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Jean-Jacques François Le Barbier

Jean Lamour
Albert Larteau
Jean Lurçat
Jean-Baptiste Leprince
Hippolyte Lalaisse
Henri Le Secq
Sebastien Leclerc
Jean Le Clerc (ou Leclerc)
Jeanne Lourier Dreyfus
Adolphe Lalyre ou Lalire
Georges Lallemant
Henry-Léopold Lévy
Jean-Antoine Laurent
Henry Louyot
Robert Laverny
Lanfant de Metz
Aimé de Lemud
Paul Licourt

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Jean-Jacques François Le Barbier (Rouen 1738- Paris 1826)


Le courage héroïque du jeune Désilles, le 31 Août 1790 / l'Affaire de Nancy.

Le 5 août 1790, la garnison de Nancy se révolte pour cause de solde non versée. Le 18 août, le marquis de Bouillé, gouverneur des Trois Evêchés à Metz reçoit l'ordre de mater les mutins, et le 31 août, 4500 hommes dont un tiers de gardes nationaux, marchent sur Nancy. André Désilles, jeune sous-lieutenant qui avait tenté de s'interposer y trouvera la mort. Les combats feront 300 morts et la répression sera brutale: un soldat sera roué, 32 pendus et 41 envoyés aux galères. Quelques mois plus tard, les méthodes expéditives de Bouillé seront désavouées et les mutins graciés. L'assemblée Constituante organisera une souscription publique afin qu'un tableau rende hommage au courage de Désilles......

Sur l'évènement 100 ans après, que dit l'Est Républicain?

Sur le contexte historique et l'interprétation du tableau, voir et aussi ICI



Le Courage héroïque du jeune Désilles, le 31 août 1790

Huile sur toile, Jean-Jacques François Le Barbier



L'esquisse en bas et le tableau en haut (Musée Lorrain et MBA de Nancy)



Autre artiste  sur l'affaire de Nancy:
:
L'Affaire de Nancy, par le graveur Pierre-Gabriel Berthault, dit Berthault oncle, né le 16 décembre 1737 à Saint-Maur-des-Fossés et mort le 3 mars 1831 à Paris

il grave pour Lespinasse, pour Saint-Non et pour Cassas, des vues de Paris, d’Italie, de Syrie. Mais son œuvre capitale est sa coopération aux Tableaux Historiques : « Une bonne part doit lui revenir du mérite de ces planches, dit Renouvier, pour la netteté de la perspective et pour la saillie des figures. » Son nom se lit au bas de plus de cent de ces estampes (comme ici pour l'affaire de Nancy, il signe P G Bertault) ; et il y travaillait sans doute encore lorsqu’il fut appelé à diriger l’atelier de gravure de la Commission de publication de l'ouvrage sur l'Égypte, publié sous le nom de Description de l'Égypte


Le dévouement du chevalier Desilles et l'affaire de Nancy en 1790 :
essai de catalogue iconographique

par François Pupil




André (ou Antoine Joseph Marc) Désilles.
Chevalier de Saint-Louis
RARE BOITE en écaille brune de forme circulaire contenant une mention manuscrite sur papier « Donnée par Louis XVI à la famille en souvenir de la mort héroïque du Chevalier Désilles de Cambernon. » La boîte est cerclée d'un anneau d'or gravé « A.J.M DESILLES, Ch er de St Louis Officier au Rgt du Roy mort de ses blessures à Nancy le 31 aoust 1790

Hôtel des Ventes de Quimper OCT 2021



Ecole du milieu du XVIIIème : « Portrait supposé d'André DESILLES de CAMBERNON, dit Héros de Nancy, en habit d'officier du Régiment Mestre de Camp Général Dragons et portant l'Ordre de Saint-Louis», huile sur toile
Hôtel des Ventes de Quimper Oct 2021

Issu d'une famille d'armateurs malouins, André Désilles est le fils de Jeanne-Rose Picot de Clorivière (soeur du jésuite Pierre-Joseph de Clorivière2 ) et de Marc Désilles de Cambernon, trésorier de l'association bretonne et propriétaire de la malouinière de la Fosse-Hingant à Saint-Coulomb. En août 1790, officier du régiment du Roi infanterie à Nancy, il s'interpose quand une mutinerie éclate dans le régiment d'infanterie du Roi, le régiment Mestre de Camp Général de cavalerie et le régiment suisse de Châteauvieux. André Désilles est atteint de trois balles et son héroisme émeut toute la France. Le 3 septembre, l'Assemblée nationale, à l'instigation de Mirabeau, le remercie de sa conduite et Louis XVI lui fait remettre la Croix de Saint-Louis. Il meurt de ses blessures en octobre. Son corps est ramené à Saint-Malo et est inhumé le 3 novembre.
 Le 29 janvier 1791, l'Assemblée vote un service en l'honneur du « héros de Nancy ».


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Jean-Baptiste Le Prince (Metz 1734- Saint-Denis-du-Port 1781)

Jean-Baptiste Le Prince, peintre de genre français, paysagiste, portraitiste et graveur sur cuivre, naît le 17 septembre 1734 à Metz, fils de sculpteur. Vers 1750, Le Prince se rend à Paris où il prend ses premiers cours chez François Boucher (1703–70).
 En 1754, il part en Italie et voyage pendant trois ans en passant plus tard par la Hollande pour arriver à Saint-Pétersbourg (*). Là, il obtient plusieurs commandes pour le palais d’hiver, dont trois panneaux décoratifs pour les portes de la chambre de parade (1758), 34 panneaux décoratifs de porte (1760) pour les appartements privés de Catherine II de Russie (1729–96) et pour la décoration du plafond du petit cabinet situé à côté de la chambre de l’impératrice. Il visite la Russie jusqu’à la Sibérie et le Kamchatka. En mai 1762, Jean-Baptiste Le Prince quitte Saint-Pétersbourg pour rentrer à Paris.
 Il emmène avec soi une réserve importante de dessins et d’études. A Paris, l’artiste est agréé en 1764, nommé académicien en 1765 et conseiller à l’Académie en 1775. Le Prince expose au Salon dès 1765. Cette année-là, il y présente 15 œuvres dont de nombreuses représentations de la vie quotidienne en Russie ainsi que des vues (vedute) russes. La même année, il devient membre de l’Académie royale. L’artiste introduit de plus la mode russe éphémère en France.
Depuis 1769, Jean-Baptiste Le Prince peint les 6 tableaux servant de cartons à la célèbre série Jeux russes réalisée en 1769 par la fabrique de tapis de Beauvais et dont les exemplaires sont nombreux.

Jean-Baptiste Le Prince meurt le 30 septembre 1781 à Saint-Denis du Port.(Lagny)

(*)Jean Baptiste Leprince est encore tout jeune élève lorsqu'il se voit offrir une bourse d'étude par le gouverneur de la ville de Metz lui donnant ainsi l'opportunité de rejoindre Paris et l'atelier de François Boucher. La qualité de son travail en fit l'un des dessinateurs les plus appréciés de son temps. Il gagna la Hollande puis séjourna en Russie de 1758 à 1763 et voyagea jusqu'en Finlande et en Sibérie. Il observa avec fascination la vie quotidienne russe et en rapporta quantité d'études de paysages, costumes, coiffures et intérieurs. De retour à Paris en 1762, ses « russeries » suscitèrent l'engouement et fondèrent en France une mode qui s'inscrivait dans le goût pour l'exotisme en vogue au XVIIIe siècle, au même titre que la chinoiserie ou la turquerie. Par la suite, il fut reçu à l'Académie en 1765 avec Le Baptême russe, et Diderot lui-même louait « le génie et la fraîcheur » de l'artiste. Le dessin à la sanguine ci-dessous représente une jeune danseuse au turban. Le sujet est typique des productions russes de Leprince par son caractère exotique, notamment dans le costume et le physique caractéristique de ce personnage, qui apportera un dépaysement total et attisera la curiosité d'un public français unanime.

LLL

Jean-Baptiste LEPRINCE (1734 - 1781) "Jeune danseuse au turban" vue de profil gauche Sanguine, petites rousseurs et tâche Dimensions : 22,6 x 17,3 cm



Jean-Baptiste LEPRINCE (1734 - 1781) "Retour du marché."
Commerçant en vêtements d'hiver typiques, vaquant à ses occupations dans le pays. - Leprince a étudié avec le grand peintre français François Boucher, il est allé en Russie en 1758 à l'âge de 24 ans pendant cinq ans. Là, il fait de longs voyages (jusqu'en Sibérie) et après son retour à Paris se fait connaître pour ses scènes de genre russes.




    Jean-Baptiste Leprince
La Bascule et la Danse Russe, 1768

    oil on canvas 42.9x35.6 cm



ATTRIBUÉ À JEAN-BAPTISTE LEPRINCE (1743-1781)
"Mise au tombeau"
Panneau
Cadre français du XVIIe siècle, en chêne sculpté et doré
Au revers une étiquette avec l’inscription ancienne «La mise au tombeau / Leprince / Concours pour l’académie / l’âge de 21 ans / 1724»  70x50cm

 


L'amour à l'espagnole 1773

Une femme endormie, qu'un jeune homme veut éveiller au son de sa guitare
 (cadre Louis XV
)



Dessin de Jean-Baptiste Le Prince



Jean-Baptiste LEPRINCE (Metz 1734 - Lagny-sur-Marne 1781)
Paysans et marchands devant une chaumière Toile 38x46cm
8000€ Paris le 17/11/23



 Scène de campement russe

Le Prince peignait les natures mortes, les étoffes et les expressions de ses personnages avec une réalité empreinte de douceur à l’origine de son succès.
Après s’être formé dans les ateliers de Joseph-Marie Vien puis de François Boucher, Jean-Baptiste Le Prince partit parfaire sa formation en Italie, voyage d’initiation par excellence pour les peintres français de cette époque.
Il séjourna ensuite à Moscou puis à Saint Petersbourg où il travailla pour le Palais d’Hiver. Il rapporta de son voyage en Russie de nombreux dessins qu’il exploita dans ses compositions mettant ainsi à la mode le goût pour les « Russeries » en France.

Jean-Baptiste Le Prince était fort apprécié par ses contemporains qui vantaient sa touche légère et l’atmosphère unique de ses compositions.



Le diseur de bonne aventure,1775
Musée de l'Ermitage, Saint-Petersbourg.




    Jean-Baptiste Leprince

    Halte galante à l'auberge

    oil on canvas 41.5x33 cm



    Jean-Baptiste Leprince

  Après une première nuit de noces, famille de paysons russes ,
 

vers 1700-1799 huile sur bois 22x16.5cm
  


"Deux cosaques"  dessin aux craies noire et rouge avec touches de lavis et rehauts de blanc
"Deux cosaques"




Jean-Baptiste Le Prince

Gentilhomme assis en tenue d’intérieur levant le bras gauche.

