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Nicolas Bellot

César Bagard
Jacques Bellange
Thierry Bellangé
Léon Barotte
Léon Barillot
Claude Bassot
Ernest Bussière
Henri Bouvrie
Baccarat, les presse-papiers
Robert Bouroult

Nicolas Bellot (Darnieulles, Vosges, vers 1580- Épinal 1640)


« Vue de la ville d’Épinal vers 1626 » (huile sur toile conservée au Musée d’Art Ancien et Contemporain d’Épinal); cette vue permet d’effectuer une focalisation précise sur l’ouvrage en pointe séparant les eaux de Moselle entre le grand bras de la rivière et le canal de Rualménil.






Grossissement du plan de Nicolas Bellot
jj



Autre partie du plan grossie



 L'église Saint-Maurice d'après le plan de Bellot  
Voir



 La Passion du Christ montrant Jérusalem sous les traits d'Épinal, tableau de Nicolas Bellot dans la basilique Saint-Maurice

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César Bagard (Nancy 1620-Nancy 1709)

Sculpteur, il est né à Nancy en 1620 Il était fils de Nicolas Bagard, ancien bourgeois de Nancy. Il fut l'élève de Jacquin, sculpteur lorrain.
Avec son épouse, Claude Biclel de Nancy, Il eut un fils, sculpteur comme lui et son élève, Toussaint Bagard.
César Bagard fut aussi connu sous le nom de "Grand César" ; il mourut en 1709, à Nancy, et fut enterré dans l'église des Minimes. César travailla beaucoup en France; à Paris, il fit les deux figures de la Force et de la Vertu pour l'arc de triomphe élevé pour le mariage de Louis XIV.

C'est dans le duché de Lorraine, et donc à Nancy, sa capitale, que vont se développer et prospérer les principaux ateliers de sculpture de bois avec César Bagard, les Foulon, Chassel, Vallier, Lupot, etc... Les premiers objets réalisés en bois sont des objets religieux et par la suite des objets profanes de petite dimension mais il existe également des réalisations de plus grande envergure, dont certaines signées, associées à César Bagard (1620-1709). Sculpteur préféré de Charles IV, duc de Lorraine, il va réaliser nombre de sculptures ou de panneaux religieux, dont une Cène (Burghley House, Angleterre), un saint Jean de la Croix (Musée lorrain de Nancy) ou bien encore une statue de Georges d'Aubusson, évêque de Metz.

 Parmi ses principales œuvres, on peut citer le portrait de Jean des Porcelets de Maillane, 81ème évêque de Toul; c'est un génie tenant un médaillon renfermant le portrait de l'évêque.

En 1658, il fit une terre cuite représentant un Cupidon ouvrant la gueule à un lion
 Presque tous ses ouvrages étaient dans les églises de Nancy et furent malheureusement en partie détruits en 1789. On citait de lui :
un Christ en croix à l'église Saint-Sébastien, un buste de Louis XIV à l'ancienne porte royale, une Sainte Thérèse et un Saint- Jean avec une Vierge, aux Carmes.
En 1658, il exécuta un St Honoré, en bois, pour l'église des Dominicains de Nancy; en 1678, il répara les figures de la fontaine du marché de cette ville. En 1682, il sculpta un modèle de lutrin à l'église St-Sébastien.
Enfin, en 1639, il construisait la Porte Neuve, qu'il décora de sculptures en 1675. (cf)

On trouve ICI le brevet de sculpteur ordinaire du duc attribué par Charles IV à César Bagard en 1669.

    A. Jacquot  "Essai de répertoire des artistes lorrains - Sculpteurs"

Sur le bois de Bagard:
  "Bois de Sampigny / Sainte-Lucie",  on pourra se rapprocher de cet ouvrage, page 300




Cathédrale Notre-Dame-de-l'Annonciation à Nancy,
 Statue de la Vierge à l'Enfant, 1669 due à César Bagard
(détail) Photo Etienne Martin



Jean des Porcelets de Maillane, monument funéraire en calcaire, chapelle des Cordeliers à Nancy
(détail) - 1679
Jean des Porcelets de Maillane (1582-1624) fut évêque de Toul

Dépôt du Musée des Beaux-Arts de Nancy, 1840 et Don Delalle, 1851

"Génie tenant un médaillon ovale renfermant le portrait de Jean des Porcelets de Maillane, 80e évêque de Toul (1608-1624), statue par César Bagard provenant du tombeau de ce prélat qui se trouvait dans l'ancienne église du collège des Jésuites de Nancy  devenue paroisse Saint-Roch (XVIIe siècle).

Don de M. Delalle, vicaire général du diocèse de Nancy.

Les deux statues, du même sculpteur, représentant la Piété et l'Espérance, placées autrefois au côté droit et au côté gauche du même mausolée, décoraient le monument élevé en 1840 par souscription nationale  au duc Léopold de Lorraine, dans l'église des Cordeliers de Nancy" (catalogue des Antiquités du Musée lorrain de 1895.


Ce qu'on dit de la statue en 1856:

"NOTE SUR UNE STATUE DÉPOSÉE AU MUSÉE LORRAIN. (photo ci-dessous)

"Parmi les œuvres d'art remarquables que possède le Musée lorrain, il en est une qui mérite une mention spéciale, et que cet établissement doit à la munificence de M. Delalle, ancien vicaire-général du diocèse de Nancy, aujourd'hui évêque de Rodez : c'est une statue en pierre, représentant un Génie qui soutient un médaillon renfermant le portrait de Mgr des Porcelets de Maillane, 81e évêque de Toul.

Jean des Porcelets de Maillane avait fondé à Nancy, au commencement du XVIIe siècle, l'église Saint-Roch, située à l'angle des rues Saint-Jean et Saint-Dizier; le portail principal était sur la rue Saint-Jean. Dans le sanctuaire de cette église, du côté de l'Epître, sous une arcade pratiquée dans le mur, on voyait le mausolée de l'évêque fondateur, exécuté par le célèbre César Bagard, dit le Grand César, sculpteur nancéien. Un piédestal, s'élevant de terre, soutenait un sarcophage supporté par deux termes de grandeur colossale. Au-dessus du sarcophage, sur des socles, étaient placées trois figures de grandeur naturelle : celle du milieu représentait un Génie portant un médaillon ovale dans lequel était la figure de Mgr des Porcelets ; à droite était la statue de la Foi, tenant un livre, et, à gauche, celle de l'Espérance, appuyée sur un ancre.

Ces deux dernières statues ornent aujourd'hui le monument de Léopold, érigé, en 1840, dans l'église des Cordeliers de Nancy."



On trouve également au Musée Lorrain un Saint- Jean-de-la-Croix statue du même César Bagard provenant de l'ancienne église des Carmes de Nancy (XVIIe siècle).

Don de M. Hesse, organiste




Christ en « bois de Sainte-Lucie » attribué à César Bagard.



Atelier dit "Bagard de Nancy" - Christ en croix en bois fruitier sculpté (manque à la couronne d'épine et manque des doigts)
Fin 17ème siècle, hauteur du Christ 36 cm, croix moderne


Derrière l'atelier de « Bagard de Nancy » se cache une dynastie de trois célèbres sculpteurs appartenant à la même famille et installés à Nancy : le père, Nicolas Bagard ; le fils, César Bagard ; et le petit-fils, Toussaint Bagard. Leur période d'activité est concentrée entre la fin du 16ème siècle et le début du 18ème siècle.

Le plus célèbre des trois reste César Bagard, né en 1620 et mort en 1709. Il fut l'élève du Grand Jacquin, réputé, à l'époque, pour être le meilleur sculpteur lorrain et obtint le brevet de sculpteur ordinaire du duc Charles IV de Lorraine en 1669. Il réalisa nombre de sculptures « en grand » et travailla notamment pour le duc de Lorraine, ainsi que pour le mariage de Louis XIV avec Marie-Thérèse d'Autriche où deux de ses sculptures, la Force et la Vertu, se trouvent sur l'Arc de Triomphe, érigé à cette occasion.




BAGARD A NANCY FIN XVIIe - DÉBUT DU XVIIIe siècle
Deux bougeoirs de toilette en bois dit de « Sainte-Lucie » à base octogonale et fût tourné en balustres, gravés de rinceaux et moulurés de feuillages.


 Le sculpteur César BAGARD est né à Nancy en 1620 à la bonne enseigne puisque son père Nicolas était lui-même sculpteur. Il mourut dans sa ville natale à l'âge de 89 ans. Avec son épouse, Claude Biclel de Nancy, Il eut un fils, sculpteur comme lui et son élève, le fameux Toussaint Bagard.

 Il eut pour Maître le Grand Jacquin qui passait à son époque pour être le meilleur sculpteur lorrain.

 Ce bois de Lorraine, sorte de cerisier très dense appelé bois de Sainte-Lucie (Prunus mahaleb) dont le nom provient d'une forêt aujourd'hui disparue qui s'étendait sur le territoire de Sampigny (Meuse), servait à la fabrication d'objets du quotidien, finement ouvragé et orné de volutes, d'arabesques et de feuillages. Le nom de"bois de Sainte lucie" trouve son origine d'un couvent de Minimes, saint-lucie-du-mont, situé sur les hauteurs de Sampigny-en-meuse. Les artisans lorrains ont utilisé le répertoire décoratif de la fin du XVIIe siècle
 Les premiers objets en bois de Sainte-Lucie avaient une connotation religieuse, notamment des crucifix, des fontaines sacrées, des rosaires et des reliquaires, avant d'être utilisés pour une multitude d'objets profanes.
 On en remarque quelques-unes dans les tableaux de Georges de La Tour et d'Antoine Watteau
 De nombreux ateliers lorrains, dont Bagard à Nancy, Foullon …. s'étaient spécialisés dans ces produits appréciés en Lorraine et à Versailles pour le roi Louis XIV et le Grand Dauphin. Cette notoriété s'étendant au-delà des frontières de la Lorraine.

