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Adrienne Jouclard
Claude Jacquart
Michel Jamar
André Jacquemin
René Jeandelle
Joseph Janin
Nicolas Jacques

Adrienne Jouclard (1882 Onville-1972 Versailles)

Généalogie par Brigitte Hellio Caquelin

Élève de l'École des Arts décoratifs puis de l'École supérieure des Beaux-Arts de Paris, Adrienne Jouclard est une peintre de la vie quotidienne dans la lignée des naturalistes, avec néanmoins un style pictural différent. Ses sujets sont inspirés de son environnement direct : sa Lorraine natale mais aussi de la région parisienne où elle enseigne le dessin. Cette oeuvre documentaire est le témoin de la vie des villes et villages au début du 20e siècle.
Adrienne Jouclard est une talentueuse artiste de paysages expressifs, qui vécut à Paris tout en voyageant beaucoup en Europe et en Afrique du Nord. Entrée aux Beaux-Arts de la capitale en 1901, elle exposera au Salon des artistes français..




Le bal Bullier à l'Observatoire (Montparnasse)  un 14 juillet

La couleur, le mouvement, un bel exemple de l'oeuvre d'Arienne Jouclard, peintre lorrain (Onville 1881-1971) avec ici "Le bal Bullier" qui a fait le bonheur des parisiens avant 1940.




14 juillet



« Vendanges à Onville », une palette aux tonalités fortes et des formes vigoureuses, très expressionnistes. Aujourd’hui Adrienne Jouclard, ne retrouverait ni les viticulteurs, huit au début du 20ème siècle, ni les vignes de ses séjours dans ce village du 54 ou peut-être quelques pieds, mais uniquement une « rue des Vignes «



Cueillette de mirabelles
Huile sur toile signée en bas à droite. 64 x 92 cm.
3200€ le 19/11/22



L'arrachage des pommes de terre.

Huile sur toile. 64X81 cm
Signé en bas à droite et titré au dos 1500 euros Lyon 12/03/22



La récolte de mirabelles



Adrienne Lucie JOUCLARD (1882-1972). Semailles à Troux. Huile sur toile signée A. Jouclard en bas à droite, contresigné et titré au dos. 65 x 102 cm.



La moisson en Woëvre
 une oeuvre d'Adrienne Jouclard sur sa Lorraine natale.



Adrienne Lucie JOUCLARD Scène rurale

Huile sur toile, fixée sur panneau sbd 30x60cm 680€ Brasles le 16/11/23



Adrienne JOUCLARD (1882-1972)

Le pas de deux SBD titrée et résignée au dos 35x27cm
810€ Bayeux 12/11/23



A. Jouclard
Les moissonneurs
Huile sur toile. Signée enbas à droite 34x54cm



Vers les champs à Chambley,
 hst, sbd,  60 x 73 cm




Moisson à Chambly



JOUCLARD Adrienne (1882-1972), Moisson à Onville, hst, sbd, 65 x 81 cm
1200€ Metz le 26/03/34



"Les foins",
huile sur toile,  Signée en bas à droite.  51 x 61 cm.

1000 euros le 29/05/22 Nancy



Adrienne JOUCLARD  Laboureurs. Huile sur toile, signée en bas à droite. 63 x 93 cm.
1350€ Rouen le 16/09/23



Travaux des champs.
Huile sur panneau d'isorel, signé en bas à droite. 20 x 46 cm. 600 euros Avril 2022




Les boeufs
Huile sur toile 33x55.3cm
Signée en bas à droite
250€ Strasbourg le 22/04/23



Adrienne JOUCLARD. Le troupeau, le soir, à Chambley.
 Huile sur toile, signée en bas à droite, titrée et située au revers. 38 x 55 cm.

Nancy 1150€ le 25/02/23



Bord de rivière, Champey-sur-Moselle
huile sur toile, Signé en bas à droite. Dimensions : 65 x 82 cm
1300 euros le 9 juillet 2022 Beaune



 Bord de la Marne-Quai de Polangis,
hst, Signé en bas à droite. Contresigné et titré au dos. Dimensions 55 x 83 cm
2000 euros le 9 juillet Beaune 




Baigneurs à Onville ? Ou baignade, plage de Moulins-les-Metz.

Huile sur carton fort, signée en bas à droite, contresignée et titrée au dos. 24 x 33 cm.



Baignade. Plage de Moulins-les-Metz.