Sanguine et estompe 32x20cm

2500€ Versailles le 9/04/23



    Jean-Baptiste Leprince
 groupe de personnages réunis dans une taverne, avec une barmaid et un patron lubrique au centre, 1771

    oil on canvas 43.2x51 cm


    Jean-Baptiste Leprince

    Venice - Comedians in the Piazzetta

    Oil on canvas 68.5x91.3 cm



    Jean-Baptiste Leprince

  la visite du docteur

    Oil on canvas 73.5x92.5 cm



    Jean-Baptiste Leprince

    THE FUTILE LESSON , 1772

    Oil on canvas 73.2x92.5 cm



Jean-Baptiste LEPRINCE (1734-1781) (D'après) Le désordre.
Huile sur toile  44,5 x 55,5 cm
480€ Saint-Germain le 16/12/23




Une scène de moulins avec des femmes lavant des vêtements  dans une rivière, un garçon pêchant à proximité




Jean-Baptiste Le pPrince - Russe debout appuyé sur un socle
Plume, pierre noire et lavis, signé et daté 1776 en bas à gauche. Cachet de la collection du Comte A.G.P. de Bizemont-Prunelé,  en bas à droite.




Jean-Baptiste LEPRINCE: Femme russe. Plume et lavis. Dim : 19.2x15 cm.
380€ Avignon le 22/04/23



LEPRINCE. Le bivouac scène paysanne,
 aquarelle signée en bas à droite et datée 1825.12 x 19,5 cm



Attribué à Jean-Baptiste LEPRINCE
La jeune bergère
Toile 132x172 cm 5500€ Paris le 25/03/23



Etude de polonaise
crayon noir sanguine



Personnages auprès d'animaux 1769


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Jean-Baptiste Lamour dit Jean Lamour (Nancy 1698-Nancy 1771)

La place Stanislas et les grilles de Jean Lamour

Serrurier et ferronnier d'art lorrain au service du roi de Pologne, duc de Lorraine, Stanislas Leszczynski. Fils d'un maître serrurier, il se forma à Metz et à Paris et en  1719, Jean Lamour porte le titre de maître serrurier et s‘installe à son compte en 1724 dans la Ville-Neuve de Nancy, près de l’église Saint-Sébastien. Il devient plus tard le serrurier de Stanislas Leszczynski et utilise l’ancienne église de la Primatiale comme un vaste atelier de forge pour réaliser, en collaboration avec l’architecte Emmanuel Héré, les magnifiques grilles rehaussées d’or de la Place Stanislas à Nancy.



Jean Lamour




"Le deuxième portrait connu de Jean Lamour. Probablement par Girardet. Le livre « Jean Lamour serrurier du roi » y fait allusion.
 Provient de la collection de mon aieul Jules Gouy.


Jean-Baptiste Lamour, communément appelé Jean, est le fils d’un Maître serrurier. Il accède à la maîtrise après un apprentissage à Metz et Paris, entre 1715 / 1719.
Connaissant déjà le travail de la forge, c’est surtout en dessin qu'il doit apprendre. En 1719, Jean Lamour épouse Dieudonnée Madeleine, de huit ans son aînée qui lui donne trois enfants.
En octobre 1719, Jean Lamour porte le titre de maître serrurier et s‘installe à son compte en 1724 dans la ville neuve, prés de l’église St Sébastien. Il répare les lanternes de la ville et entretien la sonnerie des paroisses.
Il forge les balcons des tours de la nouvelle Primatiale (cathédrale) et probablement les croix.
En 1726, la ville de Nancy lui confie la charge de serrurier de la Ville, aux gages de 10 francs barrois par an.
Cette fonction honorifique lui vaut de nouvelles commandes. Il réalise en 1728, pour l'église Saint-Epvre, un "grillage" aux armes de la ville, sans doute très ouvragé puisque estimé à 1150 livres, grille aujourd’hui disparue.
A la même époque la ville lui commande un balcon pour la vieille Intendance, dans le pavillon Nord du Palais Ducal. Ce balcon a plus tard été vendu, retrouvant une seconde vie sur l'Hôtel du Gouvernement à Metz, devenu Palais de Justice. De la Vieille Intendance, il reste cependant quelques éléments de balcon sauvés de l'incendie de 1872, actuellement conservés au Musée Lorrain.
En 1730, Jean Lamour entre dans la confrérie du Saint-Sacrement. A cette époque se termine la nouvelle église Saint-Sébastien, construction dirigée par l'architecte Jennesson. Sur ce bâtiment il exécute les croix.
Des témoignages rapportent que Jean Lamour est un homme de grande taille, bien fait de sa personne, aimant être bien habillé, fort pieux et très intéressé par tout ce qui a trait à la religion.
Il devient le serrurier de Stanislas Leszczynski et utilise l’ancienne église de la primatiale comme un vaste atelier de forge pour réaliser, en collaboration avec l’architecte Emmanuel Héré, les magnifiques grilles rehaussées d’or de la Place Stanislas à Nancy.
Jean Lamour décède en 1771 à l'âge de 73 ans. Son corps repose dans l’église du couvent des Minimes de Nancy jusqu’en 1808, date à laquelle l’église est entièrement détruite dans une vaste transformation du couvent, devenu aujourd’hui le Lycée Henri Poincaré."

( Nancyrétro, texte et photo par Benoit de Crevoisier)







La maison de Jean Lamour (1968) et ses ferronneries juste derrière l'église Saint-Sébastien, patrimoine hélas détruit par la spéculation immobilière et la création du Centre Commercial Saint-Sébastien dans les années 68- 70 (document Nancyretro Daniel Pesce)

Adresse 32 rue Notre-Dame à Nancy; on se réfère toujours à cette maison démolie avec le quartier Saint-Seb mais Jean Lamour a aussi habité en Ville-Vieille (Grande Rue, numéro?) et aussi rue de l'Esplanade (le bas de la rue Stanislas, numéro ?)

"Jean Lamour était propriétaire du n° 5 de la rue Saint-Thiébaut, où l'on admire encore, à l'étage, un magnifique balcon, d'un travail fin et délicat ; il faut féliciter le propriétaire de ne s'être jamais laissé tenter par les propositions d'achat qui lui ont été faites. A la fin de sa vie, Lamour construisit, derrière l'église Saint-Sébastien, la demeure qui forme aujourd'hui le n° 32 de la rue Notre-Dame. Les balcons dont il décora les fenêtres font la joie des connaisseurs. M. Charles Coumault écrit : « Il semble que, travaillant pro domo sua, il ait voulu montrer jusqu'à quel point il savait dompter une matière rebelle et l'assouplir comme il aurait fait d'un morceau de cire à modeler. Le sombre métal se dresse en lignes harmonieuses; il se tord en rinceaux gracieux, il se ploie en volutes et se déroule en feuilles et en fleurs qui s'épanouissent amoureusement pour le plaisir des yeux. » Les quatre balcons du premier étage présentent deux à deux des dessins différents. Les grilles du second méritent aussi d'être observées, ainsi que celles du rez-de-chaussée, du genre qu'on appelle grilles à tombeaux ; — la partie inférieure se bombe, pour permettre aux habitants de regarder ce qui se passe au dehors. C'est ici que Jean Lamour passa ses dernières années. Il y installa son cabinet de peintures et dé curiosités, qu'il se plaisait à montrer aux amateurs."
(Christian Pfister histoire de Nancy  tome 3_ 1908)



La maison de Jean Lamour rue Notre-Dame, seule juste avant destruction
et construction du centre commercial Saint-Sébastien
cf "histoires galantes" Facebook



Recueil des ouvrages en serrurrerie par Jean Lamour

Le roi Stanislas en visite dans les ateliers de ferronnerie de Jean Lamour



Les admirateurs des ferronneries de Jean Lamour sur la Place Sianislas
pourront se rapprocher de son " Recueil des ouvrages en serrurerie que Stanislas le Bien-Faisant, roi de Pologne, duc de Lorraine et de Bar, a fait poser sur la Place royale de Nancy, à la gloire de Louis le Bien-Aimé , composé et exécuté par Jean Lamour, son serrurier ordinaire, avec un discours sur l'art de serrurerie... " 1767
 



Par le peintre Antoine-René Giguet, la fontaine Amphitrite



Automne 2105, la fontaine de Neptune



Détail du centre de la ferronnerie d'un balcon de la maison de Jean Lamour du 32 rue Notre-Dame à Nancy, maison hélas aujourd'hui disparue / une grille est conservée  au Musée Lorrain.



Rampe d'escalier, hôtel des Missions Royales de Nancy
Une balustrade extérieure est également de Jean Lamour



Photographie d'une chapelle latérale de la Primatiale de Nancy, dite "chapelle des Évêques", dont la grille a été exécutée par Jean Lamour et Jean Maire en 1759.



Rampe du grand escalier le l'hôtel-de-ville de Nancy

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Albert Larteau (Nancy 1870-Paris 1949)

Généalogie par Brigitte Hellio Caquelin

Albert Larteau (Nancy 1870-Paris 1949) est surtout connu pour ses peintures illustrant la vie des soldats. Il a également réalisé quelques scènes de la vie industrielle lorraine. Il participa à des salons à Nancy et Paris à la fin du 19ème siècle et au début du 20ème siècle.

Albert François Larteau, peintre et portraitiste français, surtout connu pour ses tableaux illustrant la vie des soldats, a également réalisé des scènes très pittoresques de la vie industrielle en Lorraine. Élève de l'école municipale de peinture et de dessin de Nancy, il fait ses débuts au salon des artistes de Nancy en 1884, à l'âge de 14 ans, puis poursuit sa formation à Paris, où il expose très régulièrement à partir de 1889 au salon des artistes français. Il est professeur de dessin et de peinture dans l'enseignement public, puis inspecteur du dessin à la ville de Paris, où il possède un atelier. Il a également gardé un atelier à Nancy. Larteau fait partie du groupe qui soutient la création du mouvement de l'Ecole de Nancy. Il continue à exposer régulièrement à Nancy lors des expositions de la Société lorraine des amis des arts, et continue à envoyer de nombreux dessins, principalement des portraits, jusqu'en 1914.

Le musée de Nancy possède un tableau de lui datant de 1904, " Tambours et clairons ", présenté au Salon de Paris en 1905, et deux dessins, Tête de Vieux, 1906, dessin au crayon noir ; L'homme à la casquette, 1907, dessin au crayon noir. Il a également présenté "Etude de vieille femme" (dessin au crayon noir) au Salon de Paris de 1907.
(Drouot)





Tambours et clairons par Albert Larteau 1905.
Nous sommes caserne Landremont, rue du Sergent Blandan



Albert Larteau- Mes camarades de la 11ème division sur la Place de l‘Académie
(actuelle Place Carnot à Nancy)




les puddleurs à l'aciérie de Pompey 1906



 sanguine, « femme assise de trois-quarts de dos » avec rehauts de gouache blanche.



Dessin dédicacé "A Mr Larcher - bien affectueusement"
Signé, daté "1907", en bas à droite.
26,8 x 20,8 cm -
240 euros Monaco le 26//11/2021
Jules Larcher (1849-1920), peintre de natures mortes et portraitiste français, conservateur du Musée de peinture et de sculpture et directeur de l'Ecole municipale et régionale des Beaux-Arts de Nancy de 1886 à 1920. Il est à la fois directeur de l'école et professeur de peinture et de dessin. Membre du mouvement de l'école de Nancy, il s'intéresse particulièrement à l'étude des plantes et au rôle qu'elles sont appelées à jouer dans la décoration et l'art industriel.



Jeune alsacienne sur un pont à Strasbourg, l'Ill



Portrait du docteur Friot

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Jean Lurçat

 (1892 Bruyères- 1966 Saint-Paul de Vence)

Artiste lorrain de renommée internationale

sa biographie

Généalogie par Brigitte Hellio Caquelin



Nancy / MBA. Le savoir contre l'ignorance / L'Obscurantisme et la Violence contre l'Univers du Beau et du Bien, une superbe tapisserie de J. Lurçat (3.56m x 7.50m) réalisée par l'atelier Tabart en 1958, destinée initialement à la Faculté des Sciences de Nancy.



