtiment (corps A) en bordure de la rue Cyfflé à l’emplacement d’une partie de l’ancienne abbaye (dont la chapelle). La 3ème phase de travaux se limite à la construction du corps central entre 1931 et mars 1934 (corps B).
    - Faculté de Droit : Alfred Thomas (1878-1950), également élève de Laloux, en 1911, est nommé architecte de la Ville de Nancy, poste qu’il occupe jusqu’en 1920, date à laquelle lui succède Frédéric Wielhorski qui construira avec lui, en 1937-38 la Bibliothèque de la Faculté de Lettres et de Droit, place Carnot.

Photos: Salle de lecture de la bibliothèque universitaire de 250 places, mobilier Jean Prouvé et Majorelle; cache- radiateur Jean Prouvé. Coupole de pavés de verre aux motifs géométriques.
 
A voir également dans la bibliothèque universitaire les vitraux de Georges Janin et des panneaux d'acajou de Frédéric Steiner, six panneaux sculptés figurant les Lettres, les Beaux-Arts, les Sciences, la Pharmacie, la Médecine et le Droit.

(Photos Catherine Billamboz)



Mosaïque du hall d’entrée de la bibliothèque (photo C. Billamboz)



Charles Marcel Jean Picart Le Doux, (1902- 1982) est l’auteur de cette tapisserie originale créée pour la faculté à l’occasion de son extension en 1967. L’auteur, ami proche de Jean Lurçat, est un des maîtres de la tapisserie d’Aubusson.

(Photo Catherine Billamboz)

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Non loin du Cours Léopold, l'ancienne Manufacture des Tabacs



L'utilisation du verre et de panneaux métalliques préfabriqués pour le pôle de Gestion (rue Désilles) contraste avec l'architecture traditionnelle du bâtiment en pierre de Jeumont et briques. La jolie structure sur la rue Baron Louis  a été conservée.

Dates- clés des évolutions du site :

1863-1869 : Construction sur un modèle national  (architecte Antoine Barthélémy       Gutton); date sous l'horloge.
1968 : Abandon de l’activité
1984 : Revente du site à la Ville de Nancy
1986 : Fin de la construction du Théâtre de la Manufacture (architecte B. Jouaux, JP Corneveaux)
1987 : Fin de la construction du Conservatoire (Agence AUA Lorraine)
1989 : Pôle universitaire de gestion (architectes Agence Beaudouin)
1991 : Fin de la construction de la Médiathèque (Architectes Agence François et Henrion)
         Puis différents aménagements et rénovations



La statue de Jeanne d'Arc et l'inauguration
Voir les fêtes de Jeanne d'Arc et  ICI



Le sculpteur Emmanuel Frémiet et le mécène M. Osiris

Square ou Place Lafayette créé(e) à l’emplacement de l’hôtel de Vioménil afin d’établir une communication entre Ville-Vieille et Ville-Neuve. La statue en bronze de Jeanne d’Arc, inaugurée le 28 juin 1890 après déplacement d'une fontaine, est l’œuvre du sculpteur Emmanuel Frémiet et du fondeur Thiébaut ; elle fut commandée par la ville suite à un legs de 100000 F de M. Osiris et symbolise l’attachement de la ville à la Lorraine et à la France. La date corraspond à la date anniversaire du sacre de Charles VII.
 La Jeanne d’Arc de la place des Pyramides à Paris du même sculpteur, date de 1874 et symbolise la perte de l’Alsace-Lorraine. Le modèle nancéien est quelque peu modifié par rapport au modèle de la place des Pyramides à la suite des critiques qui avaient profondément affecté Fremiet.
 On retrouve ce modèle dans de nombreuses villes.
 La Lorraine de 18 ans Aimée Girod servit de modèle. Deux chimères en bronze dessinées par Bussière qui marquaient l'entrée du square, disparaissent en 1943.



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Le pavillon Marquette



Pavillon Marquette rue du baron Louis

Le pavillon  Marquette du G.E.C a été inauguré en novembre 1930 (*) ; construit par MM. Bernanose et Lommée sur les plans de l'architecte Criqui. Le sculpteur de Martino a ciselé sur la façade une statue de l’explorateur des Amériques du 17ème siècle qui, né à Laon, eut des attaches avec Nancy, où il passa au Noviciat des Jésuites, près de la porte Saint-Nicolas. Il est mort en 1675 à 37 ans à Ludington dans le bel état du Michigan. Le nom de Victor Huel fils est aussi cité pour la statue. Alors De Martino ou Huel?
 (*) le bâtiment G.E.C proprement dit  a été  démarré et inauguré en 1926



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