Huile sur carton fort, signée en bas à droite. 24 x 33 cm.
850 euros le 26 mars Saint-Dié



Adrienne Jouclard, "les nageurs"

Huile sur panneau, signée à droite.
H_26,3 cm L_31,3 cm. 1550€ le 15/01/23 Nevers



Adrienne Lucie JOUCLARD  "Sur le ring""
Deux lavis gouachיés, signé en bas א droite.
24 x 31 cm et 25 x 32 cm



Onville



Concours de quilles à Champey



Labourage



Place arborée



JOUCLARD (A.) "Paysage d'Afrique du Nord, probablement la Mosquée Saheb Ettabaâ à Tunis", pastel, sbd, 32x40- 600€ Besançon le 18/02/24



Bédouines à leur métier près du Kef



Adrienne JOUCLARD
 Portrait d'enfant. Gouache et fusain. A vue : 41 x 32 cm.
460€ Caen le
7/09/2023



Etude de bédoins
crayon aqurelle et gouache sur papier



Adrienne Lucie JOUCLARD (1882-1972)
"Bédouines à leur métier"
Huile sur toile
Signée en bas à droite. Également signée et titrée au dos
H 124 x L 89 cm  2200€ Saint-Dié le 21/10/23



Faucilleurs à Bayonville



Vue animée de la rue principale de Villecey



Repos des bucherons



Les écolières

Huile sur panneau.

Signée en bas à droite. 27x32 cm



Le boucher



Procession à Onville



Vêpres à Onville
Quatre femmes en buste
Palais des Ducs de Lorraine Musée Lorrain



Le berger, Musée de Nancy- Palais des Ducs de Lorraine



Portrait de femme



Versailles par Adrienne Jouclar



La neige au Locle (Suisse).
Huile sur toile signée en bas à droite, située au dos. 55 x 46 cm.

3300 / 4224 euros vente du 19 nov 2021



La marelle



La cantine d'école



Adrienne Lucie JOUCLARD . Compétition équestre.
Huile sur toile signée en bas à droite. 38 x 55 cm.

800€ Nancy le 7/10/2023



Adrienne JOUCLARD  Courses à Vincennes. Huile sur toile, signée en bas à droite. Contre signée et titrée au verso. 33 x 45,5 cm. 650€ Rouen le 16/09/23



Course hippique



Jouclard Adrienne. "Course à Maison- Lafitte". Huile sur panneau signée en bas à droite, contresignée et titrée au dos. 27 x 41.



Paysage de montagne (situé au revers)
Huile sur panneau, signée en bas à droite
22 x 27 cm -  480 euros Niort le 31 mars 2022



Course hippique



Adrienne Jouclard. Le départ de la ligne droite à Longchamp.
Huile sur toile. Signée. Désignée au dos. 27 x 46 cm.




Jouclard Adrienne. "Lonchamp Grande Piste"
Huile sur toile. Signée en bas à droite. Titrée au dos. 33 X 41- 450€ Belfort 19/01/23




Course hippique



Patineurs au bassin du Doubs



Les joueurs de hockey.

Huile sur panneau, signée en bas à droite. 22x27 cm



Boxeurs, dessin à l'encre de Chine



 Les deux amies,
HST SIGNEE EN BAS A DROITE - 72x57 cm




Adrienne JOUCLARD, HUILE SUR TOILE, CHATEAU ET PARC - 21x57 cm
 (provient de la vente de l'atelier Jouclard à Paris) 230€ Nancy 26/01/23



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Claude Jacquart (ou Claude Jacquard)
(baptisé à Nancy 1686-Nancy 1736)


 Claude Jacquart est le principal peintre nancéen du premier tiers du XVIIIe siècle. Il est le chroniqueur des grands événements de l'aristocratie lorraine. Elève de Claude Charles, il est formé à Rome où il passe une dizaine d'année avant d'être rappelé en Lorraine pour collaborer aux représentations des Victoires de Charles V sous la conduite de Jean-Baptiste Martin. Professeur à l'Académie de Peinture et de Sculpture, il en devient directeur, puis reçoit le titre de "peintre ordinaire de son altesse royale" par le duc de Lorraine en 1714.