Tapisserie d'Aubusson Jean Lurçat (1892 Bruyères-1966 Saint-Paul de Vence),
 "le coq d'or"





"Le coq" par jean Lurçat  /Aquarelle, gouache et crayon.



Les Baigneuses Toile 1931-1933

 L'Hallali, tapisserie en laine de Jean Lurçat tissé aux ateliers Tabard, Aubusson vers 1940

Les Bateaux, toile 1931, réalisée lors du séjour de l'artiste aux USA en 1930-1931

Île, 1928; cette toile appartenait à T. Catesby Jones, l'un des collectionneurs les plus influents parmi les fauves et cubistes américains. Au cours de l'été 1930, alors qu'il était au plus fort de ses activités de collectionneur, il prête l'œuvre à l'une des premières expositions organisées au Museum of Modern Art de New York.
 À sa mort en 1947, Catesby Jones légua sa importante collection au Virginia Museum of Fine Arts de Richmond, en Virginie, oeuvre qui constitua le noyau de la collection d'art moderne français du musée.




Jean LURÇAT 1925  huile sur toile "Alžírská krajina" (paysage algérien)
Prague le 22 mai 2022

 116 x80 cm 61740 euros




Une route vers le soleil

Tapisserie en laine tissée à la main par l'atelier Goubely à Aubusson, vers 1940, détail




Pêcheuse au panier

Toile, 1924


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François Hippolyte LALAISSE (ou Delalaisse)

 (Nancy 1810-Paris 1884)

Peintre animalier et illustrateur

Généalogie de François Hippolyte DELALAISSE LALAISSE
(François Hippolyte DELALAISSE) par Brigitte Hellio Caquelin



Lalaisse  arrive à Paris dans les années 1830 et fut l’élève de Nicolas- Tpussaint Charlet, et surtout l’ami de Géricault. Il enseigna le dessin à l’école Polytechnique entre 1839 et 1877, l'exercice de cette fonction lui vallant d'être décoré de la Légion d'honneur. Il participe au salon régulièrement de 1845 à 1875. Lalaisse multiplia les notes, les croquis et les études de chevaux, de selles et d’attelages. Le dessin nerveux au crayon, l’attention fine du sujet la justesse de là mise en place, l’observation du détail tout concorde à replacer Lalaisse parmi les grands aquarellistes de l’entourage de Géricault comme en témoigne l’ensemble des feuilles de cet album.

C'est le père du dessinateur Cham qui lui acheta son premier tableau.

L'éditeur Pierre Henri Charpentier lui confia son livre sur les Costumes et vues pittoresques de la Bretagne (1848).

Il expose au Salon à partir de 1835.

Lalaisse a publié une grande quantité de lithographies sur les costumes régionaux ou les uniformes. (Wiki)









Dessins en provenance d'un album comprenant 45 dessins : chevaux, attelages, batailles, sujets mythologiques, études de figures, scènes rurales…
Plume et encre brune, lavis brun et rehauts de gouache blanche sur traits de crayon noir fusain, estompe et pierre noire et quelques aquarelles.
Million 18500 euros.


Ci-dessous, divers crayon et encre noirs, lavis d'encre brune et noire, rehauts de gouache blanche
Vente Alençon le 12/11/2022



Dispute à l'écurie 1900€ Alençon 12/11/22
Dispute de chevaux aux prés  600€
Chamaillerie entre chevaux
1050€



Marché aux chevaux 2400€
Présentation aux mains d'uncheval au trot 1700€
Cheval bouchonné après la course
1300€



Chevaux de course se rendant au départ 950€
La curée 800€
Départ pour la chasse 700€



Jeune enfant nourrissant les chevaux 950€
Gardes de haras perturbant un cultivateur 900€




Présentation en main 1500€
Études : Chevaux libres et Cavalier dans un paysage.




Cavalier gaulois 700€
Guerriers et cavaliers arabes
4350 €



Chevaux de poste 1300€
La route du marché et attelage à deux 1400€
Effort des chevaux d'attelage dans la côte
800€



Attelage à quatre 1100€
Etude pour attelage d'artillerie
500€



Etude pour la route du marché 1400€
Mise au carreaux, chevaux préparés pour l'attelage 700€
Attelages et cavaliers 800€



La route du marché et académies d'hommes 800€



Mise aux carreaux : marché aux chevaux.800€
Études : Dispute de chevaux à l'écurie et académies d'homme.1800€




Etude pour chevaux aux piliers 700€
Etude pour dispute de chevaux
1450€



Chevaux et maternité 800€
Sur la route du marché aux chevaux 1000€
Étude : Mousquetaire et étude d'attelage.900€




Cavalier et académie d'hommes 1000€
 Étude d'après "La voiture au charbon" de Géricault.950€



Chevaux et militaires 1800€
Études : Maternité. Nymphes et satyres. 500€
 Études : Nymphes et satyres. Conquête de l'Algérie.600




Combat entre les Centaures et les Lapithes lors du mariage de Pirithoos.800€
 Combat des Centaures et des Lapithes 900€



Etude : Combats des Centaures et des Lapithes. Soldats français lors de la conquête de l'Algérie.800€
 Combat des Centaures et des Lapithes.950€



Enlèvement de Déjanire (femme d'Hercule) par le Centaure Nessus.800€
Paysans bretons dans un paysage
500€
Attelage de boeufs chemin creux 600€



Thésée affrontant le centaure Ephytrion
Attelage de boeufs
800€



Boeufs devant la chaumière 650€
Attelage de boeufs dans un chemin creux 600€




 Portrait de Thierry d’Alsace de Hénin Liétard
 (1853-1934) sur son poney




Fantasia en Algérie



Charge de train d'artillerie

Aquarelle 32.5 x 49 cm, signée en bas à gauche




Elégant cavalier de profil




Dragon à cheval. Aquarelle et encre, signé et daté 1841 en bas à gauche. 37 x 31 cm
220 € le 15/10/2022 Enghien



Le marchand de chevaux


L'oeuvre de Géricault que découvrit Hippolyte Lalaisse grâce à son maître Charlet le marqua profondément, d'autant qu'il partageait avec ces deux peintres une passion pour les chevaux.
De 1839 à 1871, Lalaisse dessinera d'abondantes séries consacrées aux chevaux, telle que L'Atlas statistique de la production des chevaux en France en 1850. Ses toiles furent régulièrement exposées aux Salons de 1845 à 1874.
Les musées de Bagnères-de-Bigorre, Chaumont et Lons-le-Saulnier conservent encore aujourd'hui des peintures acquises en leur temps par l'État.
L'atmosphère paisible de la scène est rendue grâce aux couleurs en camaïeux de bruns et gris.




Gradé conduisant ses troupes

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Henri Le Secq (Paris 1818- Paris 1882)


Jean-Louis-Henri Le Secq des Tournelles était  graveur, photographe et collectionneur

 

Entre 1835 et 1840, Isuu d'une famille noble, Le Secq étudie la sculpture dans l'atelier de James Pradier entre 1835 et 1840 ainsi que  la peinture auprès de Paul Delaroche, en compagnie de Gustave Le Gray, Charles Nègre et Roger Fenton.

À partir de 1848, il commence une activité de photographe. En 1850, ses vues de la cathédrale d'Amiens, préparatoires à la restauration menée par l'architecte Viollet-le-Duc, sont remarquées. En 1851, membre de la Société Héliographique, il est retenu par la Commission des monuments historiques pour participer à la Mission Héliographique. Œuvrant sur les édifices religieux en Champagne, en Alsace et en Lorraine, Le Secq utilise à la prise de vue le procédé du calotype, qu'il traduit en épreuves sur papier salé.

Henri Le Secq fait partie des photographes mandatés par l'État français pour la Mission héliographique, commande photographique passée en 1851 à 5 photographes : les autres étant Gustave Le Gray, Hippolyte Bayard, Édouard Baldus, et Mestral. Cette commande a pour but de faire un état des lieux du patrimoine architectural de la France.

Il présente des photos à l'Exposition universelle de 1855. Bien que reconnu comme un puriste de la photographie d'architecture, Henri Le Secq s'en détourne peu à peu au profit de natures mortes et d'images plus symbolistes. Il reste, avec ses quatre compagnons de la Mission héliographique, un « primitif » essentiel de l'histoire de la photographie.

Il est aussi l'auteur de deux ouvrages, le premier publié en 1863, Les artistes, les expositions, le jury, le second en 1864, Aux artistes et aux amateurs des beaux-arts. (Wikipédia)

Ci-après, les photographies du Palais ducal de Nancy par  Henri Le Secq,  réalisées en 1851. Très probablement les premières photographies d'un monument de Nancy.



Autoportraits. 1860 pour la photographie de gauche



Tympan de la porte dit de Masco au Palais ducal de Nancy
1851

Ministère de la Culture (France), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine




Couronnement du portail d'entrée, palais Ducal
de Nancy
1851- Fonds de la Mission héliographique

Collections du Musée d'Orsay



Cour de ferme troglodyte


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Jeanne Lourier Dreyfus

(ou Marie Jeanne Lourier Dreyfus ou Dreyfus-Lourier))

(Nancy 1872 - 1955)

Elle a été élève de Jules Adler et de Biloul et a exposé au Salon des Artistes Français  (Société des artistes français) en tant que Sociétaire à partir de 1924 où elle présente en 1937 "Le Parc". Elle a une prédilection pour les jardins qu'elle traite avec un beau talent. Magnificence des jardins qu'elle anime de personnages. Elle a beaucoup aimé le parc de la Pépinière, avant de peindre les parcs de Paris.

Exemple de critique au salon de 1929 ":

« Les Gros Chênes », de Mlle Jeanne
Lourier-Dreyfus (salie 12), nous prouve,
une fois de plus, que cette excellente ar-
tiste aime les beaux jardins dont elle don-
ne les superbes aspects avec un art très
apprécié."

Salon de Paris 1935:

"Si, dans le succès, Mme Jeanne Lourier-
Dreyfus a quelque peu oublié Nancy sa ville
natale, les Nancéiens se souviennent d'elle
et des siens.. Ses deux tableaux « La
grande pelouse » et « Dans le jardin » con-
tinuent la magnifique série d'oeuvres qui
ont fait la belle réputation de cette artiste.
Sa façon de faire transpercer les arbres par
le soleil est un de ses triomphes, les riches
couleurs de ses personnages toujours en ac-
tion dan ses tableaux, leurs mouvements
étudiés et bien rendus, situent ces toiles à
un plan très supérieur. Mme Lourier-Drey-
fus est d'ailleurs titulaire du Prix Corot et
d'une médaille d'or, ce qui est rare pour
une artiste ayant obtenu sa première mé-
daille de bronze en 1929." 