Ce type d’objets de collection est largement présenté au Musée historique lorrain à Nancy, en France et dans les grands musées tels que le J. Paul Getty Museum à Los Angeles. Ses ouvrages ont essentiellement meublé les églises de Nancy et c'est la raison pour laquelle la majorité d'entre eux ont disparu à la fin du XVIIIe siècle lors de la tourmente révolutionnaire. On peut citer également le Christ de César Bagard à l'Eglise paroissiale Saint-Sébastien
( Cité dans ce recueil relatif à Saint-Seb )



Statuette en bois dit de "sainte Lucie" ou de "Bagard"
représentant Georges d'Aubusson de la Feuillade, évêque de Metz, coiffé d'une mitre et tenant la crosse de sa main gauche Il repose sur une base quadrangulaire ornée de ses armes
XVIIème siècle



En 1689 (ligue dAugsbourg) et 1709 Louis XIV demande à ses sujets, pour financer ses guerres, de faire fondre tous les objets en métal précieux ; Ils préféreront ensuite des objets en bois très dur dit « de Bagard » ou « de Sainte- Lucie » d'origine lorraine, objets pour la plupart de petite dimension.
« Lucie », du nom de la forêt,aujourd'hui disparue, sa dureté et l'habileté des artisans lorrains lui permettaient d'imiter à la perfection les formes et les motifs des objets en argent.
La Lorraine, duché indépendant a pour capitale Nancy, et devient ainsi le centre de fabrication de ces objets si recherchés. Parmi les ateliers les plus importants on peut citer : celui de César Bagard (1620-1709), sculpteur du duc Charles IV de Lorraine, ou des Foulon étroitement liés à César Bagard.

Georges d'Aubusson de la Feuillade (1609-1697)
Archevêque d'Embrun en 1648 puis l'année suivante de Gap, enfin de Metz en 1668, il devient en 1669 le 91ème évêque-prince de Metz,et ce jusqu'à sa mort en 1697. Il est aussi nommé conseiller d'état de l'église et occupe un poste d'ambassadeur auprès de la Cour d'Espagne entre 1661 et 1664.
Personnage puissant sous la régence d'Anne d'Autriche et du cardinal Mazarin, puis proche du roi Louis XIV, il amasse une fortune considérable.

H. Demoriane, « Bois de Bagard », in Connaissance des Arts, janvier 1968, p.90-93



Vierge à l'Enfant en buis sculpté. Repose sur un socle en placage d'ébène et poirier noirci. Incrustation de motifs en argent. XVIIe siècle.  Travail de Bagard à Nancy




            Coffret de Bagard  bois de Sainte Lucie sculpté de rinceaux et animaux                    



 Soufflet en bois de sainte Lucie
Nancy, atelier des Bagard
Première moitié du XVIIIe siècle  43x14cm




Un relief en bois fruitier de la Cène, attribué à César Bagard (1620-1717). Le relief, dans un cadre sculpté feuillagé, apparaît dans l'inventaire de Burghley de 1867 qui enregistre : « Non. 54 China Closet….Un tableau en chêne, ‘The Last Supper’ finement sculpté en alto relief par Gibbons.’ César Bagard, à qui l'on attribue aujourd'hui l'œuvre, travaillait comme Gibbons, à la fois la pierre et le bois. Originaire de Nancy, il a peut-être étudié en Italie, puis est devenu sculpteur ordinaire du duc Charles IV de Lorraine en 1669.




École française de la fin du XVIIe siècle, probablement duché de Lorraine
Portrait d'un gentilhomme
Important médaillon en bois sculpté en fort relief
Diam. 78 cm et beau cadre en bois ornée de feuilles de laurier : Diam. 98 cm 

Fabrication probable dans l'un des principaux ateliers de sculpture de bois de Lorraine  César Bagard, les Foulon, Chassel, Vallier, Lupot, etc...
12000€ Paris le 28/03/23



 Cercle de César Bagard (Nancy, 1620 - 1709)
La résurrection du Christ
Relief en bois sculpté.
73 x 50 x 4 cm.


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Jacques- Charles Bellange
(en Bassigny vers 1575-Nancy 1616)

"gentilhomme suivant son altesse »

Peintre et graveur

Sa vie, son oeuvre par Michel Sylvestre

Voir aussi

Jacques Bellange n'a pas la notoriété de ses cadets illustres, Georges de La Tour (1593-1652) et Jacques Callot (1592-1635), bien que sa place ait été la première parmi les peintres lorrains lorsqu'il travaillait au service des ducs Charles III (jusqu'en 1608) et Henri II (1608-1624), tandis que ces artistes étaient en apprentissage, puis débutaient dans leur carrière.

Jacques Bellange est en effet connu depuis longtemps pour son activité dans le duché de Lorraine de 1602 à 1616. La quarantaine de gravures qu'il a laissée  a assuré la pérennité de sa réputation, sinon de son nom, dans les répertoires et les dictionnaires; elles sont dispersées, chacune en petit nombre, dans des musées et chez des collectionneurs internationaux.

Il faut replacer Jacques de Bellange à la fin du XVIe et au début du XVIIe siècle, époque où s'épanouit le maniérisme dans plusieurs foyers artistiques d'Europe : Tolède et le Greco, la cour de Rodolphe II à Prague ou encore la Hollande avec Goltzius. Le peintre lorrain est reconnu avec Rembrandt et Durer comme un des plus grands graveurs. Jacques de Bellange pousse le style maniériste dans ses derniers retranchements. Quelle virtuosité chez cet artiste, quelle légèreté et quelle fièvre !

La maturité donnera sur la fin de sa vie une expression plus accomplie, plus épurée. Les critiques ont beaucoup glosé sur ses personnages androgynes, sur ses apôtres efféminés, sur une sensualité parfois débridée qui cadre mal avec l'image que l'on se fait aujourd'hui d'un peintre catholique. En Lorraine, à l'époque de la Contre-Réforme, la peinture du Lorrain est en accord avec les courants de pensée qui la traversent. En 1938, la vague du freudisme fait parler de perversion sexuelle, d'exhibitionnisme et de religiosité à des critiques qui y voient l'oeuvre d'un peintre torturé et pervers, luttant contre un démon intérieur. Jacques Thuillier ne propose pas une nouvelle « version » de l'énigme Bellange mais nous ramène à plus de justesse. En spécialiste de la peinture du XVIIe, il explique que ces gravures peuvent être la reprise de certains tableaux peints et que la technique de gravure donne une impression bien différente des intentions d'origine.

Personnage respecté de la cour du duc de Lorraine, il y fait son apparition en 1602 comme « peintre à Madame », Catherine de Bourbon, soeur d'Henri IV, épouse du duc Henri, héritier de la couronne de Lorraine. En 1612 on le retrouve porteur du titre d'« écuyer », et « gentilhomme suivant de Son Altesse ». Quid de ses parents ? De son origine ? « Aucun des actes notariés n'en fait mention, ce qui ne se voit jamais », s'étonne Jacques Thuillier. De sa carrière, on en connaît un peu plus. Il fut, comme tout peintre de cour, chargé des portraits officiels, de l'entretien des peintures décorant le palais et de la création de nouveaux décors pour les agrandissements ou les cérémonies publiques.

Paradoxe, on sait ce qui lui a été commandé mais il n'en reste rien. Le palais ducal souffrit des désordres du règne de Charles IV et de l'abandon de Nancy par la dynastie de Lorraine. Il en fut de même pour les tableaux de chevalet et les grandes compositions religieuses. Seul subsiste au musée Lorrain de Nancy Le Ravissement de saint François (ci-dessous) qui n'est pas une oeuvre du peintre à sa maturité. (Journal La Croix)



Le ravissement de Saint-François

vers 1600 / description du tableau


Palais des Ducs de Lorraine - Nancy



Déploration du Christ avec saint Charles Borromée et un donateur
entre 1615 et 1617

 Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg

La Déploration du Christ ou Lamentation du Christ est un épisode de la Passion du Christ qui a lieu à la fin de la Passion (Dies Passionis Domini) et qui a donné lieu à de multiples interprétations iconographiques à partir du Haut Moyen Âge en occident et au XIe siècle dans l'art byzantin.



Bellange, Jacques
La Sainte Famille avec Anne et Marie-Madeleine. Gravure à l'eau-forte. 33,1 x 24,1 cm




Le portement de croix, gravure de Jacques Bellange



Combat de deux gueux



L'Annonciation. Gravure à l'eau-forte. 34,3 x 31,6 cm. Après 1613. Robert-Dumesnil 1, Walch 24 II, Worthen/Reed 42, Griffiths/Hartley 9. Wz. cor postal avec petite croix de Lorraine ( ?).