Marche de mariage de sa Majesté Henri-Jacques de Lorraine et d'Anne Marguerite Gabrielle de Beauvau Craon Toile 60 x 110 cm Inscription sur la paroi de la petite estrade en bas à gauche: La marche de mariage de Monseigneur le prince de Lixheim et grand maître de la maison de son altesse royale avec Mademoiselle de Craon (partie illisible, probablement signé ou daté ensuite); Ce texte est reprit sur le cartel au milieu du cadre.
Le mariage entre Henri-Jacques de Lorraine, prince de Lixheim, cousin éloigné du duc Léopold et d'Anne-Marguerite-Gabrielle de Beauvau-Craon, a eu lieu le 19 août 1721, à Lunéville. Cette union permettra au marié d'accéder au titre de grand maître de la maison du duc de Lorraine.
Le tableau représente avec faste le cortège marital sortant du château, encadré d'une haie de soldat et autour duquel est assemblée une foule hétéroclite venue assister à l'événement.
Le château de Lunéville, construit sur les plans de Germain Boffrand, venait à peine d'être bâti; on remarquera les façades et la porte à fronton alors que les toits ne sont pas encore construits.
Bibliographie sur l'artiste: Gérard Voreaux, Les peintres lorrains du dix-huitième siècle, éditions Messene, 1998, p. 88 à 93, et p. 224-225. Bibliographie de l'oeuvre: Christiane de Nicolay-Mazery, Jean-Bernard Naudin, Haroué, demeure des princes de Beauvau-Craon, Edition de l'Yeuse, Musumeci en val d'Aoste, 2002, repr. p.33 et p. 100.


15/6/15 - Acquisition - Lunéville, Musée du château de Lunéville - Lors de la vente du mobilier du château d’Haroué, le musée du château de Lunéville s’est très heureusement porté acquéreur, par préemption et pour la somme de 65 000 €HT, du tableau de Claude Jacquart représentant la Marche de mariage de sa Majesté Henri-Jacques de Lorraine et d’Anne Marguerite Gabrielle de Beauvau-Craon.



Scène de chasse. 1734

 Eau-forte. 
 Claude Jacquart, peintre lorrain, s'adonna à la gravure quelques années avant sa mort. On ne connaît de lui que quelques planches. Celle-ci est dédicacée au prince Charles de Lorraine




 "Le duc Léopold et la Cour de Lorraine en visite au château (aujourd'hui détruit) des Lunati-Visconti près de Frouard"
vers 1725
 huile sur cuivre, musée lorrain de Nancy

Sur le pont entre Frouard et pompey visible sur ce tableau



Recommandé par le peintre Claude Charles, son maître, et sous la protection du Duc Léopold, Claude Jacquart part à 14 ans en 1700 faire son apprentissage en Italie. De retour 10 ans plus tard à Nancy, le Duc le consacre. "peintre ordinaire de Son Altesse Royale " et lui attribue l’honneur de réaliser la fresque monumentale illustrant l’Ancien et Nouveau Testament, qui ornera la coupole de la cathédrale de Nancy (1723-1727).
 Mais l’ouvrage déplut au commanditaire et signa sa disgrâce jusqu’à la mort du duc. On raconta même que la duchesse Elisabeth Charlotte lui lança ces propos peu aimables :  "Je vous avais demandé un ciel et vous m’avez peint un enfer ! » . Il avait de quoi être déconfit pour le restant de ses jours. Néanmoins rien ne confirme que cet échec est responsable de sa mort prématurée à 50 ans, l’année où il grava Le temple de l’hymen.(voir photo ci-dessous). Composée quelques mois avant son décès, faut-il  voir dans ce beau morceau de gravure une marque d’allégeance sincère au jeune duc François III qui succède à Léopold, ou une marque d’estime au peuple des rues de Nancy qui l’ont vu naître?
(référence)

 Le thème de l'apothéose de saint Sigisbert est repris dans la vaste fresque.
 L'oeuvre ne comprend pas moins de 150 figures couvrant une surface de 250 m2 parmi lesquelles on reconnaît la Vierge assise présentant saint Sigisbert à la Trinité



Détail de la fresque de la cathédrale où apparait la représentation de Claude Jacquart
Le duc Léopold à la chasse, vers 1720. (Collection du château de Lunéville)




Le Temple de l'Hymen



 "le Temple de l'Hymen", gravure de Claude Jacquart (détail)