Jeanne Lourier Dreyfus  "Parc""Huile sur toile marouflée sur carton 102,5 x 80 cm Signé en bas à droite Lourier 750 euros le 21/09/22

Jeanne Lourier Dreyfus  "L'étang" Huile sur carton 46 x 38 cm Signé en bas à droite J.Lourier invendu le 21/09/22

 

Jeanne Lourier Dreyfus " jardinage"

Huile sur panneau 44,5 x 52,4 cm Signé en bas à droite J. Lourier invendu le21/09/22

Jeanne Lourier Dreyfus  "Parc aux arbustes fleuris et à l'étang"

Huile sur toile 65 x 50 cm Signé en bas à droite J. Lourier 380 € le 21/09/22

Baigneuses en sous-bois
Huile sur papier marouflé sur toile

Enfants jouant  au parc

Nourrices au parc

Petite famille au parc


Jeanne Lourier Dreyfus
"Jeune femme pensive devant le miroir"
Huile sur toile marouflé sur carton 33x24 cm
Signé en bas à droite 260 € le 21/09/22

Jeanne Lourier Dreyfus
"Mère et son enfant dans un parc"
Huile sur panneau 60x49 cm
Signé en bas à droite J. Lourier 160 € le 21/09/22


Jeanne Lourier Dreyfus
"Femmes assises au parc / Arbre en fleurs"
Huile sur carton recto verso 38x46 cm invendu le 21/09/22

Jeanne Lourier Dreyfus
"Femme au parc"
Huile sur carton 32x36 cm
32 x 36 cm
signature peu lisible en bas à gauche Lourier
Comporte au dos une esquisse d'homme 80 € le 21/09/22

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Adolphe  Lalyre ou La Lyre  dit Lalire (Rouvres 1848- Courbevoie 1933).

Autoportrait

Musée Thomas-Henry, Cherbourg-Octeville

Adolphe Lalire est né le 1er octobre 1848 à Rouvres, petit village de la Meuse, l’aîné d’une famille de sept enfants. En 1866, peu de temps avant la guerre -celle de 1870- la famille  s’installe à Nancy. En 1875, il est reçu premier de sa promotion au concours de l’École Nationale et Spéciale des Beaux-Arts. La même année, il expose deux dessins au Salon des Champs Elysées. Puis, il suit les cours de mathématiques et de dessin à l’École supérieure des Arts Décoratifs où il reçoit une mé¬daille d’or.Il a été élève de Lehman (lui-même élève d’Ingres), de Bonnat (portraits), de Puvis de Chavannes (sujets religieux), de Jules Lefèbvre (peintures mythologiques ou allégoriques), et de Henner. A partir de 1880, son atelier est place des Vosges au pavillon Henri IV ; en 1897, il fera construire l’atelier de Courbevoie.
Écrivain et critique d’art, il écrit dans diverses revues. Il veut aussi conseiller les jeunes artistes et publie de 1902 à 1907 quatre grands volumes consacrés à la figure d’après nature, renfermant chacun 450 dessins et croquis. Puis il fait paraître en 1911 « Le Nu féminin à travers les âges », illustré de 74 dessins à la sanguine.
Il reçoit deux médailles aux Expositions Universelles de 1889 et 1900. Officier de l’Instruction Publique en 1887, il obtient la Légion d’Honneur en 1928. Il meurt à Courbevoie où se situait son atelier.

   
Portraits, peinture religieuse, nus et sirènes, ont fait la gloire et la fortune de La Lyre, ce qui l’a classé dans la catégorie des « peintres pompiers ». Sur les 1 500 toiles environ qu’a peintes Adolphe La Lyre, une bonne centaine concernait Carteret. Mais beaucoup ont disparu, certaines détruites pendant la guerre. Pourtant, ce ne sont pas les paysages qui ont fait la fortune et la renommée du peintre, mais les nus, la mythologie, les saintes et leur nudité et surtout les sirènes. Dans le nombre des oeuvres qu’il a exposées au Salon entre 1875 et 1930, plus de quarante comportent le mot « sirène » dans leur titre.



Carteret, le château des Sirènes, demeure du peintre sur la corniche

Après le décès de son mari, Marthe Lalire a donné des toiles à des musées (musée de Laval, de Blois, de Chartres) et à la mairie de Carteret.
Mais de son vivant, La Lyre avait beaucoup donné de son travail à la commune de Carteret, et il est dommage qu’il n’en reste pas grand chose aujourd’hui. D’abord, tout un ensemble de tableaux destinés à décorer la salle des fêtes inaugurée le 15 juin 1924, sous la présidence de Franklin Bouillon député de Seine et Oise, ancien ministre d’État, voisin et grand ami du peintre. C’est dans cette même salle, qu’il reçoit la Légion d’Honneur en octobre 1926 : « Vous avez fixé la beauté de notre pays en maints tableaux et vous avez voulu que cette salle soit parée de quelques uns d’entre eux. » a déclaré le maire dans son discours.
Madame Lalire donna en 1901, à l’église de Barneville, le couronnement de Sainte-Cécile, qui avait été exposée au Salon de 1898, pour être présente au dessus de l’orgue. Cette oeuvre finira aussi dans les réserves de la Mairie. C’est en 1995 que certaines oeuvres, retrouvées, ont été l’objet d’une exposition à la salle des Douits de Carteret.
La construction de la nouvelle église terminée, l’abbé Noël, curé, avait demandé à La Lyre de dessiner les vitraux du chœur. En effet, il connaît parfaitement la technique du vitrail : dans l’église de Saint-Nicolas du Chardonneret à Paris, le superbe vitrail : « l’enfance de la Vierge » avait été réalisé d’après ses cartons en 1891. La Lyre accepta et dessina cinq vitraux, dont le thème était : « la Résurrection ». Très grands, ils atteignaient 7,5 m de haut, et causèrent bien du souci pour leur exécution. Ils furent bénis le dimanche 31 août 1919.
Malheureusement, en 1941, des bombes les pulvérisèrent et leurs cartons restent introuvables.

Le peintre des Sirènes

L'entrée de Cléopâtre dans Rome, 1922.

Cléopâtre vient souper chez Marc Antoine
Huile sur toile signée, datée et située CARTERET en bas à droite

Exposition : Salon d'Hiver au Grand Palais à Paris du 27 janvier au 28 février 1923


En 1900, à Barneville-Carteret (Manche), la construction d’une grande villa sur le cap de Carteret s’achève. Carteret n’est qu’un village de pêcheurs d’environ 500 âmes doublé d’une toute petite station balnéaire. Le propriétaire de cette villa est un parisien, Adolphe Lalire dit La Lyre, un peintre célèbre âgé de 52 ans, très connu, arrivé à sa maturité. Il est venu pour la première fois à Carteret en 1872, alors qu’il n’était encore qu’un peintre débutant, et est tombé sous le charme. Il y revient, au Grand Hôtel de la Mer (ouvert en 1883) et y achète un terrain en 1897. C’est lui qui fait les plans de ce « château », avec sa tour crénelée, dont la vue est imprenable sur le havre de Carteret et la plage qui se déroule de Barneville à Portbail et au- delà. Il nomme cette maison « le château des sirènes » et partage désormais son temps entre Paris et la Manche.

Notre tableau, de grand format, peint à Carteret en 1922, est à la fois une œuvre historique, orientaliste et symboliste. Depuis la Renaissance et la redécouverte de l’Antiquité, de nombreux artistes ont représenté le mythe de Cléopâtre. Parmi les œuvres réalisées à la fin du XIXe siècle sur ce thème, il n’est qu’à citer celles de Gérôme, d’Alma-Tadema et de Cabanel. Notre toile, intitulée Cléopâtre vient souper chez Marc Antoine comme mentionné dans le catalogue d’exposition du Salon d’hiver de 1923, représente le débarquement de Cléopâtre sur les bords du Cydnus, à Tarse (actuelle Turquie), ville de Cilicie sur le rivage de l’Asie Mineure où Marc Antoine avait établi sa capitale après la bataille de Philippes. Depuis l’assassinat de César, une alliance politique de la République romaine, dite second triumvirat, est en place à laquelle Marc Antoine participe avec Octave et Lépide. La mission de Marc Antoine est d’organiser l’Orient et de contrer la menace de l’Empire parthe. Cléopâtre, reine d’Egypte, s’était alliée avec Cassius, le rival de Marc Antoine, qui s’est suicidé. Désireuse de sauver l’indépendance de l’Egypte, elle débarque en 41 av. J.-C. avec le projet de séduire Marc Antoine. Cela constitue la première rencontre entre la reine d'Egypte et le triumvir. Secoué par des crises internes, l’Egypte a besoin de la protection de Rome qui a intérêt à sa survie. La Lyre a lu pour illustrer cet épisode les Vies parallèles de Plutarque, d’après la traduction de Jacques Amyot en 1559. Le texte fournit notamment de nombreux détails sur la richesse du navire de la reine d'Egypte et sur le faste de sa suite.

La Lyre retranscrit dans son tableau, à la composition pyramidale, le luxe décrit par Plutarque. Au premier plan, à gauche, des servantes se prosternent, l’une d’entre elles tenant une lampe. A droite, un homme tient en laisse deux tigres ainsi qu’un babouin, genre de singe souvent représenté dans la statuaire égyptienne antique. Dans l’angle inférieur droit de la composition, figure un oiseau vénéré, l’ibis sacré. Au centre, trône le personnage principal, la reine Cléopâtre. Seins nus, elle porte une tenue rehaussée d'or, est parée de bijoux et est ceinte d’une couronne. Dans sa main droite, elle tient son sceptre, symbole du pouvoir. A sa gauche, une courtisane dévêtue agite un chasse-mouche. A gauche de celle-ci, figure une joueuse de harpe et derrière elle un joueur de flûte. Derrière la pharaonne, le peintre représente sa suite parmi laquelle le spectateur voit notamment une servante porter une amphore. A l’arrière-plan, plus suggéré que décrit, l’on aperçoit le fastueux navire aux voiles cardées dont la proue figure une tête de dromadaire. Le tableau fourmille ainsi de détails qui sont certes là pour égayer l’œil, mais aussi pour montrer que l’artiste s’attache à une certaine véracité. La Lyre en décrivant l’opulence et la puissance de Cléopâtre. La palette est composée de couleurs froides comme le bleu et de couleurs chaudes comme l’orangé, de la gamme des ocres ainsi que du blanc et du noir. La figure de Cléopâtre semble avoir particulièrement inspiré Adolphe La Lyre puisque le musée Roybet Fould de Courbevoie possède au sein de ses collections une autre œuvre intitulée Cléopâtre à Tarse recevant les ambassadeurs d’Antoine (250 x 375 cm), datée de 1901 et peinte dans son atelier de Courbevoie. Elle fut exposée au Salon des Artistes Français en 1902, sous le n° 949. Des œuvres préparatoires à cette immense toile sont conservées au musée Thomas Henry de Cherbourg. Le tableau fut donné par Mme Veuve La Lyre. Il fera l’objet prochainement d’une restauration, tant de la toile que de son imposant cadre en bois sculpté.
Notre tableau, historique et orientaliste, se rattache aussi par certains aspects au courant symboliste où l’imaginaire du peintre se nourrit de récits mythologiques et de textes romanesques. En se tournant vers les grandes figures antiques, et en particulier Cléopâtre, La Lyre rejette la réalité de son époque. L’artiste avait dénoncé dans plusieurs tableaux les atrocités de la Première Guerre mondiale. Il est vraisemblable que cela soit encore présent à son esprit qu’il tente ainsi d’y échapper en se réfugiant dans la mythologie.
Sur les 1 500 toiles environ qu’a peintes Adolphe La Lyre, il ne faut pas négliger le paysagiste qu’il fut aussi et pas seulement le « peintre des sirènes », surnom dont il fut affublé. La Lyre donne plusieurs de ses œuvres à la commune de Carteret. D’abord, plusieurs paysages destinés à décorer la salle des fêtes inaugurée le 15 juin 1924, sous la présidence de Henri Franklin Bouillon, député de Seine-et-Oise et ancien ministre d’État. Ce dernier lui racheta d’ailleurs après la Première Guerre mondiale le « Château des sirènes » afin de l’aider financièrement, tout en le laissant, ainsi que son épouse Marthe, y habiter jusqu’à leur mort.
En 1925, La Lyre reçoit la médaille d’argent à l’Exposition Internationale des Arts Décoratifs et Industriels Modernes à Paris. A Carteret, il reçoit dans la salle des fêtes la légion d’honneur en octobre 1926. Le maire déclare dans son discours que « Vous avez fixé la beauté de notre pays en maints tableaux et vous avez voulu que cette salle soit parée de quelques-uns d’entre eux ». Madame Lalire avait donné en 1901, à l’église Saint-Germain de Carteret, Le couronnement de sainte Cécile, pour être présentée au-dessus de l’orgue. La construction de la nouvelle église terminée, l’abbé Noël avait demandé à La Lyre de dessiner les vitraux du chœur. En effet, il connaît parfaitement la technique du vitrail : dans l’église de Saint-Nicolas du Chardonnet à Paris, la verrière « L’enfance de la Vierge » avait été réalisée d’après ses cartons en 1891. La Lyre accepta et dessina cinq vitraux dont le thème était la Résurrection. Ils atteignaient 7,5 m de haut, et causèrent de grandes difficultés pour leur exécution. Ils furent bénis le dimanche 31 août 1919. Malheureusement, en 1941, des bombes pulvérisèrent ces verrières et leurs cartons restent introuvables.
Adolphe La Lyre meurt le 23 janvier 1933 à Courbevoie. Il fut l’un des derniers chantres de l’art académique, aussi nommé péjorativement « art pompier ». Après le décès de son époux, Marthe Lalire (1865-1952) a donné des toiles à plusieurs musées (Blois, Chartres, Courbevoie, Laval) ainsi qu’à la mairie de Carteret.
C’est en 1995 que certaines œuvres retrouvées ont fait l’objet d’une exposition à la salle des Douits de Barneville-Carteret. En 2014, une autre exposition organisée par le musée Roybet Fould de Courbevoie fut consacrée aux œuvres de La Lyre exécutées lors de la Première Guerre mondiale.
A notre connaissance, les musées français suivants conservent des œuvres d’Adolphe La Lyre :
Autun, Blois, Chartres, Cherbourg, Colombes, Courbevoie, Laval, Marseille, Montauban, Paris, Saint-Brieuc et Strasbourg.