Jacques Bellange est sans aucun doute considéré aujourd'hui comme l'un des artistes graphiques les moins conventionnels et les plus expressifs du maniérisme tardif. Dans son œuvre relativement restreinte, composée d'environ 47 travaux gravés à l'eau-forte, il a développé un style très particulier et unique. Peintre de formation et actif à la cour du duc de Lorraine à Nancy de 1602 à 1616, Bellange ne s'est probablement intéressé de plus près à l'art de la gravure qu'assez tard, probablement après 1613, et a donc dû se développer en très peu de temps. La présente feuille, qui illustre de manière exemplaire le style mûr de l'artiste, avec la représentation picturale de l'Annonciation, compte parmi les principales feuilles du maître. La technique de gravure de Bellange, qui a atteint sa pleine maturité, se caractérise par une maîtrise souveraine des différents modes de modelage plastique, des hachures denses aux délicates structures de points, qu'il construit en superpositions répétées pour former une structure complexe à motifs. Contrairement aux tentatives de gravure précédentes, le blanc du papier n'est plus seulement une surface vide, mais il est harmonieusement intégré au clair-obscur en tant que partie lumineuse. L'impression à la fois différenciée et compacte de la quasi-totalité de la surface de la feuille accentue, en tant que moyen d'expression, l'exaltation maniériste des figures et l'intensité spirituelle du moment représenté. Bellange s'est probablement inspiré du tableau du Caravage sur le même thème à Nancy (aujourd'hui Musée des Beaux Arts) pour la figure de l'ange.
La feuille dans le deuxième état avec la signature - du premier état, on ne connaît qu'une épreuve à Boston - dans une épreuve somptueuse, concise et rendant les valences tonales de manière contrastée, avec le plein encadrement sur trois côtés, en bas avec des traces de la facette. Pli central discrètement lissé au verso, frottements ponctuels imperceptibles, trois coins minimalement minces en raison du montage, la pointe supérieure droite en retrait, insignifiante poussière, surtout au verso, sinon en excellent état. D'une grande rareté.



Jacques Bellange (1575 -1616),  Melchior, roi de Nubie, eau-forte originale, épreuve du premier état (sur deux), 27,7 x 16,4 cm.

À l’inverse du procédé sur bois, se développe dès le XVIe siècle la technique de l’eau-forte, qui s’inspire du travail sur métal du siècle précédent. Cette fois, l’encre va se loger dans les creux, créés par la pointe sur une couche de vernis recouvrant une plaque métallique, de préférence en cuivre. L’aquafortiste trace d’abord son dessin avec le burin ; puis, en trempant la pièce dans un bain d’acide nitrique, il approfondit les parties dégagées, prêtes à recevoir l’encrage. Parmi les virtuoses, nommons deux artistes issus de l’école lorraine, alors florissante : Jacques Bellange et Jacques Callot. Du premier, on connaît les sujets gravés, principalement d’inspiration religieuse et souvent marqués par un maniérisme tardif. Dans l’eau-forte originale Melchior, roi de Nubie, épreuve du premier état, il dépeint l’un des célèbres Rois mages porteurs de présents avec une maîtrise forçant l’admiration, tant dans le rendu des matières que dans l’expression du sujet (autour de 10 000 €).



Cavalier turc (Le Louvre)



Madame de Saint-Baslemont ici par Jacques Bellange



La chasse au cerf




Le joueur de vielle à roue aveugle.
Eau-forte.
Haut. : 30 cm - Larg. : 27,7 cm

D'après Jacques BELLANGE (Bassigny, vers 1575 - Nancy, 1616/38).

Figure de jardinière (« Hortulana » en réduction).

Eau-forte. 19x10cm




 Titre :  [Les trois Marie au tombeau] : [estampe] ([2nd état]) / Bellange Eques incidit
Auteur  :  Bellange, Jacques (1575?-1616). Graveur
Éditeur  :  [s.n.]
Date d'édition :  1595-1616
Sujet :  Marie (sainte ; personnage du Nouveau Testament)
Sujet :  Marie-Madeleine (sainte)
Sujet :  Marie de Béthanie (sainte ; -00.. ?-00.. ?)
(cf)



L'Annonciation. Gravure à l'eau-forte. 34,3 x 31,6 cm. Après 1613. Robert-Dumesnil 1, Walch 24 II, Worthen/Reed 42, Griffiths/Hartley 9. Wz. cor postal avec petite croix de Lorraine ( ?).
Jacques Bellange est sans aucun doute considéré aujourd'hui comme l'un des artistes graphiques les moins conventionnels et les plus expressifs du maniérisme tardif. Dans son œuvre relativement restreinte, composée d'environ 47 travaux gravés à l'eau-forte, il a développé un style très particulier et unique. Peintre de formation et actif à la cour du duc de Lorraine à Nancy de 1602 à 1616, Bellange ne s'est probablement intéressé de plus près à l'art de la gravure qu'assez tard, probablement après 1613, et a donc dû se développer en très peu de temps. La présente feuille, qui illustre de manière exemplaire le style mûr de l'artiste, avec la représentation picturale de l'Annonciation, compte parmi les principales feuilles du maître. La technique de gravure de Bellange, qui a atteint sa pleine maturité, se caractérise par une maîtrise souveraine des différents modes de modelage plastique, des hachures denses aux délicates structures de points, qu'il construit en superpositions répétées pour former une structure complexe à motifs. Contrairement aux tentatives de gravure précédentes, le blanc du papier n'est plus seulement une surface vide, mais il est harmonieusement intégré au clair-obscur en tant que partie lumineuse. L'impression à la fois différenciée et compacte de la quasi-totalité de la surface de la feuille accentue, en tant que moyen d'expression, l'exaltation maniériste des figures et l'intensité spirituelle du moment représenté. Bellange s'est probablement inspiré du tableau du Caravage sur le même thème à Nancy (aujourd'hui Musée des Beaux Arts) pour la figure de l'ange.
La feuille dans le deuxième état avec la signature - du premier état, on ne connaît qu'une épreuve à Boston - dans une épreuve somptueuse, concise et rendant les valences tonales de manière contrastée, avec le plein encadrement sur trois côtés, en bas avec des traces de la facette. Pli central discrètement lissé au verso, frottements ponctuels imperceptibles, trois coins minimalement minces en raison du montage, la pointe supérieure droite en retrait, insignifiante poussière, surtout au verso, sinon en excellent état. D'une grande rareté.



École de  BELLANGE  Jacques (Bassigny 1575 - Nancy 1616)

Homme au chapeau accompagné d'un ange
Plume et encre brune, lavis brun sur traits de crayon noir
Haut. : 35 ; Larg. :  20,5 cm
Annoté « Bellange » en bas à gauche et en bas à droite du montage



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Les oeuvres du graveur Jacques Bellange, c'est ICI

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Thierry Bellangé (Nancy 1594/ 1592- Nancy 1638/1660 ?)


 Thierry Bellangé fut l'ami de Jacques Callot, de Ruet, de Silvestre, de Jean Le Clerc, de Charles Chassel, et de tous ces jeunes artistes qui ont jeté tant d'éclat sur le règne pacifique de Charles III de Lorraine. Il travailla d’abord dans l’atelier de Claude-Israël Henriet que le duc de Lorraine avait fait venir à la Cour mais T. Bellange s’y sentit trop à l’étroit Après un passage à Paris avec Simon Vouet où il exécuta ornements et paysages, puis avec Lebrun, Lesueur et Mignard, il travailla au Luxembourg et au château de Saint-Germain. il revint ensuite en Lorraine, où l'avait rappelé Charles III ; celui-ci lui donna aussitôt des travaux importants à exécuter dont une fresque pour la salle de la Cour.

 On retrouve de lui des représentations de grands personnages de l’époque, papes ou monarques,
 Ici René d’Anjou
 René d'Anjou, ou René Iᵉʳ d'Anjou, ou encore René Iᵉʳ de Naples ou René de Sicile, dit le « Bon Roi René », né le 16 janvier 1409 à Angers, et mort le 10 juillet 1480 à Aix-en-Provence
 Rappelons que René II de Lorraine est le fils de Ferry II de Vaudémont et de Yolande d’Anjou fille de René 1er d’Anjou.



René d'Anjou par Thierry Bellangé




L'arche de Noé par le même Thierry Bellangé / Craie noire et rouge sur vélin, dans les lignes de cadrage de craie noire


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Léon Barotte (Rosières-aux Salines 1866-Nancy 1933)

Généalogie par Btigitte Hellio Caquelin

Une conférence à Nancy par Olivier Béna
 

 Il fut l'élève de l’alsacien Henri Zuber, du nancéien Albert Larteau, et d’Edmond Petitjean, peintre originaire de Neufchâteau. LéonBarotte commence sa carrière comme décorateur puis, sur les conseils d'Eugène Corbin se consacre à la peinture. Il expose aux Salons de Nancy et de Remiremont jusqu’en 1913 et, à partir de 1912, au Salon des artistes français dont il devient sociétaire. Il présente aussi des paysages au Salon des indépendants entre 1926 et 1930.
Une place de Rosières-aux-Salines porte son nom.

 Paysagiste post- impressionniste /  Son atelier: 9 rue de l'Equitation, Nancy

Hommage à l'occasion de son décès (ER 8/11/1933)
Mort du peintre Léon Barotte

Nous avons appris avec beaucoup de peine la mort du peintre Léon Barotte, survenue hier matin à Nancy. Le regretté paysagiste est décédé dans sa 67e année, faubourg Stanislas, chez un de ses amis, M. Zeimeth, qui le recevait depuis trois mois.

Léon Barotte, frappé depuis plusieurs mois par une cruelle cécité, était venu à Nancy, à la demande de ses nombreux amis, faire une exposition de ses oeuvres. La situation tragique de l'artiste avait vivement ému tous les admirateurs de son talent. Et le peintre disparaît à l'heure où un mouvement de sympathie unanime s'organisait en sa faveur.