Senémont participa avec d’autres artistes comme Claude Jacquart à la construction du Temple de l’Hymen
Les fêtes données à Lunéville et à Nancy à l'occasion du mariage de François III et de l'archiduchesse Marie-Thérèse, célébré à Vienne le 12 février 1736, furent particulièrement somptueuses. Le « Temple de l'Hymen » construit à Nancy dépassa en magnificence tous les « théâtres d'artifice » du XVIIIe siècle lorrain. Joly fut employé avec les peintres Boulangé, Ducreux, Gergonne, Racle, Marc, L'Espine, Mougenot, Roxin et Senémont.
Une belle estampe de Claude Jacquart montre l'énorme construction, haute de 114 pieds (environ 32 m), érigée place du Marché. Un grand soubassement deux fois à hauteur d'homme avec des décrochements latéraux curvilignes soutient une colonnade à balustrade, avec, au centre, une porte circulaire à deux niveaux couronnée de coupoles superposées. Aux quatre coins, s'élèvent des obélisques incurvés terminés par des aigles en relief et ornés des armoiries de la Ville. L'influence dominante, une fois encore, est italienne, avec des formes empruntées au baroque romain et bolonais traitées dans l'esprit rococo. Des figures allégoriques symbolisant tous les bienfaits que les Lorrains attendaient de cette union : Justice, Abondance, Prospérité, Fécondité, Félicité et Renommée accompagnent les effigies des deux époux couronnés par Cupidon. Le bas des obélisques est encore décoré de peintures au symbolisme amoureux : deux tourtereaux sur la première et, sur l'autre, deux cygnes nageant côte à côte.
Une colonnade inspirée de Saint-Pierre de Rome entourait l'édifice, tout autour de la place, avec des portraits des ducs sur des médaillons rocaille. Joly, qui avait alors vingt-neuf ans, n'était plus un débutant. Il fut un peu mieux payé que les autres peintres, avec 280 livres pour quarante jours de travail. Les comptes ne disent pas quelle fut sa contribution dans la décoration du temple. Boulangé, Gergonne, Ducreux... étant des ornemanistes, on peut supposer qu'il travailla aux portraits et aux allégories.
C. Jacquart et S. Mangeot. Le Temple de l'Hymen, Nancy. 1736. Bibliothèque municipale de Nancy.




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Michel Jamar (Bar-le-Duc 1911- Nancy 9/11/1997)


  Buriniste, graveur sur cuivre et sur bois, peintre, sculpteur, céramiste, lithographe

Généalogie par Brigitte Hellio Caquelin
 
Son père Georges Léonard JAMAR était violoniste et professeur au conservatoire de Nancy. S'étant initié dès l'âge de 10 ans à la gravure sur bois dans l'atelier d'imprimeur de son grand-père, il fut par la suite l'élève des Prouvé à l'École des Beaux-Arts de Nancy. Il a pratiqué les différentes techniques mais avec une prédilection pour le bois de fil dont il utilise habilement les aspérités naturelles. Correspondant pour la France de Xylon, la Société internationale des graveurs sur bois, il est le fondateur et l'animateur à Nancy du « Caveau Saint-Roch », club privé d'amateurs qui s'efforcent avant tout de maintenir la tradition xylographique.
 

Il est dans l'importante lignée des graveurs lorrains.
 Michel Jamar fut également l'un des plus grands créateurs d'ex-libris.
Il obtint en 1981 le grand prix de la gravure sur bois de l'Académie des Beaux-Arts de France et en 1992 à Nancy un Grand Prix pour l'ensemble de sonoeuvre inspirée de Jacques Callot
 
                                  



Portrait de femme





Diable amoureux



Très belle illustration du livre « la mort du Téméraire » de Maurice Garot par le graveur nancéien Michel Jamar (1911-1997).

Rappelons qu’en 2013, la bibliothèque de Nancy a reçu en donation un nombre important d’œuvres de cet artiste.




Le chimiste



en hiver








ex libris de Michel Jamar 1974



(1911 Nancy - 1997). Huitième Congrès d'Exlibris Leipzig 1961. Une sirène est assise dans un filet tenu par 4 pêcheurs. Gravure sur bois 1961. env. 32 x 50, blgr. 50,5 x 66 cm. Signé, daté, titré et numéroté, avec le monogr. dans le bâton.




1974 Gravure sur cuivre "le Mont Aiguille"


Un Mont Aiguille irréaliste planté au milieu d'autres montagnes et non dans la plaine
Formes géométriques proches du cubisme




Le bon samaritain, bois gravé 1968

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André Jacquemin
(Epinal 1904- Paris 1992)


Graveur, peintre, décorateur, illustrateur

Généalogie par Brigitte Hellio Jacquemin

 Il fut l’élève de Charles Waltner et de Jean-Paul Laurens à l’École des beaux-arts de Paris. En 1929, André Jacquemin fonde, avec onze autres graveurs, « la Société de la jeune gravure contemporaine » et obtient, en 1936, le Grand Prix National des Arts, attribué pour la première fois à un graveur.

En 1937, il représente la gravure française à la Biennale de Venise. Il est l’un des acteurs du renouveau de la gravure française entre les deux guerres.  Il devient membre de l’Académie des Beaux-Arts en 1982 et son président en 1989. Il a patronné l’année Callot en 1991.

Entre 1953 et 1974, il est conservateur du Musée international de l’imagerie et du Musée départemental des Vosges à Épinal.

On lui doit près de 1500 estampes dont beaucoup de paysages et sur la Lorraine (Sion-Vaudémont, bassin d’Epinal,...), région à laquelle il est très attaché, des milliers de dessins  et de nombreuses illustrations de livres de luxe (entre autres, la Colline inspirée, L’Oiseau de Jules Michelet, des œuvres de Gide, Colette,…). Ses œuvres figurent dans plusieurs musées français et étrangers.