Nous remercions Madame Emmanuelle Trief-Touchard, Directrice du musée Roybet Fould de Courbevoie, de nous avoir transmis des photographies du tableau d’Adolphe La Lyre Cléopâtre à Tarse recevant les ambassadeurs de Marc Antoine, conservé au sein des collections de cette institution. Cela nous permet de voir que La Lyre a repris dans notre tableau quelques éléments de l’œuvre peinte en 1901, notamment le personnage de Cléopâtre, l’homme aux tigres et le babouin, avec cependant des variantes de positions et de couleurs. cf


Nu au nuage

Femme au manchon

Sirènes et naïades

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Georges Lallemant (Nancy 1575- Paris vers 1635)

Originaire de Nancy, alors capitale d’une Lorraine indépendante, Lallemant est fortement marqué par l’art de Jacques de Bellange, peintre favori de la cour ducale de Charles III et d’Henri II de Lorraine.

La destinée historiographique de Georges Lallemant (vers 1575-1636) est singulière : celui qui passe pour avoir été l’un des peintres les plus en vogue du Paris d’Henri IV et de Louis XIII fut par la suite rapidement oublié, et de façon durable. Ce ressortissant lorrain, devenu sujet du roi de France en 1616, et qui effectua toute sa carrière à Paris, entre 1601 et 1636, faisait ainsi jusqu’à peu figure d’inconnu.




Le prévôt des marchands et les échevins de Paris rendant hommage à sainte Geneviève (vers 1625)


Mages
L'adoration des Mages



L'Adoration des mages

Photo (C) RMN-Grand Palais / Philipp Bernard
Lille, Palais des Beaux-Arts

Attribué à Georges Lallemant

Saint Jean l'Evangéliste et l'empereur Domitien (grisaille). Toile

Vente: 16500 € Juin 2021

Saint Jean se trouvait à Rome à l'époque des persécutions de Domitien qui le fait venir pour le mettre à l'épreuve. Après avoir testé le poison sur deux condamnés qui en meurent, le grand-prêtre lui présente la coupe qu'il boit sans subir aucun effet et ressuscite les deux condamnés. Au second plan est représentée une autre épreuve de saint Jean qui, après avoir été rasé, avait été mis dans un chaudron d'huile bouillante dont il était sorti indemne. Par ces deux épisodes, le saint révèle que le dieu qui le protège est le vrai Dieu.

Cette oeuvre peut être comparée avec la grisaille de Georges Lallemant, "La Reine de Perse aux pieds d'Alexandre",  acquise par le musée de l'Oise à Beauvais. Elle présente le même style de composition, des figures empanachées, comme ici les deux personnages au second plan de profil, coiffé d'un béret.

The rat catcher

Craie noire, encre, encre brune


La décollation de Saint Jean- Baptiste


Georges Lallemant (atelier) Georges et le bol de bouillon
OU Georges prompt à la soupe (homme mangeant des lentilles),
huile sur toile, 120 x 91 cm, encadré

Provenance :
vente, Ader-Picard-Tajan, Paris, 25 juin 1991, lot 40 (comme Georges Lallemant) ;
Lieu d'acquisition par le propriétaire actuel

Littérature :
J. Thuillier (ed.), L'art en Lorraine au temps de Jacques Callot, catalogue d'exposition, Paris 1992, pp. 270-271, mentionné sous le no. 85 (comme 'réplique')
 
Le tableau représente un homme élégamment vêtu, vu de trois quarts au premier plan, tourné vers l'extérieur en direction du spectateur, en train de manger un bol de lentilles. Derrière lui, se trouve une jeune femme dont la louche est encore levée après l'avoir servi. En face d'elle, un jeune semble également s'adresser à l'observateur, tout en désignant les lentilles qui sont au centre de ce récit. L'épisode se déroule dans une taverne peu meublée, ou dans une simple maison, et l'artiste français a donc concentré toute son attention sur la représentation des personnages qui peuplent le décor, lui-même pourvu d'un minimum de détails : la bouteille de vin et un faisan posé sur le bord de la table.

Le tableau, d'excellente qualité, peut être attribué à l'atelier de Georges Lallemant ;
 Il reproduit une version du même sujet conservée au Musée national de Varsovie (inv. no. M.Ob.637) datant de la première décennie du XVIIe siècle. Le dessin de cette composition du peintre français devait certainement être à la disposition des membres de son atelier, et un feuillet autographe conservé au musée des Beaux-Arts de Rouen (inv. n° 975.4.637) semble représenter la figure principale, mais avec une expression différente de celle du tableau. De tels dessins devaient servir non seulement à la réalisation de répliques en atelier, mais aussi à la traduction en estampes, comme en témoigne une gravure de Pierre Daret (Metropolitan Museum of Art, New York, inv. no 67.539.194) datant d'une vingtaine d'années plus tard, soulignant ainsi également le grand attrait de ces sujets à l'époque.

L'iconographie de ce tableau, qui s'inscrit dans le sillage de scènes de genre pittoresques similaires réalisées par des artistes hollandais et flamands, appartient à un genre largement diffusé en France au début du XVIIe siècle. En outre, sous le règne d'Henri IV, on assiste à l'émergence d'un genre satirique spécifiquement français qui a très certainement inspiré aux peintres des tableaux comme celui-ci, aux significations fortement moralisatrices et provocatrices.

Lallemant est né à Nancy vers 1575. Il n'existe aucun document concernant sa formation initiale, mais on peut supposer qu'il a été l'apprenti de Jacques Bellange. En 1601, il s'installe à Paris où il dirige un important atelier, d'où sortent, parmi ses élèves, des peintres du calibre de Philippe de Champaigne, Laurent de la Hyre et Nicolas Poussin. Son style combine des éléments flamands avec des composantes issues de la peinture italienne de la seconde moitié du XVIe siècle. Sa première œuvre connue représente le maire et les fonctionnaires de Paris (musée Carnevalet, inv. n° P626).  Il est investi du titre de peintre officiel du roi en 1626.
Vente Vienne Autriche le 3 mai 2023.


La charité de Saint Martin Musée Carnavalet

La reine de Perse aux pieds d'Alexandre

Beauvais, MUDO, musée de l'Oise


Saint Nicolas des Champs Vierge de Pitié de Georges Lallemant 1620


Saint Nicolas des Champs Assomption de la Vierge par Georges Lallemant et les quatre évangélistes 1618 (cf)


La descente du Saint-Esprit Rouen


Le prévôt des marchands et les échevins de la ville de Paris

1611 Musée Carnavalet

Attribué à Georges LALLEMANT (Nancy, vers 1575 - Paris, 1635)
Sainte Famille avec saint Jean-Baptiste
Plume et encre brune, lavis bistre et indigo.
Cachet de l’Alliance des Arts (L. 61) en bas à gauche.
23 x 19,5 cm  52000€  Paris le 23/03/23

Provenance :
Une autre version de cette composition est conservée à Saint-Cloud, Département des Hauts-de-Seine, musée du Grand Siècle, Donation Pierre Rosenberg (ci-dessous)
Originaire de Nancy, alors capitale d’une Lorraine indépendante, Lallemant est fortement marqué par l’art de Jacques de Bellange, peintre favori de la cour ducale de Charles III et d’Henri II de Lorraine. Notre dessin montre cette influence encore très prégnante dans la technique de la plume souple et fine, du mélange de lavis brun et indigo, les hachures dans les ombrages, les courbes arachnéennes des contours, les doigts effilés, ou encore l’attitude inclinée de la tête de la Vierge. 


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Henry-Léopold LEVY (Nancy 1840 - Paris 1904)

Biographie, ses oeuvres

On pourra lire

Il entre en 1856 à l'École des beaux-arts, où il est l'élève de Picot et de Cabanel, et il est remarqué au Salon de 1872, où il expose une Hérodiade (esquisse au musée de Nancy). Il peint des décors à l'hôtel de ville de Dijon et prend part à la décoration de plusieurs édifices parisiens : Panthéon (Couronnement de Charlemagne), Hôtel de Ville, église Saint-Merri. L'élégance sinueuse de son dessin, traduit dans un clair-obscur frémissant par une touche souple et hachée, est bien caractéristique ; le choix de ses thèmes (Jésus dans le tombeau, 1873, musée de Reims ; Sarpédon enlevé par le Sommeil et la Mort, 1874, Orsay ; Œdipe s'exilant de Thèbes, 1892, id.) le place parfois, comme Gustave Moreau, près des peintres symbolistes, dans une ambiance qui évoque les poètes parnassiens.