Barotte était né à Rosières-aux-Sali-nes, en 1867. Il vint de bonne heure à Nancy avec ses parents. Son père, le voyant manifester des dispositions particulières pour le dessin et la décoration, le plaça chez un entrepreneur de peinture. Rapidement Léon Barotte se révéla l'artisan au métier habile et l'artiste doué d'initiative. 11 ne tarda pas à se créer une situation en vue dans les milieux de la construction. Chacun faisait appel à son talent pour décorer les boiseries d'imitations de marbre et de bois. Le décorateur donnait à tout ce qu'il exécutait un caractère très personnel.

Mais l'exercice de cette profession, qui aurait pu lui assurer un avenir sans crainte, ne convenait pas à son tempérament. Le jeune décorateur avait depuis longtemps ressenti le charme de la nature. Souvent, à ses heures de loisir, il parcourait la campagne lorraine, cherchant à recueillir les confidences de la forêt et à saisir l'atmosphère vaporeuse des crépuscules.

Et vers 1898, Léon Barotte abandonna délibérément sa profession pour se vouer entièrement au paysage. C'était un acte de foi et de courage, bien dans la note de son caractère, négligeant la certitude pour l'ivresse de la liberté.

L'indépendance lui permit alors de consacrer, avec générosité, à la nature les ressources de son beau talent de coloriste. Barotte planta son chevalet dans toute la Lorraine. Il chanta le frémissement des forêts de sapins vos-giennes. Il célébra les accents plus rudes des villages pittoresques. Chaque saison le voyait en route. La tendresse des printemps en fleurs, l'éclatante lumière des midi d'été, la symphonie fauve des automnes dorés trouvèrent en lui le peintre le plus Adèle.

Il peignit, pour la Brasserie Universelle, un ensemble de panneaux consacrés aux Vosges (avec le Pont-des-Fées, le Saut-des-Cuves), à Liverdun, et d'autres sites renommés. L'hôtel d'Angleterre et de nombreux intérieurs particuliers furent décorés par ce chantre inspiré

La figure sympathique de Barotte était populaire. On la voyait souriante sous le feutre à larges bords. Elle comptait parmi les silhouettes nancéiennes d'avant-guerre. On la voyait aux côtés de Jules Sprauel, de Léon Tonnelier, de Mathias Schiff, de Lucien Linais, qui entouraient Barotte d'une chaleureuse amitié.

Barotte habitait alors 24, rue de Thionville, où il était le voisin de Paul Colin. La guerre vint briser, comme tant d'autres, la carrière de l'artiste.

Il quitta Nancy et vint se fixer à Paris. Il eut un atelier au sixième étage d'un immeuble du boulevard Garibaldi. Puis il occupa un magasin au 22 du square Dèsnouettes. Une exposition permanente de ses oeuvres attirait l'attention des amateurs sur des peintures représentant la Lorraine.

Depuis quelques années, la santé de l'artiste était devenue chancelante. Et la perte de la vue venait soudain atteindre l'interprète des délicatesses de la lumière.

Le nom de Léon. Barotte demeurera parmi ceux qui ont le mieux traduit l'âme de .leur contrée natale. Son oeuvre, abondante, aura sa place dans les collections, à côté des talents qui servirent la Lorraine avec une ardente conviction. 
talents qui servirent la Lorraine avec une ardente conviction.


"Débarcadère derrière Notre-Dame"



Autre version



BAROTTE Léon  Ecole Française. "La ferme de Brichambeau près de Nancy".
 Huile sur panneau signée en bas à droite. Dimensions: 31 x 50 cm

220€ Chatou le 04/05/23





La ferme de Brichambeau à Vandoeuvre les Nancy

 On sait que cette vaste ferme de Brichambeau, ancien fief nobiliaire du temps de Charles IV, duc de Lorraine, a appartenu ensuite au Séminaire de Nancy. A la suite des lois de séparation de l'église et de l'état, ces biens furent dévolus au département, le 17 septembre 1912. Les terrains vendus à la ville de Nancy sont loués jusquen 1935 à M. François Pérot, fermier de Brichambeau....On pourra lire



Cours d'eau en sous-bois



Paysage d'automne



Léon Barotte: - Rapids 1885

                      - Arbre en hiver



Léon BAROTTE Paysage

Huile sur carton, signée en bas à droite 17.5x23.5 cm



Léon Barotte  Chemin bordé d'arbres
huile sur panneau signée en bas à droite. (31x33cm)

180€ Soissons le 04/05/23



BAROTTE Léon "Paysage Lorrain". Huile sur panneau
signée et datée 12 (1912) en bas à droite. Dimensions: 35 x 26,5 cm

120€ Chatou le 4/05/23



Barotte Léon

"Paysage de rivière animé de pêcheurs à la barque."

Huile sur toile, signée et datée 1904 en bas à gauche. 74 x 92 cm.
380€ Saint-Dié le 18/12/22



 Sur la Lorraine, "Paysage en Meuse"



Bord de rivière



Paysage de rivière



Paysage vosgien  HST 50x73 cm 190 euros Avril 2022



Léon BAROTTE (1866-1933). Paysage lacustre. Huile sur toile signée en bas à gauche. Dimensions: 54 x 71 cm



Soleil levant sur une vallée, illustration d'un poème de Léon Tonnelier.



Arbres en hiver (cf)



Effet de neige, haut du Lièvre, Nancy

Huile sur panneau 27x22 cm Signée en bas à gauche



Biches et cerf à l'orée du bois, en hiver

Huile sur toile signée en bas à gauche 42x61cm



 Paysage enneigé au coucher du soleil : La Moselle devant le barrage de Dieulouard,
 hst, sbg, 16 x 24 cm




Jardin



Le ruisseau de Jarville, fin d'hiver, 1929
huile sur panneau, signée en bas à gauche




Léon BAROTTE (1866-1933) "Printemps à Saint Mansuy"
peinture sur panneau signée en bas à gauche

Hauteur : 38cm - Largeur : 46 cm  60€  Mayenne 25/10/23


Octobre 1933: à la galerie des Magasins Réunis,
 exposition de Léon Barotte, peu de temps avant sa mort


C'est une belle et délicate initiative qui réunit à la galerie d'art des Magasins Réunis les oeuvres de quelques peintres, décorateurs et littérateurs nancéiens, à côté de celles du probe artiste qu'est Léon Barotte, frappé par la cécité.

Léon Barotte compte dans notre histoire artistique. Avant la guerre, alors qu'il habitait chez nous, sa silhouette sympathique était fort répandue dans les milieux nancéiens. Le paysagiste et le décorateur comptait parmi les plus connus des représentants de l'art pictural.

Sa personnalité n'a pas été oubliée depuis qu'il quitta Nancy pour la capitale. Nos concitoyens ont gardé un souvenir fidèle de cet artiste au talent si généreux, peintre de la nature si doué.

Léon Barotte est l'un de ceux qui ont le plus intimement pénétré la nature et tout particulièrement la nature lorraine. Sa manière délicate a triomphé surtout dans le paysage sylvestre. Chacune de ses toiles porte cette marque d'émotion qui parle au coeur. Que ce soit le matin par la brume légère, que ce soit l'éclatante lumière du plein midi, ou l'adorable splendeur du crépuscule d automne, Barotte a mis en valeur, avec une puissante originalité, les visages divers de la nature.

Il a retracé les plaines et les coteaux, les taillis et les mares, les bords de rivière bordés de saules. Et cela dans un métier scrupuleux mais sans sécheresse, et toujours lyrique.

Nos concitoyens verront à la galerie d art des Magasins Réunis 1 oeuvre de Jean Barotte. Et ce n'est pas sans trouble qu'ils regarderont ces poèmes de couleurs et de dessins subtils que l'artiste ne peut plus voir.

La situation tragique du peintre qui a perdu la vue dépasse en drame tout ce qui peut survenir à l'artiste. Comme l'a écrit Léon Tonnelier dans un poème consacré à cette exposition : « Le musicien sourd entend peut-être encore, le sculpteur sans regard peut façonner l'amphore, mais quel aveugle peint si ce n est par la voix ! »

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En Octobre 1934, un an après sa mort,une exposition des oeuvres de Léon Barotte est faite Galerie Thiébault:
Une belle exposition rassemble à la galerie Thiebault, rue Saint-Georges, une suite importante d'oeuvres de Léon Barotte, le bon paysagiste lorrain mort subitement 1 an dernier lors d'un voyage à Nancy. La veuve de l'artiste a pris à coeur de mieux faire connaître la personnalité de celui qui fut le chantre des forêts. L'exposition est très agréablement variée et comporte de belles pièces de peinture, d aquarelles et de dessins où le talent caractéristique de Barotte donne la mesure de sa sincérité et de sa poésie.

Nous en recommandons vivement la visite au public et aux amateurs désirant acquérir un tableau bien représentatif de la maniéré du peintre. On y trouvera quelques toiles importantes aux qualités éclatantes de composition, paysages étendus ayant toujours un arbre au premier plan. L arbre et la forêt ont toujours été les sujets de choix de Léon Barotte. Peu d'artistes en ont étudié et savamment décrit les beautés. A ce titre, on admirera la suite d études intitulée l'anatomie de l'arbre véritable encyclopédie sylvestre qui ne devrait pas échapper aux connaisseurs. Barotte montre l'arbre dans sa structure, tel qu il pousse, tel qu'il se développe et vit. La précision du dessin est aussi remarquable que la vérité de la couleur ; et ces etudes de pure analyse ne sont jamais des documents froids et figés. On devine la poussée de la sève dans ces troncs noueux aux branches fournies, on sent la nature palpitante avec son odeur d'écorce.