«Le grand graveur français, fils de nos provinces de l’Est a admirablement exprimé graphiquement la rare poésie du paysage lorrain qui connait sa plus grande beauté en hiver. Les vastes espaces neigeux des grandes routes tragiques et désertes, les ciels lourds de l’hiver ont été magnifiquement évoqués par André Jacquemin… »
André Dunoyer de Segonzac






André Jacquemin et les illustrations de livres :
« Quoique l’illustration d’un livre, pour moi, soit une bataille, je ne veux pas être un tueur : je ne veux pas tuer le rêve du lecteur, toutes les images qu’à la lecture du livre son imagination projette sur l’écran de son esprit. J’ai horreur de l’illustration « à la lettre », c’est-à-dire des illustrations qui tendent à reproduire exactement telle ou telle scène, que le texte évoque et que chacun se représente à sa manière »




"2 novembre" de Maurice Barrès, édition Pierre de Tartas, Bièvres 1979
"Paysage lorrain"

En 1903, dans Amori et Dolori Sacrum, Maurice Barrès retrace son évolution personnelle dans son texte « Le 2 novembre en Lorraine ». Dans ce texte, véritable « point d'orgue » de sa pensée, Barrès développe l'idée que notre « Moi » n'est que « l'éphémère produit de la société », et en vient, à nouveau, à la conclusion que « notre raison nous oblige à placer nos pas sur les pas de nos prédécesseurs » :
« Certaines personnes se croient d'autant mieux cultivées qu'elles ont étouffé la voix du sang et l'instinct du terroir. Elles prétendent se régler sur des lois qu'elles ont choisies délibérément et qui, fussent-elles très logiques, risquent de contrarier nos énergies profondes. Quant à nous, pour nous sauver d'une stérile anarchie, nous voulons nous relier à notre terre et à nos morts. »
— Maurice Barrès, Amori et Dolori Sacrum, 1903.



2 Novembre de Maurice Barrès,
 Village sous la neige et les chardons lorrains (*) par André Jacquemin

(*) en fait, il représente des cardères




‎Les Campagnes hallucinées d'Emile Verhaeren
‎ 1962 Paris, Club du Livre, Philippe Lebaud




Les chênes qu'on abat, André Malraux
Paris : Le Livre contemporain, [1984].



Colline de Giono
16 eaux-fortes originales d'André Jacquemin

Collection La Renaissance. Henri Lefèbvre éditeur, Paris 1946




Colline de Giono, autre illustration d'André Jacquemin



1941 Paris, Les Bibliophiles franco-suisses, la Colline inspirée de Barrès




1941 Paris, Les Bibliophiles franco-suisses, la Colline inspirée
de Barrès



Hiver sous la colline de Sion Vaudémont 1949



Les avoines 1949




Novembre en Beauce 1944



Vallée de Joxley 1973



Dijon vu par André Jacquemin, 1983



Orge sous la colline de Sion Vaudémont 1979



Neige sous la colline de Sion-Vaudémont
Pointe-sèche 1942




Epis de blés 1939



Bestaire 1989



Dégel dans le Jura



Paysage



La Vallée de la Moselle de Maurice Barrès
Paris, Les Bibliophiles de l'Est, 1957.



La colline de Sion derrière les orges




Automne en Meuse, eau- forte 1976



"2 novembre" de Maurice Barrès, édition Pierre de Tartas, Bièvres 1979




 Hure de marcassin (1946). Pointe sèche.



 "2 novembre" de Maurice Barrès
Sur la chemise, superbe décor gaufré de chardons lorrains (*) réalisé d'après un dessin d'André Jacquemin
Edition Pierre de Tartas
(*) en fait l'artiste a dessiné des cardères



Idylle 1985



La chanson sentimentale 1933



Après le bain

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Joseph Janin (Woippy 1851-Raon l'Etape 1910)