Henri- Léopold Lévy par Nadar

Henri Leopold LEVY (Nancy 1840 - Paris 1904)
Femme au sceptre  HST 37x20cm



Fumeur de narguilé
Huile sur toile
signée 'Henri Lévy' en bas à gauche


Renaud quittant Armide

Toile 53 x 153 cm Signée en bas à gauche : Henri Lévy  Le sujet est tiré de la "Jérusalem Délivrée" du Tasse. On rapprochera cette toile des dessus-de-portes de dimensions approchantes conservés au musée des beaux-arts de Nancy (photo ci-dessous) (cat. exposition "Henry Lévy et la tentation symboliste", Nancy, musée des Beaux-arts, 1996, p.38-39).
Vente Million  Paris 11 juin 2021

Renaud quittant Armide

Henri-Léopold Lévy- Musée des Beaux-Arts de Nancy


Henri-Léopold Lévy- Hébé et l’Aigle de Jupiter 1900 et panneau décoratif 1876

MBA de Nancy

Autres oeuvres au MBA de Nancy:

Un Hébreu captif pleurant sur les ruines de Jérusalem 1869

La jeune fille et la Mort vers 1900

La Fin des religions 1904

LEVY Henry. Nancy 1840 - Paris 1904. Hérodiade (esquisse). Huile sur toile. Marouflé sur carton. H. 31 - L. 40,5 cm. Etude pour le tableau exposé au Salon de 1872, qui valut au peintre la Légion d'Honneur, conservé au musée des Beaux - Arts de Brest. (voir la toile ci-dessous) 1400 € le 23/02/23 Paris


 La Femme d'Hérode
Hérodiade (1872) par Henry Lévy (Nancy 1840 - Paris 1904). MBA de Nancy.
Personnes représentées Salomé et Hérodiade  

LEVY, Henri Léopold (1840-1904). "Allégorie de l'Alsace et la Lorraine", huile sur toile signée en bas à gauche. 81 x 100 cm.

3600 euos le 8/12/2021

Henri Léopold LEVY   Triptyque de la vie du Christ

H. totale 84 cm -  L. fermé 77 cm -L. déployé 155 cm HVS

Toiles marouflées sur panneaux et encadrement en bois doré

Cet imposant triptyque laisse apparaitre ouvert une déploration du Christ mort en son centre, à gauche l'Annonciation et à droite le Christ en croix imploré par la Madeleine. Les panneaux une fois refermés figurent saint Jean-Baptiste dans le désert et sainte Véronique. 11000€ Marseille 01/03/2023



Henri-Léopold LEVY
Un montage comprenant 6 études préparatoires pour des tableaux
116,5 x 67,5 cm dimensions du montage
Fusain et estompe
Une etude de jambe (30 x 10 cm), femme allongée, mise aux carreaux (45 x 42 cm), deux femmes assises dont une vignette au centre, mise aux carreaux (57 x 60 cm), enfant endormi, mise aux carreaux (16 x 36 cm), femme vue de dos (22 x 18 cm)

Provenance :
Ancienne collection J.B. Corbin, son cachet en bas à gauche
Cachet de la vente de l'atelier apposé sur trois des dix vignettes (L.1675)
3500€ le 01/03/2023 Paris



Henri-Léopold LEVY
Un montage comprenant 10 études préparatoires pour des tableaux
116,5 x 67,5 cm dimensions du montage
Crayon noir, sanguine et réhauts de gouache blanche
Six nus feminins et un masculin en pied, au crayon noir (30 x 8,5 cm ;39 x 13,5cm, 32,5 x 13,5 cm, 11 x 21 cm,
23,5 x 23cm, 21,5 x 9 cm, 28 x 10,5 cm)
Un groupe de personnages (43 x 48 cm), un putto (15 x 27,5 cm) et une assembée de personnages (22 x 28 cm)
Quatre études sont sur papier calque, pliures
On peut rapprocher les nus féminins en pied du tableau intitulé << le triomphe de la Bourgogne >> conservé au musée de Dijon
Provenance :
Ancienne collection J.B. Corbin, son cachet en bas à droite
Cachet de la vente de l'atelier apposé sur trois des dix vignettes (L.1675)

3500€ le 01/03/2023 Paris

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Jean- Antoine Laurent (1763 Baccarat- 1832 Epinal)

Peintre miniaturiste, peintre de genre sous l'Empire

voir

Elève de M. Durand de Nancy, il vint à Paris, où d'abord il se fit connaître par de beaux portraits en miniature. Cependant il savait faire des figures , el voulut le montrer en exposant, au salon de 1804, deux sujets charmants peints en miniature : l'amour dans une rose , et l'amour dans une coupe de cristal. C'était encore des portraits, et c'était ceux de ses enfans ; car , de même que l'Albane , Laurent pouvait trouver dans sa famille les modèles les plus gracieux.

Depuis lors Laurent exposa plusieurs sujets peints à l'huile, mais encore de petite dimension. Ordinairement il a traité des scènes familières, quelques-uns des contes de Perrault ou d'autres. Cependant, il a tracé aussi quelques sujets historiques, parmi lesquels on remarque la jeunesse de Du Guesclin , Galilée en prison, Laure et Pétrarque, puis deux  de l'histoire de son pays: Jeanne d'Arc se dévouant au salut de la France , et le graveur Callot, sujet du duc de Lorraine , répondant à un ministre de Louis XIII, qu'il se couperait le pouce, plutôt que de graver le siège et la prise de Nancy, dans sa région natale.

Deux des fils de Laurent, dont Paul professeur de dessin à l'Ecole Forestière, se sont fait remarquer dans l'exercice des.beaux arts. Laurent père, nommé conservateur du Musée du département des-Vosges, y créa une école de dessin pour les arts et métiers. Il mourut à Epinal en 1832  (cf 1832-1834)

Jean-Antoine Laurent Auto-portrait vers 1817

L'impératrice Joséphine (cf)

Portrait de Mademoiselle Pauline Laurent, fille du peintre
Panneau

Provenance:
Collection Madame Winck en 1933
Exposition:
Exposition du centenaire 1833-1933, Nancy, Société Lorraine des amis des arts

Femme à sa fenêtre
Panneau, une planche, non parqueté
vente Millon oct 2021

Signé et daté en bas à gauche J.A Laurent 1822


La fileuse


Gutenberg inventant l'imprimerie, (1831)

musée de Grenoble. 

Galilée en prison

Le Louvre et à droite

Musée de Dole vers 1822, précédemment au Palais du Luxembourg jusqu'en 1928


Historique de l'œuvre
Salon de 1822. Acquis le 16 juillet 1822 pour 3000 francs. Localisé au Luxembourg, puis aux Tuileries.
Présumé détruit ou disparu pendant l'ncendie de 1871 (23-27 mai).
Connu par la lithographie originale de l'artiste et par une copie peinte de Denis-François-Xavier Bourges (1797-1879) de 1827 au Musée de Dôle. Localisé dans les Tuileries dans l'inventaire Villot.
Note dans l'inventaire : Acquis au Salon de 1822 pour 3000 francs.
Non localisé : disparu dans l'incendie : brulé ou volé.
Mode d’acquisition
entrée - Collection de Louis XVIII
Date d’acquisition
date : 16/07/1822

"Galilée, fils naturel d'un noble florentin,naquit en 1564; il montra dès son enfance une très grande capacité pour les mathématiques , et après avoir étudié quelque temps à Vienne, il vint à l'université de Padoue, où il occupa la chaire de philosophie pendant dix-huit ans; mais alors Cosme II, grand-duc de Toscane, le rappela à Florence, et l'attacha à sa personne.

Galilée ayant vu à Venise une lunette d'approche nouvellement inventée en Hollande par Jacques Metius, il en fit une et aperçut des étoiles inconnues, les quatre satellites de Jupiter et les taches du soleil. Ces découvertes lui démontrèrent que le système de Copernic méritait la préférence, et il soutint que la terre tournait autour du soleil. Le père Scheiner, jésuite allemand, voulant humilier le savant florentin , le déféra à l'inquisition de Rome en 1615 , et le tribunal exigea qu'il ne soutînt plus un système condamné comme contraire à l'Ecriture sainte. Galilée garda en effet le silence jusqu'en 1632;mais alors il publia des Dialogues dans lesquels il établissait l'immobilité du soleil, et en faisait le centre autour duquel la terre tournait.

Cité de nouveau devant le tribunal de l'inquisition, on lui rappela sa proMesse,et ii fut condamné le 21 juin 1633 à être emprisonné pendant trois ans, et à réciter les sept psaumes de la pénitence une fois chaque semaine. Il lui fallut aussi abjurer comme une absurdité, une erreur et une hérésie, ce qui un peu plus Tard fut cependant bien reconnu comme la vérité. Galilée retourna à Florence, où il mourut en 1641 ; et en 1737 on lui éleva un tombeau vis-à-vis celui de Michel-Ange.

Ce tableau est alors au Luxembourg.
" (cf) 

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Henry Louyot

Peintre

( 1863 au 41 rue Saint-Georges à Nancy- 1942, 2 rue Mollevaut domicile à Nancy)

(Archives en ligne de Nancy) Info Bernard Mosser

Célibataire- Père tailleur d'habits

Elève tout comme Lucien Quintard d'Edmond Petitjean


Généalogie par Brigitte  Hellio Caquelin


Henri LOUYOT (1863-1940). La Moselle à Dornot près de Jouy- aux- Arches

Huile sur toile, signée en bas à droite et datée "05". 65,5 x 92,5 cm. 500€ Nancy le 4/11/23

Henry Louyot-  La Meurthe, l'île des saules, l'église de Bonsecours à Nancy

depuis le chemin des Sables- 80 euros Nancy le 19/07/2022

Situation du peintre

Chemin des Sables avec dans le fond du tableau précédent, l'église de Bonsecours

Henry Louyot- " Pêcheurs sur la Meurthe" avec au fond l'église Saint-Pierre à Nancy

50 euros le 19/07/2022 Nancy

Emplacement du peintre, l'église Saint-Pierre de Nancy

Henry Louyot, le village de Liverdun, près de Nancy


Henri LOUYOT (1863-1940). Bord d'eau, environs de Liverdun. Huile sur toile signée en bas à droite et datée 1904. 70 x 92 cm. 230€ Nancy le 2/03/24

Henri Louyot , HST, Paysage lorrain, date 06 - 62x76 cm 

Le village de Malzéville 220€  le 17/03/23 Nancy

   Henri Louyot- HST 1921, "Sous-bois", signée en bas à gauche - 65x90 cm

300€ le 17/03/23 Nancy 

Henri LOUYOT (1863-1940) : Vue de la forêt. Signé en bas à droite. 55 x 72 cm.

150€ Blois le 18/12/23


 Henri LOUYOT , HST Paysage à la rivière, Daté 31 et signé en bas à gauche,

  48x62 cm   300 euros Nancy le 17/03/23

Henri Louyot  HST, "BORD DE RIVIERE", Daté 31 -

47x62 cm retiré de la vente estimé 300-500 euros

Henri Louyot, HST "Bord de rivière" - 33x58 cm 150 euros le 23/06/2022



    Henri Louyot
    Pêcheurs en rivière , 1908  HST 43x55cm



    Henri Louyot
    A tranquil estuary with a figure on the shore and ducks
 HST 67,4 x 92,1 cm

    Paysage aux vaches , 1896
    HST 65 x 92 cm.


    Henri Louyot
    A view on the River Doubs, France, with figures in a boat and a chateau on a hill  1884  HST 100x81cm

    Liverdun, le moulin  Musée Lorrain, Nancy

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Robert Laverny (Thionville 1892- 1969)

Poète

Une place Robert Laverny à Nancy

Voir aussi Facebook, groupe Nancyretro et suite

Né le 8 janvier 1892 à Thionville, mort le 11 novembre 1969 dans la même ville.