Cette impression de nature émane d'ailleurs de toutes les oeuvres. Paysages de forets, qu ils évoquent le sous-bois moussu ou la legere silhouette des bouleaux, ils sont agréables de couleur et sincères d'émotion. Le peintre exprimait ainsi dans ses oeuvres l'immense amour qui emplissait son coeur. Amour du coteau léger sous sa parure de printemps, douceur des arbres et des buissons dépouillés par l'hiver, poesie transparente des brumes d'automne enveloppant la nature d'un mystère.

Dans cette exposition, tout porte la marque de cet esprit constamment tourné vers la beaute de la terre. Certaines oeuvres sont longuement décrites, d'autres ne sont que de frêles esquisses, mais toutes sont empreintes de charme.

Regardez ce matin au fonds de Clairlieu, impression de peinture avec ses coloris subtils des fleurs du premier plan. Observez ce plateau de Chamagne (peint dans un procédé d'une saveur originale) et ce couchant de soleil qui filtre à travers bois. Vous éprouverez un doux plaisir; vous serez séduit par une forme d'art qui ne demande certes pas d'abstraction, mais vous entraîne sans effort vers la vie des formes dans la lumière, vers le spec- ' tacle toujours peuf des arbres et de la terre qui n épuise jamais son succès.

Une autre exposition sera faite galerie Thiébault, rue Saint-Georges à Nancy en Mars 1936 (cf)

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Critique sur une toile représentant le Pont d'Essey
 

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Léon Barillot (1844 Montigny-les-Metz-1929 Paris)

Son père était fabricant de papiers peints et Léon Barillot montrait de grandes dispositions pour le dessin
 Sur les conseils d'Auguste Migette, Barillot se rend à Paris pour poursuivre ses études artistiques.
 Revenu à Metz en 1870, il subit le siège, puis retourne à Paris après la Commune et  malgré l'opposition de son père, il revint à Paris, travailla d'abord à l'atelier de Suisse, puis, en 1872, à l'atelier de Bonnat.  Il réalise à ce moment de nombreuses gravures à l'eau-forte. Barillot opte alors pour la nationalité française, le 9 janvier 1872, renonçant à vivre dans sa région natale annexée par l'Allemagne.
 Il s’installe  à Paris, rue de la Tour d'Auvergne, où il poursuit sa carrière artistique recevant de nombreux prix nationaux ou internationaux.

Ses oeuvres figurent dans de nombreux musées, y compris le Musée d'Orsay.

Oeuvres et médailles:
Dès 1870, il avait exposé au Palais de l'industrie Un coin de la forêt de Saint-Odile ; en 1871, La mare aux fées (forêt de Fontainebleau). C'est à partir de 1873 qu'il se révéla peintre animalier. Il obtint une médaille de 3° classe au salon de 1880, une deuxième médaille en 1884 pour La barrière, ce qui le mit hors-concours. La même année, il obtint une médaille d'or attribuée à la peinture française à l'exposition du Cristal Palace de Londres, une autre à l'exposition de Melbourne en 1888, pour Le gué de Las Landres(Auvergne) et une médaille d'or à l'exposition de Lyon en 1894. Membre du jury de peinture au Salon des Champs-Elysées, membre de l'Association des artistes peintres (Société Taylor), chevalier de la Légion d'honneur en 1895, il ne put obtenir la médaille d'honneur, parce qu'elle ne se donnait pas aux peintres paysagistes. Il était membre du jury du cercle "L'Épatant", membre du jury du comité et secrétaire de l'Association des artistes français, vice-président du Salon. En 1918, les artistes de Montigny-les Metz lui offrirent la présidence d'honneur de leur société qui prit le nom de Groupe Barillot. On voulut même lui élever une statue de son vivant, mais il refusa.

Barillot est remarquable comme peintre animalier, tant par la personnalité de son style que par sa technique et sa connaissance des animaux. Il était aussi excellent paysagiste, sachant placer ses modèles dans un décor approprié : intense lumière, justesse de ton et éclairage, réalisme, impression juste, vérité et sens de la nature, style sincère et personnel d'où est bannie toute influence d'atelier. C'était aussi un pastelliste de talent ; il a également exécuté quelques eaux-fortes, collaborant à L'Art, à L'Artiste et à L'Album Cadart. In Bénézit p. 475.



Léon BARILLOT
Deux vaches dans un pré.
Huile sur toile signée en bas à droite. 38.5x55cm

820€ Montauban 20/10/23
820 €



BARILLOT Léon

"Vaches au pré" Dessin à la plume signé en bas à gauche 8.5x14cm"
150€ Paris le 21/03/23



Matinée d'Octobre et vaches à l'abreuvoir

Peinture caractéristique de Barillot dans un style souvent proche de l'école de Barbizon



Léon BARILLOT  Vaches dans un pré

Huile sur panneau, signée en bas à droite 25x33cm- 630€ Le Mans le 25/03/23



Bateaux dans un port



"La grève du Lapin près de Cancale" hst sbg 42x70 cm
500 euros le 7/05/2022



Troupeau de moutons



Vache s'abreuvant  26x35 cm



Les mauvaises herbes 1889, Orsay

Le port de Ouistreham, Musée de Cahors



La gardienne de vaches.
Huile sur toile signée en bas à gauche 64x91 cm-   250 € Uzès le 06/11/22



Vieux Montluçon



Plage française du Nord avec ses voiliers



Bœufs et chevaux en bord de rivière



Les poules
Aquarelle



 Intérieur de cour avec deux porcs écorchés
 Huile sur toile, annotée « Pacault » et signée en bas, à droite Haut. : 50,5 ; Larg. : 33 cm Expositions : - Avant l'Impressionnisme Le préimpressionnisme à Honfleur 1820-1870, Musée Eugène Boudin, Honfleur, 1991

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Claude Bassot (1580 Vittel - vers 1635 Vosges)

Le retable de la vie de Saint-Epvre par Claude Bassot 1616

avec le catalogue des oeuvres de C. Bassot

Peintre

 Il a résidé à Épinal de 1606 à 1614, puis peut-être à Saint-Dié ainsi que dans le bailliage des Vosges et les contrées montagneuses du bailliage de Nancy durant sa carrière d'artiste. En témoigne une profusion d'œuvres dont l'inventaire méticuleux entrepris dans l'entre-deux-guerre, mais publié en 1948 par Jean Kastener, l'a sorti complètement de l'oubli.

Fils du marchand Mengin Bassot, maire de Vittel en 1597, il s’installe à Épinal en 1606 après l’âge de 25 ans, et commence à travailler pour la ville en dessinant ses armoiries, chiffres et écussons. Il travaille ensuite pour la commande religieuse, en particulier le chapitre Saint-Goëry et les paroisses proche de Vittel et d'Épinal, en particulier Jésonville en 1607. Son atelier accueille un apprenti, Nicolas Martin, natif de La Marche, fils d'un marchand drapier. De 1608 à 1613, il acquitte un droit de bourgeoisie à Épinal.

De nombreuses églises et communautés religieuses des Vosges, en particulier les plus prospères du bailliage de Nancy, et du sud de la Lorraine regroupé dans le bailliage des Vosges en duché de Lorraine témoignent en conséquence d'une série de ses réfections ou ses réalisations, principalement entre 1607 et 1630.



Zone d'activité du peintre Claude Bassot




Pour ce Saint-Christophe de Jésonville (à gauche),  Claude Bassot se serait inspiré du Saint-Christophe de Jacopo Bassano (vers 1510-1592) réalisé en 1559, Saint-Chrisophe qui se trouve aujourd’hui au Musée national de Cuba ( Museo Nacional de Bellas Artes de La Habana)

Saint-Christophe est le patron du lieu; oeuvre inspirée par une gravure d'Aegidius Sadeler d'après Jacopo Da Ponte (Jacopo Bassano)



Le rétable de la vie de Saint-Evre à l'église de Mattaincourt

Saint-Evre délivre un possédé
Saint-Evre donne sess vêtements à un pauvre


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Ernest Bussière
(Ars-sur-Moselle 1863-1913)


Généalogie par Brigitte Hellio Caquelin


Sculpteur, il naquit à Ars sur Moselle en 1863 et décède en 1913. Il suit d’abord les cours de l’école municipale des beaux-arts de Nancy, puis bénéficiaire d’une bourse municipale, il est admis à l’école nationale supérieure des beaux-arts de Paris en 1882. Il est lui-même par la suite professeur à l’école des beaux-arts de Nancy.

Dès sa fondation en 1901, il devient membre du comité directeur de l’École de Nancy.

On le connait notamment pour ses bustes, médaillons et monuments funéraires de lorrains célèbres.

 Il est l'un des principaux collaborateurs nancéiens de la faïencerie Keller et Guérin de Lunéville pour laquelle il fournit de nombreux modèles céramiques d'inspiration végétale.

A la découverte d'Ernest Bussière ; oeuvres répertoriées

Ernest Bussière dans son atelier de le rue Hermite à Nancy





Décédé dans sa 51ène année,
 brave coeur, consciencieux et généreux, modeste et obligeant (ici)




"Profil d' Ernest BUSSIERE", plâtre patiné marqué E. Bussière 1888 à gauche, signé GRATIA et daté 1888 en haut à droite. 36.5 x 34.2cm



Ernest Bussière, "le sommeil" 1903
marbre blanc
Société des amis des Arts
 MBA de Nancy

Exposé en 1903 à l'Exposition des Arts Décoratifs de l'Ecole de Nancy
 au Pavillon Marsan à Paris.




Lucien Weissenburger est l'architecte de l'imprimerie Royer et les sculptures sont d'Ernest Bussière (enfant et une pierre litho, à droite et enfant à la  presse, à gauche).

Larges ouvertures et structure métallique avec acier, rivets, briques et pierres pour le bâtiment.