Maître-verrier

Wikipedia

Généalogie par Brigitte Hellio Caquelin

Joseph Janin fit son apprentissage à Metz, de 1865 à 1870, puis à Lille et à Arras, de 1871 à 1880. En 1884, il entra dans l'atelier très connu du peintre Victor Höner, à Nancy. Victor Höner, a été présent dans la seconde moitié du 19ème siècle à Nancy (73 avenue de Strasbourg) et à Pont à Mousson (8 rue de la poterne). Son père François Antoine Höner (1807-1886), né à Münster en Westphalie, venu rejoindre de la famille à Nancy en 1840, fut un précurseur de la renaissance de l’art du vitrail en Lorraine, fondant sa société à Nancy en 1847, une dizaine d’années après que Marechal ait fondé son entreprise à Metz. A la mort de ce dernier, survenue en 1897, l’entreprise Höner sera rachetée (1898) par Joseph Janin qui avait été un des élèves et collaborateurs de Marechal à Metz. Joseph Janin hérita de sa renommée.
Joseph Janin, portraitiste distingué, s'est fait un nom dans la peinture sur verre, religieuse, ainsi que dans la peinture d'appartement.
Joseph Janin a rempli de ses beaux travaux la plupart des églises de Lorraine, d'Alsace, de la région de l'Est. Il faut citer surtout ses restaurations pour la basilique de Saint-Nicolas, ses vitraux originaux de Liverdun, de Notre-Dame de Bonsecours, à Nancy, de Saint-Laurent de Pont-à-Mousson, des églises de Troyes, Verdun, Epinal, etc., et surtout l'admirable ensemble des verrières historiées de la basilique du Sacré-Cœur, à Nancy. Ces vitraux d'art reproduisent des scènes magnifiques de la vie du Christ et forment un merveilleux ensemble où l'artiste a su mettre en relief ses remarquables qualités de portraitiste et de peintre, amoureux du coloris et des tonalités les plus harmonieuses.

Quelques dates :

    - Vitrail pour les bureaux de Berger Levrault à Nancy (1901) ;
 en 1996, déposé au musée de l'Ecole de Nancy, Nancy (arrêté de dépôt du 20/09/2002)

    - Verrières historiées de Notre-Dame-de-Bonsecours à Nancy (1904); Les vitraux sont également ornés de fresques dédiées à la Vierge. Ils portent des médaillons illustrant l’histoire de l’église Bonsecours.
    - Vitraux du jardin d'hiver de la Villa Bergeret (le Paon) (1905)
    - Vitraux pour Raymond Poincaré à Sampigny (1906) ;
    - Verrières de Sarrebourg et du Sacré-cœur de Nancy.
    - Vitraux de la basilique du Sacré-Cœur à Nancy (1907) ;

Son nom est resté à côté des artistes-verriers lorrains qui furent les Maréchal, Champigneulle et Höner.

Hommage lors de son décès:
 
Nous avons appris, cette semaine, la mort d'un artiste lorrain bien connu et très apprécié, M. Joseph Janin, le peintre-verrier de la rue Lionnois, à Nancy, le digne successeur des Honer, l'habile décorateur de nombreuses églises et chapelles de notre région;
M. Janin n'avait que 59 ans. Il est mort lundi à Raon-1'Etape, où il était allé se reposer depuis quelques semaines, espérant, dans ce site enchanteur de nos Vosges, retrouver la santé et le calme qu'il avait perdus depuis quelque temps, à la suite de nombreuses tristesses et d'une longue maladie.
Ses obsèques ont eu lieu à Woippy, près de Metz, jeudi dernier.
J. Janin a beaucoup produit depuis quinze ans.
Ses oeuvres, de mérite inégal, mais toutes marquées au coin du bon goût, de la sobriété, avaient une teinte spéciale d'originalité qui les faisait remarquer entre beaucoup d'autres.
Signalons en particulier son oeuvre superbe de l'église du Sacré-Coeur de Nancy, où, dans moins d'une année, il put remplir de grandes scènes historiées les nombreuses baies de la vaste basilique byzantine, scènes appropriées à l'édifice et qui font l'admiration de tous les visiteurs.
Nombre d'églises du pays lorrain conservent des tableaux sur verre, signés de Janin. On en trouve à Liverdun, à Saint-Nicolas (outre de nombreuses restaurations), à Saint-Joseph de Nancy, à Pont-à-Mousson, en Lorraine annexée, jusqu'en Chine, à Ceylan, au Canada, d'où provenaient souvent d'importantes commandes.
L'an dernier, à l'Exposition de Nancy, M. Janin avait envoyé un panneau splendide à l'exposition des Beaux-Arts ; il avait, de plus, décoré, de deux belles verrières d'appartement le pavillon de la Presse, car J. Janin était passé maître dans les grandes compositions pour hôtels, salons, vérandas fermées, châteaux, etc..
Nos cimetières, également, dans leurs chapelles funéraires, conservent beaucoup de tableautins de Janin, qui possédait à fond l'art du dessin et de la facture du vitrail artistique suivant la technique des grands maîtres.
L'ensemble des vitraux de Bonsecours, si discutés à cause de leur ton neutre de grisaille, terne et monotone, lui fait cependant grand honneur. Les vitraux sont ornés de fresques dédiées à la Vierge. Ils portent des médaillons illustrant l’histoire de l’église Bonsecours.
Il n'a pas dépendu de lui que ces vitraux ne fussent réchauffés par des ors, des couleurs agréables qui auraient donné toute leur valeur à ces jolis médaillons historiques.