Fils de conseiller juridique et financier, Robert Laverny perd sa mère peu de temps qu’elle l’ait mis au monde.

Il commence ses études au lycée de Thionville puis au Lycée Henri Poincaré à partir de 1906. Très indiscipliné, il reste toutefois un enfant intelligent et obtient le premier prix d’allemand et le second de latin.

Il publie son premier recueil de poèmes, Au Fil du Rêve, en 1910, à seulement 18 ans.

Après avoir obtenu son baccalauréat, il entre à la faculté des lettres de Nancy pour y préparer une licence d’allemand.

A 22 ans, il réalise son service militaire au 26ème régiment d’infanterie à Ypres. Blessé, il est évacué et alors qu’il est en convalescence, on lui accorde l’autorisation de suivre les cours d’élèves officiers et il est envoyé en Algérie.

A la fin de la Première Guerre Mondiale, il retourne à Nancy et découvre avec horreur une ville saccagée. Après avoir accepté un emploi dans une usine d’Hagondange, il revient rapidement à Nancy puis part en province et choisit une vie d’errance pendant laquelle il prépare le recueil de la folle Etoile entre 1920 et 1923. Puis il décide de partir au Cameroun, où il travaille pendant trois ans en tant qu’adjoint des Services Civils, avant de revenir en France.

Il regagne Nancy fin 1929 pour y reprendre sa vie d’errance. Il vit au jour le jour, aidé par ses amis, et continue d’écrire. Il fit de nombreux voyages à Paris pendant lesquels il rencontrait des poètes, peintres et écrivains.

Au début de la Seconde Guerre Mondiale, Robert Laverny est convoqué au centre d’Écrouves mais le colonel avec lequel il est en désaccord le renvoie. Alors que Nancy est aux mains des allemands en 1940, il entre dans la résistance. Il fut arrêté et incarcéré à Compiègne en 1942, où il resta pendant presque deux ans avant d’être déporté à Neuengamme.

Il retrouve les rues de Nancy en 1945. Découvert un soir enroulé dans une couverture, René Muller l’installe dans une chambre qu’il gardera pendant 23 ans.

Il décède le 11 novembre 1969 des suites d’un cancer du poumon.

Quelques oeuvres:

Au Fil du rêve (1910)

La Folle étoile (1923)

Reflets (1929)

Moi, prince de la rue (1937)
(cf)

Robert Laverny, Taverne Alsacienne de la rue Héré, Nancy

Robert Laverny

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Poèmes:

Les Nouvelles littéraires, artistiques et scientifiques :

hebdomadaire d'information, de critique et de bibliographie

Date d'édition :  1929-06-15 

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Sur la place Stanislas

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"Mon âme flotte au vent gris-perle de Lorraine

Lequel, rageusement, persifle à Vaudémont

Et lammente en Sion.

Inespérée, une éclaircie ! Et, sur la plaine,

Trois fines lames d’or, du ciel venues,

Scintillantes saluent.

On voit l’avoir fuir, les peupliers frémir ;

Un hêtre pourpre orchestre la verdure…

Délicieux, un long soupire,

Comme d’amour, nous enveloppe ; hélas guère, il ne dure.

Car déjà, gris et noir, le ciel rallie

Notre mélancolie."

Source : Moi, prince de la rue, Nancy, 1937.
(cf)

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 Le Peuple : organe quotidien du syndicalisme
Auteur  :  Confédération générale du travail (France). Auteur du texte
Date d'édition :  1933-04-30

l'Aéro-Club de l'Est sillonne le ciel Lorrain, semant à perfusion des papillons annonçant la fête aérienne de dimanche

Un de ces voyages a inspiré à notre
ami, le poète Robert Laverny, le poème ci-dessus (16 juin 1933)
 

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Pages de guerre écrites Au Jour le Jour:


"Un long vol d'étourneaux damasquine l'azur;

Le canon tonitrue et la route est hachée Par la mitraille ;

au loin s'écroule un pan de mur,
Et nous fumons la pipe au fond de nos tranchées.
Les balles — c'est l'essaim des guêpes de la mort

Bourdonnent dans le vent que cingle une fusée ;

Un blessé chante et pour mourir fait grand effort ;

Je graisse mon fusil rouillé par la rosée.
Pourquoi mon cœur s'est-il, soudain, senti plus fort

Devant tous ces tués aux mains déjà tachées

Qui semblent s'agripper à quelque espoir encor ?
La Nuit sur nous comme une femme s'est penchée ;

Quelqu'un; veille et bientôt, blottis dans nos tranchées,

Nous rêvons sous un ciel criblé de balles d'or. "

Robert LAVERNY.
Au front - Dans les tranchées 15 Octobre 1914 (cf)

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CEUX QUI TOMBENT:

Ils sont tombés contre un talus ou dans un pré :

Leur dernier geste ébauche à jamais leur souffrance.
Ils sont tombés depuis des jours et l'on croirait

Que la lune a déteint sur leur peau. Quei silence!
Ils n'auront pas, ceux-là, de corbillard poussif ,

Pas de prêtres et pas de dalles sous un if,
Leur tombe, ils l'ont marquée avec leur sang ;

personne Qui les veille, sinon les astres, et, sur eux,

Seul un vol de corbeaux tourne en noire couronne.
Ce matin, l'alouette exalte le ciel bleu;

Dans les vergers, rose et joufflu, sourit  l'automne.
Mais il a bien fallu, soldats, que vous mouriez !
Et vos cendres seront l'engrais de nos lauriers. 

Robert LAVERNY.
Au front - Dans les tranchées Octobre 1914 (cf)

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"Le poète Léon Tonnelier nous communique un sonnet de Robert Laverny. Nous sommes heureux de le reproduire, ainsi que sa citation à l'ordre du régiment :
- « S'est élancé à l'assaut, entraînant les hommes de 50 escouade par son exemple ;
 a été blessé au moment où il atteignait les réseaux de fils de fer des tranchées ennemies"

Journée d'hôpital (Salle 9)

A Sœur Edmond. 

Pour nous soigner, les sœurs ont des gestes de palme.
Dans l'air l'iode laisse un sillage épicé ;

Les murs sont blancs, les sœurs, les lits et les blessés.
De la neige dans une serre tiède et calme.  

Un malade a défait ses draps ; il s'est assis,

Fièvreux ; sur lui, déjà, se penche une infirmière,

Peu à peu il s'apaise. Aux vitres, la lumière

Se traîne, pâle: on la croirait blessée aussi.
On déroule une bande et des flocons de ouate

S'échappent, puis un bruit de fiole et de boite,

Et des plaintes, car c'est l'heure du pansement.
Quand nos tempes, ainsi que des ailes brisées,

Dans la fièvre du soir palpitent doucement,

La main des sœurs nous semble alors une rosée. 

23 Octobre 1915. Robert LAVERNY (cf)

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A Nancy, vient de paraître, imprimé avec soin sur les presses d’Henri Wender, un recueil de vers : « La Folle Etoile », dont le nom de l’auteur : Robert Laverny, est à retenir.

M. Laverny a fait partie du groupe brillant., mais éphémère du Couarail.
Comme Mme de Noailles, dont son art procède jusqu’à un certain point, ce jeune poète avec moins d’abondance peut-être, mais quelquefois plus de rigueur, crée les images et les veut non usagées, ou plutôt à son usage. 

"Chaque espoir a tente mon rêve juvénile

Comme un puits où l’on croit s'abreuver dans un ciel"

écnt-il au début d’un poème qui se termine par ces vers : 

Le Destin n' est-il pas une danse immobile,
Et la rose, une ronde arrêtée un instant ? 

En ces poèmes succincts, qui rappellent les flacons qui contiennent seulement quelques gouttes d’une essence très forte, on préssent une âme, sensible parfois jusqu’à l’angoisse, mais qui volontiers prend le manteau léger de l’ironie et de l’humour : ce qui est à la fois bien lorrain et très moderne.
Au reste, un fin connaisseur de Lettres, M. Emile Krantz, doyen honoraire de la Faculté des Lettres, a rendu justice avec beaucoup d’esprit, dans L' Est républicain , à l’auteur de «la Folle Etoile ». Il a admiré, comme nous, l’étrange plénitude d’alexandrins tels que celui-ci :

"Les trains noirs, tigrés d’or, eh fuite dans la nuit"

Mais, à côté de l’opinion d’un lettré, nous voudrions aussi celle d’un musicien, voire même d’un danseur de Fox-trott, sur la cadence évocatrice de cette « guitare » qui nous semble proche parente d’un « banjo » : 

Des nègres sous la lune,
Dansent avec des anges.

Ce ne sont que des branches
Que la brise importune

Examinez la part cle réel et de fantaisie qu’il y a dans ce quatrain, et pour , finir, (car, à regret, je ne puis tout citer), attablez-vous avec Laverny dans l’auberge banale, surpris d’y trouver, avec lui, le vin chantant le plus délicieux : 

La tranche d’un melon sur la table a bougé,

Molle gondole qui balance quatre mouches. 

Léon MALGRAS. 28 mars 1923
L'Express de l'Est et des Vosges
Date d'édition :  1923-03-28  (cf)

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François Louis Lanfant de Metz

(1814 Sierck-les-Bains- 1892 Le Havre)

Lanfant de Metz: Dessin au fusain et à l'estompe rehaussé de gouache,

signé de l'initiale en bas une fois à droite, une fois à gauche.

Peintre d'histoire et de genre. Lanfant se disait de Metz. Arrivé à Paris à l'âge de 15 ans, il dessine d'abord des compositions originales pour des marchands de papiers peints. Puis il est admis à l'atelier d'Ary Scheiffer, peintre d'histoire, de genre et de portraits. En 1842, il est engagé comme dessinateur par le naturaliste suisse Agassiz et l'accompagne en Suisse et en Italie.  Il quitte Naples à pied et s'engage dans une troupe de comédiens ambulants, réalisant ainsi un rêve de jeunesse. Il quitte  cette troupe et en 1843, on le  retrouve peintre à Paris. De 1843 à 1866, il expose régulièrement au Salon de Paris.

En 1853, il expose  " Visite chez le brocanteur", considérée comme une de ses meilleures oeuvres. Le peintre finit par acquérir une certaine notoriété. Il a un atelier à Paris, Boulevard des Italiens et forme un certain nombre d'élèves.

En 1868, au cours d'un voyage à Trouville avec Courbet, il retrouve d'anciens amis comédiens et rencontre le musicien Louis Tessier qui devient son ami.  Il s'établit au Havre et change complétement sa manière de peindre. Abandonnant la peinture d'histoire, il ne peindra plus que des tablotins de petit format, mettant en scène l'enfance insouciante et espiègle : jeux de bambins, sorties d'écoles bruyantes, batailles rangées, farces, jeux interdits " bon vin", "le dénicheur"), parodies des attitudes, gestes et passions des adultes. La lithographie popularise certaines de ses oeuvres ; Eugène Jouy et Goupil les éditent en couleurs, Barry, Fuhr et Lemoine les transposent au crayon lithographique. Dans ces innombrables scènes enfantines, l'imagination de Lanfant est débordante ; il sait éviter toute redite et ajouter toujours une note attendrie qui rend ses petits comédiens si charmants.

Au Salon de 1845, il présente "Les jardins publics sous Louis XV".