Les chefs modèles de ces bas-reliefs sont en vente le 1er Avril 2022; légende d’accompagnement : « Les bas-reliefs d’Ernest Bussière ont été faits pour l'usine se situant au 3bis rue de la Salpêtrière à Nancy construite en 1900 pour Jules Royer, fondateur en 1868 de l'imprimerie Royer, par l'architecte Nancéien Lucien Weissenburger. L'entreprise cesse son activité à cet emplacement en 1988. La façade sur rue de l'ancienne imprimerie est inscrite au titre des monuments historique par arrêté du 13 juillet 1994 »



Cimetière de Préville, monument de Virginie Mauvais par E. Bussière (1893)



1893 Eglise Saint-Epvre, statue de Monseigneur Trouillet par E. Bussière



1893 buste de Grandville par Ernest Bussière Parc de la Pépinière
Le reste du bâtiment a été détruit en 1940



Angelots au fronton du théâtre de Lunéville 1912 par Bussière




Nancy, monument du professeur Bichat par Ernest Bussière, 1909
près de la porte de la Craffe
Monument en partie détruit en 1940, reste le buste en bronze
Buste  identique à Lunéville








Maison des étudiants

Le bâtiment date de 1902-1903, alors que l'Association des étudiants de Nancy date de 1877 ! 25 ans ont donc été nécessaires pour que cette association dispose d’un siège près de la Ville-Vieille et de la Place Carnot où on trouve les facultés L’architecte du bâtiment est Albert Jasson. Le sculpteur Ernest Bussière a réalisé en façade l’Allégorie de la Jeunesse.
.. La Maison des étudiants, siège de l’AGE, n’est pas un lieu insignifiant. La première de ces AGE, créée en 1877 à Nancy, a pour siège social cet édifice  qui est aujourd’hui le Musée des Beaux-Arts de Nancy. Le 1 rue Gustave Simon abritera le siège de l’AGEN (une coopérative et un restaurant universitaire) jusqu’en… 1985.

Aujourd'hui, le bâtiment est une bibliothèque spécialisée et le Centre de documentation du Musée des Beaux-Arts de Nancy.  Elle est riche de 12000 ouvrages en relation avec les œuvres et l’activité du musée : catalogues d’exposition, monographies d’artistes, dictionnaires, … (cf)



 1889  Pleureuse  (Caveau  Doirisse Cimetière  du Sud,  Nancy).





Une oeuvre du patrimoine hospitalier par le sculpteur Ernest Bussière ; nous sommes à l'hôpital Saint-Julien. L'oeuvre représente "un Génie consolateur offrant l'asile et les dons de la solidarité humaine à de malheureux infirmes, déshérités des soins familiaux et des ressources de la vie, dans leur pesante vieillesse"

Sur l'architecture de Saint-Julien




Par Ernest Bussière, sculpteur, une reproduction des cavaliers de la frise du Parthénon appartenant au British Museum. Travail demandé par un ancien maire de Nancy, Emile Adam, pour sa façade de maison rue Victor Hugo à Nancy.

Adam était président de la société lorraine des Amis des Arts.




Plâtre, l'artiste japonais Tokouso Takashima  (Hokkai Takashima) par Ernest Bussière 1887
 Musée de l'Ecole de Nancy





de gauche à droite,


Ernest Bussière : Buste de Marie Bleicher
Faculté de pharmacie

Dans le vestibule de la Faculté de pharmacie de Nancy figure un très beau buste de BLEICHER, signé par
Ernest Bussière, buste qui couronnait autrefois le monument qui avait été dédié à sa mémoire après son
assassinat, dans le jardin botanique de l’Ecole lorsqu’elle était place Carnot-rue de la Ravinelle.


Ernest Bussière : Buste de Frédéric Schlagdenhauffen
Faculté de pharmacie

Se trouve également dans ce vestibule le moulage en plâtre du buste de SCHLAGDENHAUFFEN dont le bronze est dans
la salle des actes, et un buste du toxicologue Orfila.


Ernest Bussière : Buste de Gabriel Tourdes
Musée de la Faculté de médecine

Le doyen Gabriel TOURDES (1810-1900) est é Originaire de Strasbourg où il fait ses
études médicales, il embrasse d’abord la carrière militaire. Il est nommé successivement au Val de Grâce,
à l’hôpital militaire de Metz, avant de rejoindre Strasbourg. En 1840, reçu à l’agrégation, il quitte l’armée
pour la Faculté de médecine de sa ville natale. Il y est chargé de la médecine légale, nouvelle discipline
dont il assure l’éclosion. Il écrit plusieurs ouvrages dans cette discipline où il acquiert une notoriété
certaine. Il est en même temps chargé de la pédiatrie (1846). A Nancy, il crée le service de médecine
légale. Il participe à la réflexion sur la construction du nouvel hôpital comme en témoigne son « Projet de
reconstruction des hôpitaux civils ». Il est doyen lors de l’inauguration de celui-ci en même temps qu’il
débute les premières études sur le futur Institut anatomique de la rue Lionnois. Passionné d’histoire, il
est l’auteur d’un travail sur les origines de l’enseignement médical en Lorraine et sur la Faculté de Pontà-Mousson. Nous avons deux bustes identiques, l’un en plâtre, salle du conseil, l’autre en marbre, d’une hauteur de
65 cm, dans le couloir du décanat32. Le style est classique de l’art officiel de la troisième république.

Référence



"La Poste distribuant la correspondance au Travail et à la Famille" par Ernest Bussière; Fronton de l'hôtel des Postes. Fronton terminé vers Août 1905.
L'
étoile de l'est de 1905 décrit la sculpture:  le forgeron quitte son travail, confiant dans la nouvelle commande qui lui vient par le courrier. Quant à la famille, elle reçoit un courrier du fils appelé sous les drapeaux pour défendre la patrie. L'allégorie de la poste (une belle femme) est posée sur une mappemonde avec les éclairs de l'électricité et les bâtons de mercure, signes des Postes.
Construction de l'hôtel des Postes de la rue Pierre Fourier.Les coûts, description, article de mars 1904



Ernest BUSSIERE (1863-1913) - Louis MAJORELLE (1859-1926) - KELLER & GUERIN (Lunéville)

Broc en faïence de forme naturaliste en coloquinte, couverte émaillée marmoréen vert / mauve à quelques très légers reflets irisés, signé au revers, époque Art Nouveau

Hauteur 29.7cm

Ernest Bussière (1863-1913) pour Keller et Guérin à Lunéville
4100 € le 23/11/23 Saint-Quentin

Vase de forme naturaliste en céramique émaillée dans les tons de vert et bordeaux nuancé. Signé. H. 34 cm 1000 € Corbas le 16/11/23




Collaboration entre Auguste et Antonin Daum et le sculpteur Ernest Bussière

Vase la brachtée d'ombelles 1900 verre soufflé-moulé, multicouche, gravé à la roue (MBA Nancy)
Vase brachtée d'ombelles 1897 faïence fine de petit feu à décor de glaçure à peau réfractaire (Musée de l'Ecole de Nancy)



Ernest Bussière,  sculpteur & Manufacture Keller et Guérin à Lunéville
Bractée d'ombelles circa 1903
Rare vase naturaliste traité dans la veine symboliste.
Épreuve en céramique émaillée brun et vert aux riches irisations par endroits.
Époque Art nouveau.
Modèle figurant dans le catalogue de vente de Majorelle à Nancy. Marqué K.G. Lunéville BUSSIÈRE sous la base.
H. 28,5 cm

Exposition et musée :
- Exposition de l'École de Nancy (Alliance provinciale des industries d'art) Pavillon de Marsan (Louvre), Paris, 1903. Un modèle identique fut présenté lors de cette manifestation.
- Musée d'Art et d'Histoire de Genève - Musée Ariana - Une oeuvre du même modèle est conservée dans les collections de cette institution.



Collaboration Ernest Bussière et Keller et Guérin à Lunéville : Chardons.  Epreuve en céramique émaillée brun et vert aux reflets métallisés.  Signé du nom de l'artiste et de la Manufacture sous la base. Modèles identiques présentés au Pavillon de Marsan à Paris en 1903 et au Musée de l'Ecole de Nancy en 2000, n°48 du catalogue.




Vase en grès émaillé fabriqué dans l'atelier Keller et Guérin à Lunéville
 Décor allégorique avec nymphe embrassant une vigne




Portrait de Colette Bussière (1898-1935)
Plâtre
Signé et daté «E.Bussière / 1903», titré et daté sur le socle «COLETTE / 1903»
H : 47 cm.

Amours



Vase à la nymphe
Grès émaillé
Signée et numérotée au revers «2924 / E.Bussière / Grès / Mougins»
Marque au cachet «GRES / MOUGINS»

2000 euros le 23/01/2022



Ernest Bussière  - Keller et Guérin (Manufacture)
Vase ovoïde en faïence "Ananas" représentant le cône mâle du Cycas Revoluta, stylisation naturaliste en bas-relief, émaux lustrés violets sur fond vert et beige. Signature émaillée "KG Lunéville Bussière".

H 18 cm
2600€ en nov 2020 (Tajan)




Médaille de la ville de Nancy par Ernest Bussière 1909
,
date de l'exposition internationale de Nancy 
Remise depuis cette date aux hôtes de marque.