Octobre 1909



Par le peintre- verrier Joseph JANIN (Woippy 1851- Raon-l’Etape 1910), un important vitrail à décor d'un garde de la Renaissance, grisaille (ensemble de couleurs ternes), porte la signature J. JANIN à Nancy, Dim. 260 x 107 cm.
Peintre-verrier, 12 rue Lionnois, à Nancy.
Vente 1700 € Bar-le-Duc 14 Mai 2023



"Le paon" par Joseph Janin, maison Bergeret

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Nicolas Jacques (Jarville 1780 / Baptême à Heillecourt -Paris 1844)
6 rue de Seine Saint-Germain

Dictionnaire général des artistes de l'Ecole française 1882-85
Son fils Amédée-Florent philosophe

Généalogie par Brigitte Hellio Caquelin

JACQUES (Nicolas), peintre d’histoire et miniaturiste, né à Jarville en 1780, mort à Paris le 21 mars 1844 . Cet artiste vint étudier à Paris dans l’atelier de David  et se livra d’abord à la peinture d’histoire. La difficulté de  vendre ses ouvrages l’ayant réduit à une extrême pauvreté, il fit de la miniature, probablement sur les conseils de son compatriote Lorrain, J.-B. Isabey. Celui-ci  lui donna des leçons, et Jacques ne tarda pas à prendre  place parmi les bons miniaturistes du commencement du 19ème  siècle. Il exposa pour la première fois au Salon  de 1804 : Le frère de l’auteur au milieu de sa famille, et  continua régulièrement jusqu’en 1840 à prendre part  aux expositions parisiennes. Il exécuta notamment  plusieurs portraits de membres de la famille impériale  (peut-être grâce à l’appui d’Isabey, notamment ceux  de la Reine Hortense, de Bernadotte, de Joséphine, de la  Princesse Borghèse. Après la Restauration, la protection  du duc d’Orléans, qui lui fut continuée après l'accession de celui-ci au trône, lui fournit l’occasion de peindre  plusieurs effigies officielles : La Famille royale, Cheru- bini. Cuvier, Benjamin Constant, Léopold Ier roi des Belges, Mme de Lavalette, il peignit aussi des portraits d’artistes : Mlle Mars, Mlle Rose Dupuis, Mme Gévaudan. On voit de lui au musée Roumianzeff : La Forge (cf)

Nicolas JACQUES , élève de David et d'Isabey, sera actif jusqu'aux années 1830. Il est très vite introduit auprès de la clientèle prestigieuse, il fut en effet l'un des meilleurs miniaturistes de son temps, exposant au Salon de 1804 à 1844. Après s'être émancipé de son maître Isabey, pour avoir copié les effigies de Marie-Louise et de Napoléon, il peint ses propres originaux pour sa clientèle, et devient l'un des fournisseurs de la famille d'Orléans.
 Nicolas Jacques vint étudier à Paris dans l'atelier de David et se livra d'abord à la peinture d'histoire. Face à la difficulté de vendre ses ouvrages, l’ayant réduit à une extrême pauvreté, il se concentra sur la pratique de la miniature, encouragé et aidé par Jean-Baptiste Isabey. Il devint rapidement un artiste réputé comme l' un des meilleurs miniaturistes de son temps. Il exposa pour la première fois au Salon de 1804 avec   " Le frère de l'artiste au milieu de sa famille". Sa participation au Salon sera régulière jusqu’en 1840. Proche des cercles bonapartistes, il exécuta notamment plusieurs portraits des membres de la famille impériale, notamment ceux de la Reine Hortense, Bernadotte, Joséphine et la Princesse Borghèse. Toujours sous la protection du Duc d’Orléans après que ce dernier soit monté sur le trône, Jacques peint plusieurs effigies officielles telles que La Famille Royale, Madame de Lavalette ou encore Benjamin Constant.

On lui doit la superbe boîte à musique en malachite et bronze doré de 1825, ornée de 11 médaillons aux portraits de la famille de Louis-Philippe, cadeau de Madame Adélaïde au duc de Bourbon à l'occasion du baptême de leur filleul, le duc d'Aumale, conservée au château de Chantilly (inv. OA1743, ill. 1).
(photo ci-dessous)





Acte de naissance de Nicolas  Jacques



Nicolas Jacques, famille de Louis-Philippe Château de Chantilly

Boîte à musique en malachite et bronze doré dont le couvercle est orné de 11 médaillons représentant : le roi Louis-Philippe (1773-1851), la reine Marie-Amélie (1782-1866), leurs enfants et leur soeur : le duc de Chartres (1810-1842), Madame Adélaïde (1777-1847), la princesse Marie d’Orléans (1813-1839), le duc de Nemours, la princesse Louise d’Orléans (1812-1850), le prince de Joinville, la princesse Clémentine d’Orléans (1819-1890), le duc d’Aumale (1822-1897) et le duc de Montpensier.