Autre étude de sa vie :

Peintre de sujets religieux, compositions animées, scènes de genre, peintre à la gouache, dessinateur.
Elève d'Ary Scheffer. Il part en Afrique et prend part à la campagne d'Algérie du général Bugeaud et du Duc d'Aumale. Libéré en 1842, il est engagé comme dessinateur par le naturaliste suisse Agassiz. Il effectue un voyage de Naples à Mulhouse. Il crée un atelier, boulevard des Italiens à Paris, il a pour élève mademoiselle Ségalas, fille du chirurgien de Napoléon III. Il réside en Angleterre, puis à Barbizon. En 1868, il se rend à Rennes, où il rencontre Gustave Courbet ; ils vont tous les deux à Trouville. Lanfant de Metz prend le bateau pour le Havre, il y retrouve une ancienne compagne comédienne, et décide alors de s'établir définitivement dans cette ville, vendant ses œuvres aux riches commerçants.
Il expose au Salon de Paris, entre 1843 et 1866, présentant entre autres : Romulus attaque et bat les Sabins,1843 ; Les jardins publics sous Louis XV, 1845 ; Une bouquetière sous la Régence,1846 ; Le nouveau seigneur et le vieux vagabond, et La fiancée du village, 1847 qui lui vaut une médaille d'or. Une rétrospective de son œuvre a lieu au Musée du havre en 1926.
Il est essentiellement le peintre de sujets de genre observés dans le monde des enfants, petits gamins espiègles à la maison, dans les écoles maternelles, les rues, parfois accompagnés d'animaux ; petites scènes dont le style rappelle celui de Louis-Léopold Boilly. On lui doit un sujet religieux, une Sainte Barbe, peinte à Rennes en 1868. Lanfant de Metz traite aussi les tableaux familiers du paysage parisien, avec l'animation de ses petits métiers. Le succès de ces sujets dont les amateurs ornaient les murs de leurs demeures incite souvent l'artiste à les exécuter par paires, plus aptes à compléter le décor d'une pièce. L'œuvre des dernières années de l'artiste est vulgarisée par la lithographie en couleur.
Sources : Bénézit 1999 page 234 tome VIII.

François-Louis Lanfant de Metz "La pêcheuse"

Huile sur toile signée en bas à gauche. 35 x 27 cm. 500 € le 14/10/22 Nancy



François Louis LANFANT DE METZ (1814-1892)

Portrait de René Odinet en grand uniforme René Odinet, armateur au Havre et Consule Général de Perse.
Huile sur panneau signé en bas à droite. Cadre en stuc doré. 55x37cm

1700€ Chinon le 29/11/23

 François Louis LANFANT DE METZ
L'adieu au pêcheur
Huile sur toile signée. 42x33cm  900€ le 17/03/23
Nouvelle vente à Fontainebleau le 17/12/23 2300€

François Louis LANFANT DE METZ
Trois enfants portant des fleurs
Toile signée en bas à gauche Lanfant 57,5 x 46,5 cm 1300€ Paris le 17/03/23

Lanfant de Metz, François Louis

Contreparties : Scènes d'enfants - La surprise. Huile sur toile. Toutes deux signées en bas à droite. Cachet de V. Pluche, Havre, au verso. Chacune 24,5x19 cm.

François-Louis Lanfant de Metz. "La Lecture".

Huile sur toile, signée en bas à droite. 21,5 x 16 cm. 500 € le 14/10/22 Nancy

 

Lanfant de Metz, François Louis , "La marchande de fleurs et deux gentilhommes",

hst, sbg, 81 x 65 cm 2250 euros le 22/10/22 Metz


François Louis LANFANT DE METZ (1814-1892), Deux huiles sur toiles à vue en médaillon formant pendants: " Jeune femme brune avec un enfant jouant avec ses perles dans une alcôve", "Jeune femme blonde lisant avec un enfant dans une alcôve". Signés. (46.5x38 cm) et (56x46 cm).  1050 € Rochefort/mer 2/12/22


François Louis Lanfant de Metz (1814-1892) : "Jeune fille dessinant". Huile sur toile. Signée en bas à gauche Lanfant. 26,5 x.18 cm. 820€ le 07/11/2022 Blois

François Louis LANFANT de METZ (1814-1892) : Portrait de jeune fille,

huile sur toile,  sbd, 41 x33 cm, 470€ Le Havre 23/09/23

François-Louis LANFANT DE METZ  "Visite dans l'atelier" Signée "Lanfant de Metz" sur le socle, Huile sur papier marouflé sur panneau Dimensions : 21 x 16 cm 

600€, Paris le 17/12/23

François Louis LANFANT DE METZ

La reprise, scene d'équitation


35x53cm Signé et daté en bas à droite Lanfant 56

LANFANT DE METZ, FRANÇOIS LOUIS
Le retour du conscrit.
Huile sur bois,
sig. en bas à droite, 15.5x27cm

François Louis Lanfant de Metz

"Garde champêtre et enfants"

Paire d'huiles sur toile formant pendant

Signé bas à gauche et en bas à droite 26x18 cm

1150€ Fontainebleau 27/11/22

 " L'enfant de Metz ". Huile sur panneau. Dimensions: 25 x 20cm

François Louis LANFANT DE METZ

La lecture  HST signée en bas à gauche 39x33cm

500€ Fontainebleau le 18/03/23

François Louis LANFANT DE METZ (1814-1892).

Scène galante. HSToile. Signée. 22 x 27 cm. 500€ Metz le 11/02/24

François Louis LANFANT DE METZ . Jeux d'enfants. HSPanneau. Signée. 19.5 x 7.5 cm.

750€ Metz le 5/02/2023

François Louis LANFANT DE METZ  Les enfants au télécope Huile sur panneau signée en bas à droite 14 x 9 cm


Après le catéchisme

La leçon

LANFANT DE METZ François Louis, 1814-1892
Chevauchée
huile sur panneau 22x16cm
signé en bas à droite 600€ Paris 29/06/23

Louis François LANFANT dit LANFANT DE METZ .

Le gendarme voyeur.

Huile sur panneau signée en bas à droite.15.3 x 8.9 cm280€ Caen 01/04/23


François-Louis LANFANT DE METZ (1814-1892). Scène de rue. Huile sur toile, signée en bas à gauche. 27 x 18,8 cm. 580€ Nancy le 16/09/2023

Lanfant de Metz - Enfant sur une commode Huile sur panneau portant une étiquette au dos N°139 10,8 x 6,5 cm 900 € Paris le 13/10/2023 (sans le cadre)



François Louis LANFANT DE METZ (1814-1892)

L’adieu, HST signée en bas à droite 44x32cm

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François Joseph Aimé de Lemud  (Thionville 1816-Nancy 1887)

Biographie

Peintre, graveur, lithographe et statuaire

Il fréquente l'Ecole des arts de Metz sous la direction de Laurent-Charles Maréchal, puis sera l’élève à Paris de P. Delaroche, où il côtoie également Charles Nodier. A ses côtés, son style se teinte fortement de romantisme.

Sa vie et ICI

Wikipédia

Revue Lorraine illustrée

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Georges de Lemud Ferdinand

Demi- frère d'Aimé

Aimé de Lemud


La maison de Madame Valence place Simone Veil coin rue Mazagran/ Henri Poincaré (anciennement place Thiers) à Nancy avant son  bombardement le 26 février 1918.
L'artiste Aimé de Lemud peintre, graveur est mort dans cette maison en 1887


Aimé de Lemud: Frontispice de 'Notre Dame de Paris" (1831) de Victor Hugo (1802-85) gravé par Auguste François Garnier, 1844 )


Aimé de Lemud: Claude Frollo dans la Petite Chambre de la Tour, illustration tirée de 'Notre-Dame de Paris' (1831) de Victor Hugo (1802-85), gravée par Auguste François Garnier, 1844 )

Aimé de Lemud - Graveur de la veine romantique, peintre, dessinateur, graveur et ferronier, il publia en 1844 "Le Prisonnier" qui lui valut un prix au Salon de Metz.  


Le Café, 1840. - Francois Joseph Aime de Lemud

Aimé de Lemud "Le retour en France des cendres de Napoléon"

Institute of Art Chicago- Lithographie en noir sur papier velin ivoire


Aimé de Lemud "Le retour en France des cendres de Napoléon" Détail

Institute of Art Chicago- Lithographie en noir sur papier velin ivoire


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Georges de Lemud Ferdinand, baron

GEORGES de LEMUD Ferdinand (1825-1874), Baron,

 Vue animée d'un parc (Metz ?), 1856,
 aquarelle vernie (jauni), sbd et datée, 15,5 x  20 cm à vue

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Paul Licourt

Paul Joséphine Théodore LICOURT 

  Né le 3 avril 1848 - Sivry-sur-Meuse, 55490, Meuse

   Décédé le 8 /09/ 1937 à Badonviller, 54040, Meurthe et Moselle à l'âge de 89 ans

   Clerc de notaire, Avoué,

Artiste peintre connu pour ses paysages et ses scènes de genre

14 rue de Guise, Nancy

Extrait di livre : Valeurs et célébrités meusienne LICOURT (Paul-Joséphine-Théodore) Peintre. Né à Sivry-sur-Meuse le 04 avril 1846. Son père, notaire dans cette localité, l'envoya au collège de Verdun où il eut Bastien-Lepage comme condisciple. Dès sa plus tendre enfance, il exerça son talent inné de dessinateur pour inonder de dessins ses cahiers et ses livres Classiques. Il fit des études de droit à Nancy et s'installa dans cette ville comme avoué. Il y resta après la suppression de son étude et fréquenta les artistes de son époque. Ceux-ci lui conseillèrent de se mettre à la peinture. Finalement, à Paris, il devint un des élèves préférés de Harpignies. Après avoir été neurasthénique il revint dans son village natal et s'éteignit à 91 ans; toujours lucide, le 8 septembre 1937, ayant encore fait, la veille, son croquis quotidien.

Un artiste peintre ? Non pas, un peintre artiste. Paul Licourt est un évadé. Il fit ses  études à l*Ecole des Beaux-I Arts ; mais il abandonna la voie dite des professions libérales où l'avait mené, comme tant d'autres, le hasard de sa naissance, et il estima, en sage, que la meilleure façon de vivre est encore de vivre avec la Nature, et que les grandes satisfactions viennent de l'Art.
Paul Licourt, ainsi, se mit à peindre et à dépeindre. Il se révéla bien vite comme un artiste original, à la vision très personnelle.
Licourt se reconnaît entre mille. Il a sa note, sincère et fraîche. Vous reconnaîtrez entre cent, à l'Exposition Corbin, les trois paysages de Paul Licourt : deux Rivières et un Sous-Bois.
Ses dessins sont admirables de synthèse. D'un trait, il crée une attitude, un horizon.
Licourt Jubitait avant la guerre Sivry-sur-Meuse. Ce charmant homme fut longtemps un  réfugié ».
Nous serions heureux de le voir, maintenant, rester - ou plutôt redevenir - de plus en plus, un  réfugié au foyer d'artiste lorrain.(1919)

' bibliographie et Est républicain

Nancy artiste 1883

Le portrait de Licourt par Emile Friant

Paul Licourt "Campagne meusienne près de Sivry", musée lorrain à Nancy

Paul Licourt Les pêcheurs et les peupliers

LICOURT Paul, élève d'Edmond Petitjean, actif entre 1882 et 1924
Promenade en foret
Huile sur toile,.signée en bas à droite 36x24.5cm

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lEMUD
e fille et la Mort
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