Par Ernest Bussière, Pierre Gringoire ou Gringore (vers 1480- vers 1547) : poète français du Moyen-âge, héraut d'armes du duc de Lorraine (éclairé) Antoine de 1518 à 1539
Poète normand selon les uns, lorrain  (né à Ferrières près de Saint-Nicolas- de- Port) selon les autres,
1891 : « Un comité vient de se former à Nancy, sous la présidence de M. A. Mézières, membre de l'Académie française, député, pour rendre hommage à la mémoire d'un enfant de la Lorraine, le poète Pierre Gringoire, l'auteur des Menus propos de Mère Sotte, du Jeu du Prince des Sots, et de la Mère Sotte, des Folles Entreprises, des Notables Enseignements, Rondeaux, Ballades, etc.
Le lieu de naissance de ce charmant poète du xv" siècle n'a pu être déterminé d'une façon précise. On croit pourtant qu'il est né vers 1475, au village de Ferrières, près de Rosières-aux-Salines.
Le comité de Pierre Gringoire voudrait consacrer au poète un triple monument : à Ferrières, une plaque de marbre sur la façade de la mairie ; à Rosières-aux-Salines, la copie du buste du poète dans la salle d'honneur de l'Hôtel-de-Ville ; à Saint-Nicolas-de-Port enfin, un buste en bronze dressé sur un piédestal élégant, au milieu de la grande place de cette ville historique.
C'est M. Jasson, architecte de la Ville de Nancy, qui est chargé de dresser les plans du monument, et M. Ernest Bussière, de reproduire les traits du poète. »
En fait, Saint-Nicolas- de- Port n’a pas accepté ce buste et c’est Nancy qui récupéra l’oeuvre. Rue de Serre.Le buste en bronze a été fondu sous le Régime de Vichy en application de la loi (octobre 1941) sur la récupération des métaux non ferreux.


Collection Jean Luc Nallier / document nancyretro groupe facebook



Le buste de Pierre Gringoire par Bussière, rue de Serre


Un buste par Ernest Bussière et sa vie

Pierre Gringoire : poète français, héraut d'armes du duc de Lorraine (1470-1539) / par Émile Badel; des aspects historiques intéressants sous le règne du duc Antoine.




Emile Friant peint Ernest Bussière réalisant dans son atelier le bas-relief « Première communion » Nous sommes à Paris en 1884 et Ernest Bussière y fréquente assidument ses deux amis nancéiens des Beaux-Arts que sont Emile Friant et Mathias Schiff.
MBA de Nancy

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Henri Bouvrie (Vertus 1896-Soissons 1973)

Chef d'Etudes à la SNCF devenu peintre et graveur.

Né à Vertus, ce Lorrain d’adoption qui résida à Bar-le-Duc et eut pour maître Henri Royer fut très présent dans les galeries nancéiennes et dans les salons de paris et de Nancy entre 1929 et 1955 ; galerie Scherbeck en 1932, 1933, 1936 (aquarelles et eaux-fortes), salle Poirel (salon du centenaire des Amis des Arts en 1933, salon des Amis des Arts en 1934, 1935, 1937, 1938, salon d’Automne, salon de Printemps de 1937, salon des Arts de  Paris de 1934, 1935, 1938, galerie Saint Thiebault 1946, librairie Poincaré,…
Une critique de 1935 : « Virtuose de l'aquarelle, possédant sa technique avec personnalité, M. Henri Bouvrie sera particulièrement goûté. Il expose des paysages au métier toujours net, à la facture sobre. Elles sont lumineuses et d'une étonnante habileté. Le pittoresque garde sa place sans nuire à la sincérité de l'observateur et du coloriste. »
 "Virtuose de l'aquarelle, possédant sa
technique avec personnalité, M. Henri
Bouvrie sera particulièrement goûté. Il ex-
pose des paysages au métier toujours net,
à la facture sobre. Elles sont lumineuses et
d'une étonnante habileté. Le pittoresque
garde sa place sans nuire à la sincérité
de l'observateur et du coloriste."
M. BOUVRIE Henri
(galerie Saint-Thiébault 1946)
« On ne présente pas l'excellent
aquarelliste qu'est M Henri Bouvrie.
Sa participation à toutes les
expositions a suffisamment établi
sa notoriété pour que nul n'ignore
jusqu'à quelles limites s'étend son
talent.
Je tiens cependant à signaler la
présence au « Salon d'Automne »
outre sa « Place Stanislas » et son
Palais du Gouvernement pages
en lesquelles on retrouve toute
la fraicheur de sa facture, les
très belles et plus importantes oeuvres
que sont « Le lac de Retournemer «
, « Une vieille Cour à
Obernay », achetée par un amateur
, et plus spécialement encore
. Les ruines du Lycée d'Epinal »
et « Les ruines de l'Eglise de Gérardmer »,
évocations émouvantes
des événements de Juin 1940."



Henri Bouvrie- Belle vue de Nancy prise depuis l'Hôtel de Ville
 
 Critique de 1937 : « M. Henri Bouvrie, dont on aime à revoir les oeuvres, témoigne une fois de plus de ses grandes qualités de fermeté, de précision et de délicatesse en deux aspects de Nancy (Saint-Sébastien et Vue d'une fenêtre de l'hôtel de ville (photo), une vue de Riquewihr et un Paysage Breton (Saint-Tugean). De teintes choisies et combinées avec un goût exquis, il peuple un dessin robuste. Sa peinture est intelligente. Et les progrès qu'il marque d'exposition en exposition ne cessent point »



Henri Bouvrie- Place Stanislas,bas de la rue Stanislas, Nancy



Place Stanislas, vue sur Saint-Epvre depuis la rue Maurice Barrès



Henri Bouvrie- Grande-Rue à Nancy 1937
Document JP Puton





Henri Bouvrie- Fontaine place de la Carrière à Nancy 1949
document JP Puton





Fontaine Neptune place Stanislas



Henri Bouvrie-  Critique dans la presse nancéienne, 1955


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Baccarat: Presse-papiers des 19ème et 20ème siècle


C’est en 1846 que débute la fabrication des premiers presse-papiers signés Baccarat. Ces “Millefiori” (mille fleurs) et leur technique trouveront leur épanouissement à Murano puis passeront de Venise en Bohème et de Bohème en Lorraine et dans la région parisienne.
Ainsi, d’autres cristalleries fabriqueront vers cette époque des presse-papiers comme Saint-Louis, Clichy, Pantin.

Lors de la construction de de l’église de Baccarat en 1853, un verrier réalisa un presse-papier Millefiori et l’inséra dans les fondations du bâtiment. Lors des bombardements allemands de la Seconde Guerre mondiale, l’église s’effondra mais le presse-papiers fut retrouvé au milieu du 20ème siècle et put servir de modèle pour une réédition en 1953.
Avec l’apparition du cristal, Baccarat et Saint-Louis donnèrent à cet art ses lettres de noblesse. Les progrès techniques suivants expliquent le développement de la fabrication de boules à cette époque.  En 1837, le filigrane vénitien fut remis au point par le verrier Bontemps à Choisy-le-Roi. Entre 1838 et 1840 naquit en France le cristal de couleur à l’imitation de celui de Bohème. En 1840 apparut le cristal à plusieurs couches de couleur: doublé, triplé, “Overlay“. Enfin, vers 1850, la technique du chalumeau permit de créer des sujets à inclure dans le cristal.

La boule presse-papiers est un assemblage à chaud de couches successives de cristal. Les Millefioris sont réalisés à l’aide de baguettes de cristal ou de perles de cristal colorées. L’artisan dispose dans un premier temps un “coussin” de cristal de forme ronde, sur lequel il appose le motif réalisé (fleurs, animaux …). L’artisan recouvre ensuite le motif d’une multitude de couches de cristal. Dans les boules “millefiori” de Baccarat, on aperçoit souvent des petites silhouettes noires qui, avec le temps, ont donné leur nom à ce type de boules. Ce sont les “Gridel” (du nom de Joseph Emile Gridel (Baccarat 1839-1901), artiste peintre) fabriquées à partir de 1847. (*)
Le contrôle du cycle de température et des écarts de température entre couches est essentiel.

(*)
UNE PARTICULARITÉ DE BACCARAT : LES "GRIDEL"

Dans les boules “millefiori” de Baccarat, on aperçoit souvent des petites silhouettes noires qui, avec le temps, ont donné leur nom à ce type de boules. Ce sont les “Gridel”.

Leur création est une belle histoire. Émile Gridel est né à Baccarat le 16 octobre 1839, la même année que le peintre Cézanne. Il était le neveu du directeur de l’usine, Jean-Baptiste Toussaint.

Enfant, il s’amusait à découper des silhouettes d’animaux dans du papier. La mode des “silhouettes” fut très en vogue au XVIIIème siècle jusqu’au milieu du XIXème.

En 1847, alors qu’Émile avait huit ans, son oncle eut l’idée d’utiliser ces découpages pour en faire des motifs de presse-papiers dont les premiers exemplaires datent de cette même année.

Certaines silhouettes d’animaux sont spécifiques à Baccarat : le coq, le daim, le cheval, l’éléphant, le papillon, l’écureuil, le sanglier, la perruche …


Les scalaglobuphiles sont les collectionneurs de boules d’escaliers et de presse-papiers. Les presse-papiers Baccarat ne sont plus fabriqués par la manufacture.