Les dimensions de la boîte : H. 18,5 ; L. 27,5 ; Pr. 20,6 ; Les dimensions des peintures : adultes : H. 4,5 ; L. 3,5 ; enfants : H. 2,2 ; L. 1,8.

Cette boîte à musique est au musée Condé au château de Chantilly



    Nicolas Jacques
    Une jeune femme, en robe noire brodée rouge avec un col blanc bordé de fichu, un nœud en ruban rose noué autour du cou, ses cheveux noirs séparés au centre, coiffés de boucles et relevés. Taille 6.6cm

"Portrait d'un ancien émigré", coffret avec miniature, 1802(1802) 6.2cm



    Nicolas Jacques

    Portrait de la comtesse Jacquette Pauline d'Aure , 1822

    watercolor and gouache 14x10.5cm
et
Portrait miniature de Charlotte-Xavière Daru en robe blanche, perles dans les cheveux



Nicolas JACQUES (Jarville, près Nancy, 1780- Paris, 1844). Jeune femme blonde en robe blanche, à mi-corps de trois-quarts à droite sur fond de ciel miniature sur ivoire signée et datée à droite: Jacques. 1812. H_5,4 cm L_3,8 cm, (à vue), montée sur une broche en or (poinçon tête de cheval), revers en ivoire. Poids brut : 15 grammes, 18K, 750°/00. H_6 cm L_4,4 cm, avec la monture .



    Nicolas Jacques

    Portrait d'officier des gardes du corps du roi en buste de trois-quarts vers la droite , 1818
Miniature sur ivoire 7.8x6cm

    A portrait miniature of the English Admiral Clockett , vers 1820
    gouache on ivory, miniature 19x15cm



Nicolas Jacques  Portrait de dame au foulard bleu, miniature vers 1810



    Nicolas Jacques

    Portrait of Napoleon
Ivoire 5.38x4 in.

et

Portrait de Louis-Philippe, duc d'Orléans (1773-1850)
Rare miniature ovale peinte sur ivoire, signée à droite "Jacques.", figurant le futur roi Louis-Philippe en buste de face, la tête légèrement tournée vers la gauche, en uniforme de colonel des Hussards, portant le cordon et la plaque de l'ordre du Saint-Esprit.

Époque Restauration, vers 1820.

Dans son cadre en bronze doré d'origine surmonté par un noeud enrubanné de style Louis XVI attribué à Giroux.

H. 7,4 x L. 6 cm. Cadre : H. 13 x L. 9 cm.



Nicolas JACQUES, d’après Ecole française du XIXème siècle. «Portraits de Louis Bro de Comeres en grand uniforme de Capitaine des Hussards de la Garde Impériale et de Marie-Louise- Joséphine-Laure de Comeres en robe de velours noir, accoudée.» Deux miniatures ovales sur porcelaine signées Mathieu Deroche. Vers 1850 (d’après un original daté de 1810). Hauteur: 12,8cm Largeur: 9,5cm  Historique : Marie-Louis-Joéphine-Laure de Comeres, fille du baron de Comeres et de Mademoiselle Arnault (sœur de l’Académicien éponyme), épouse du Lieutenant- Général Louis Bro, et mère du Colonel Olivier BRO, baron de Comeres, née à Versailles, le 2 Novembre 1788 et décédée à Paris, le 10 aout 1845.



Nicolas Jacques (1780 - 1844)
Trois jeunes filles et un garçonnet 1810
Grand Palais Musée du Louvre



JACQUES, Nicolas,  Demi-portrait de femme avec robe fluide et foulard, fleurs dans les cheveux, signé Jacques, dimension à vue 4,25" dia.. Cadre rond en laiton doré et porcelaine bleue 5,75".



Mademoiselle Mars.
Lavis brun sur esquisse de sanguine et deux rehauts de gouache blanche dans les yeux.
D. : 12 × 8 cm (de forme ovale).

Ce dessin est probablement en rapport avec la miniature sur ivoire de N. Jacques datée vers 1810 représentant
l'actrice Anne Françoise Hyppolyte Boutet-Salvetat, dite Mlle Mars (1779 Paris - 1847) dans le rôle de « Betty ». Théâtre Français


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Autre recherche à partir de l'initiale du nom de l'artiste:

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