Baccarat. Presse-papiers orné d'une camomille rose saumon à étamines jaunes et blanches sur une tige verte portant six feuilles et un bouton rose ; couronne périphérique de bonbons blancs et rouges alternés de bonbons blancs, bleus, roses et verts à fléchettes. Etoile taillée au revers. Diam. 6,4 cm, haut. 4,3 cmFF
700€ le 25/04/23



Baccarat. Presse-papiers magnum à motif de bouquet composé d’une double clématite rouge à pétales striés, de deux clochettes blanches, d’un bouton rouge à pétales striés, d’un bouton rose et de nombreuses feuilles. Taille à six pontils, fenêtre supérieure et motif rayonnant au revers. Diam. 9,1 cm, haut. 5,6 cm 3000€ le 25/04/23 Paris



Baccarat. Presse-papiers orné de deux fraises roses et une fraise verte sur trois tiges portant trois feuilles. Diam. 6,2 cm, haut. 4 cm
600€ le 25/04/23



Baccarat. Presse-papiers orné d'une camomille bleue sur une tige verte portant neuf feuilles et un bouton rose ; couronne périphérique composée de bonbons blancs et rouges alternés de bonbons rouges et blancs. Etoile taillée au revers. Diam. 7,9 cm, haut. 5 cm.1800€ le 25/04/23



Baccarat. Presse-papiers orné d'un papillon à corps violet et ailes polychromes entouré d'une couronne périphérique de bonbons verts, blancs et roses alternés de bonbons à étoile blanche et coeur rose. Etoile taillée au revers. Diam. 7,6 cm, haut. 5,2 cm
750€ le 25/04/23



BBaccarat. Presse-papiers orné d'une camomille jaune dont le coeur est formé d'un bonbon à fléchettes vertes, sur une tige portant six feuilles et un bouton rouge ; couronne périphérique de bonbons complexes verts, blancs et roses alternés de bonbons étoilés blancs et roses. Etoile taillée au revers. Diam. 6 cm, haut. 4,3 cm.
1700€ le 25/04/23



Baccarat. Presse-papiers à fond de torsades blanches filigranées orné de deux guirlandes trilobées croisées, l'une composée de bonbons blancs et bleus, la seconde de bonbons roses, blancs et verts, autour d'un cercle de bonbons vert acide, blanc et rose, et d'un bonbon central étoilé rose et blanc à fléchettes bleues. Diam. 7,5 cm, haut. 5,4 cm




Baccarat. Presse-papiers signé et daté B 1847 à motif de millefiori de cannes polychromes serrées dont quatre à silhouette Gridel (chien, pantin, singe et cheval). Petites usures d'usage. Diam. 5,2 cm, haut. 3,8 cm.

500€ le 25/04/23



Baccarat. Presse-papiers orné d'une double clématite blanche et de deux boutons symétriques blancs, sur une tige portant sept feuilles vertes. Etoile taillé au revers. Diam. 6,5 cm, haut. 4,6 cm.
800€ le 25/04/23



Baccarat. Presse-papiers orné d'une double clématite rose à pétales striés et d'une clématite rose, sur une tige portant huit feuilles et un bouton rose. Taille à six pontils, fenêtre supérieure et étoile au revers. Diam. 5,6 cm, haut. 4,2 cm.




BBaccarat. Presse-papiers signé et daté B 1847 à fond de torsades blanches filigranées orné de bonbons polychromes dont neuf à silhouette Gridel (chien, 2 coqs, éléphant, pantin, 2 papillons, cheval, chèvre). Diam. 7,9 cm, haut. 5,3 cm;
1000€ le 25/04/23 Paris

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Robert Bouroult
(Paris 1894- Vandoeuvre les Nancy 1975)

33 rue des Remparts Pontarlier
et 13 place de la Carrière Nancy


Robert Bouroult est l'une des signatures incontournables de la peinture comtoise. Cofondateur du Salon des Annonciades de Pontarlier, en 1924. Il naît à Paris le 14 juin 1894 et décède à Nancy le 17 septembre 1975. En 1927, après sa formation à l'Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris, où il rencontre Robert Fernier qui deviendra son ami, Robert Bouroult s'installe à Oye-et- Pallet et ensuite à Pontarlier. C'est dans le Haut-Doubs qu'il exercera toute sa carrière d'artiste-peintre. Si l'on veut classer Robert Bouroult...

Grand Peintre Deux livres sont parus récemment sur ses oeuvres dont

Denis Bauquier (Auteur)
Sa vie, son œuvre 1894-1975 Paru le 8 janvier 2021 Beau livre (relié)
Robert Bouroult


Généalogie par Brigitte Hellio Caquelin


1935 à la Galerie Thiébault 46 rue Saint-Georges de Nancy::

M. Robert Bouroult, lauréat de l'Institut, médaille d'argent et sociétaire des Artistes Français, est notre concitoyen depuis quelques mois, sa femme ayant été nommée professeur de dessin au Lycée Jeanne-d'Arc. 11 se présente au public nancéien avec une exposition d'ensemble à la galerie Thiébault, rue Saint-Georges.
Cet ensemble est aussi attrayant que varié. Il permettra au visiteur de juger la personnalité d'un peintre de talent qui attire tout de suite par ses grandes qualités de composition.
M. René Bouroult s'exprime selon le mode de la tradition. Il demeure fidèle à la grande règle qui est de rigueur aux Artistes Français. Son art est surtout représentatif, avec une recherche de concentration dans le domaine expressif. Il s'attaque avec un vif succès au grand morceau et réussit les compositions équilibrées, où l'ordonnance de la ligne et de la couleur est toujours savamment respectée. Que ce soit dans le Casse-croûte, tableau figurant le modeste repas d'un vieux sur un quai de la Seine, noté dans une note grise très étudiée ; que ce soit dans une large composition religieuse consacrée au Calvaire, il montre le souci de la clarté dans la vigueur, et de la souplesse dans la force. Dans ce Calvaire, qui fut très remarqué au Salon des Artistes Français, 0n notera la sûreté de l'ensemble, la science de l'attitude des disciples et de Marie-Madeleine pour lesquels l'artiste a trouvé de justes et émouvantes expressions.
M. Robert Bouroult recherche aussi la qualité purement picturale. Il l'obtient, avec plus d'évidence qu'ailleurs, dans sa composition intitulée l'Enfant.
Elle est à coup sûr la meilleure de l'exposition. Ici les personnages sont étudiés avec une profondeur d'expression oui tient son caractère dans la qualité de la peinture. Les rapports des valeurs, les nuances d'une distinction rare, que font jouer de tendres demi-teintes et des gris bien placés, s'accordent pour donner une puissante intensité de vie et de fraîcheur.
On retrouvera cette même noblesse dans la figure de la Fillette au chien, avec une accentuation plus marquée dans le modèle du visage. M. Robert Bouroult excelle dans le tableau de genre.
Il y montre d'étonnantes habiletés à faire valoir, dans une reproduction littérale, la saveur des matières représentées. Son forgeron en est une preuve.
Le paysage retient à divers titres l'attention de M. Robert Bouroult. Il le traite sans idées préconçues, lui réservant la matière ou la technique que lui dictent le sujet et l'impression. Un site des environs de Neuf-château est peint dans une gamme verte séduisante que rehausse le rouge des tuiles. Ce panorama est bien traité, et sa clarté de style en augmente l'éclat.
Un autre paysage des Vosges lui fait rendre avec une grande adresse un jour frisant les toits du village. Le Jura et ses vallonnements de sapins lui ont inspiré des toiles fort expressives. Elles ont également de l'accent et beaucoup de sincérité. Ceux qui connaissent et aiment le Jura en apprécieront la grande fidélité.
L'ensemble se complète de quelques aquarelles, et de plusieurs petites d'animaux. Ces études révèlent un artiste à l'observation directe particulièrement juste. On notera surtout quelques études de chevaux, de boeufs, de coqs et de poules, qui valent par des dualités de style et d'indication précise. On verra avec non moins de satisfaction quelques peintures de roses, élégantes par leur coloris, et le portrait de l'artiste, réalisation sobre et vigoureuse dans une harmonie brune et grise. C'est encore une peinture qui fait honneur au métier et au talent de M. Robert Bouroult.



Décembre 1952



L’hôtel Héré, place de la Carrière à Nancy par lRobert-André Bouroult .
Ce sociétaire de l’Association des Peintres Lorrains, formé aux Beaux-Arts de Paris, a partagé sa vie entre la Franche-Comté et Nancy à partir de 1935 où il vécut 13 place de la Carrière, en gros d'où est peinte la toile. Aujourd'hui le banc a disparu...

750 euros Salle des Ventes de Besançon le 08/10/2023



 "Neige au Château de Joux" hst, sbd, 92,5x73,5 cm 
Vente le 8/10/23  3800 euros




le château de Joux par R. Bouroult



BOUROULT (Robert) "Le Doubs en hiver à Oye-et-Pallet" hsp, sbg, 54x81,5
à la sortie du  lac 3800€ Besançon le 19/11/23



BOUROULT (Robert) "Neige aux Grangettes" hsi, sbd, 27x34,5
1050€ Besançon le 19/11/23 à 4 ou 5 km du lieu précédent



BOUROULT (Robert) "Femmes aux champs" hsi, sbd, 72x64 (reproduit dans le livre "Robert Bouroult, 1894-1975, Itinéraire d'un peintre" par François Nicod, Joel Guiraud et Eric  Delacroix. page 225 et dans l'ouvrage "Le peintre Robert Bouroult" de Denis Bauquier page 162) Scène atypique pour ce peintre
1150€ Besançon le 19/11/23



Par Robert Bouroult



Robert BOUROULT

"Route enneigée dans le Haut Doubs"

Huile sur isorel signée en bas à gauche 27.5x35cm
2300€ Lons Le Saunier le 26/11/23



Robert Bouroult


"Oye et Pallet"
Aquarelle avec initiales en bas à droite 22x14.5 cm
180€ Lons le Saunier le 26/11/23

"Le Doubs vers Oye et Pallet"
Huile sur isorel signée en bas à droite
46x61cm 2300€ Lons Le Saunier le 26/11/23


Autre recherche à partir de l'initiale du nom de l'artiste:

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z

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