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Grandville

Emile Gallé
Jean Girardet
Jacques Grüber
Antoine-René Giguet
Guinzbourg
Francis Grüber
Claude Gellée dit Le Lorrain

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Jean-Ignace-Isidore Gérard dit Jean-Jacques Grandville
 (Nancy 1803 – Vanves 1847)

Généalogie par Brigitte Hellio Caquelin
On pourra lire









Le monument initial de 1893 par Ernest Bussière avec son aspect et son emplacement initiaux
 la Muse au miroir, en bronze, disparue du côté de Bordeaux pendant la guerre de 1940-45

Fleurs animées, bas-relief du monument  de Grandville

Ce fameux caricaturiste, illustrateur et lithographe a certes beaucoup illustré par la gravure des ouvrages comme "Le dimanche d'un bon bourgeois", les "Fables de La Fontaine" ou encore les "Chansons de Béranger", travaillé pour les revues satiriques comme "La Caricature" ou "Le Charivari".

 Il est cependant beaucoup plus apprécié pour sa multitude de dessins et surtout pour son univers zoomorphe que l'on trouve dans des recueils tels " Les Fleurs Animées", les "Scènes de la vie publique et privée des animaux", "Les animaux peints par eux- mêmes", ou encore les "Métamorphoses du jour".

« Les Métamorphoses du jour » constituent le premier grand succès de Grandville et annoncent trois aspects majeurs de son oeuvre : la fantaisie, la satire morale et la caricature politique
 
Un père musicien et miniaturiste, c’est dans ce domaine qu’il travaille en premier puis rapidement dans la caricature en créant des personnages mi- hommes mi- animaux là bien connus de tous. Ses premières publications dès son arrivée à Paris à l’âge de 20 ans sont notamment les « métamorphoses du jour », 70 scènes de la comédie humaine sous forme de caricatures de la vie politique utilisant des personnages à têtes d’animaux. Puis, il illustre avec succès les journaux politiques de l’époque comme la » la Caricature » et « le Charivari » .
Il sera conduit à contourner la censure établie par Thiers (loi de 1835 sur le dessin et la caricature). Victime de procès, il en est réduit à illustrer des ouvrages classiques comme les Fables de La Fontaine ou Don Quichotte.
 Il a également continué à publier des recueils de lithographies : Les Cent Proverbes, Un autre monde (1844), Les Fleurs animées. Il participe aux illustrations des Scènes de la vie privée et p
ublique des animaux (1840-1842), une satire initiée par Jules Hetzel en référence à La Comédie humaine, et au Diable à Paris.
À la mort du dessinateur, une grande partie de ses dessins revient à son fils et exécuteur testamentaire Armand Grandville.
En 1893 et 1894, ce dernier partage la collection entre le Musée des beaux-arts de Nancy (1 432 dessins), le Musée lorrain (58 dessins), la Bibliothèque publique de Nancy (522) et la Bibliothèque nationale de France à Paris (15 dessins).



La scène se passe à Nancy, Place Carrière. On aperçoit au fond l'arc Héré.
MBA Nancy



Les fleurs animées



Sur le chardon lorrain, la croix de Lorraine, les alérions et la devise de Philippe de Gueldre "Ne mi toqués, il point" on pourra se rafraichir la mémoire dans ces pages



Le caricaturiste nancéien avec "le jongleur des mondes"  a inspiré Queen pour la pochette de l'album "Innuendo", une simple mise en colorisation en fait, et également Charlie Chaplin dans la scène du dictateur où ce dernier jongle avec un globe terrestre.



Par Jean-Jacques Grandville en collaboration avec Eugène Forest une belle lithographie de 1832 « la chasse à la liberté » parue dans "La Caricature politique, morale, littéraire et scénique", volume 5, 1er novembre 1832 (Planches n°213 et 214). Au premier plan de cette composition, les seringues ou clystères évoquent les lances d'incendie utilisées contre la foule, pour la première fois, lors d'une émeute en 1831. En mai 1831 en effet, le gouvernement emploie une pompe à incendie contre les manifestants, ancêtre des modernes canons à eau. L'utilisation de cette nouvelle arme de répression fait les délices des caricaturistes : aux côtés du parapluie, la seringue à clystère devient l'un des attributs de Louis-Philippe dans les dessins satiriques du temps. Dans le fond de la scène, quelques chasseurs abattent les journaux d'opposition qui s'envolent, et, à droite, figurent les principaux ministres, la personne du roi, et celle de Vidocq, le chef de la police, qui retient des chiens



L’une des illustrations ici des Métamorphoses du jour.(chapitre I)




 Exemple de travail de Granville pour "la Caricature". Nous sommes sous Louis-Philippe.



Les Ombres portées, planche 1, La Caricature, n°2, 11 novembre 1830, lithographie coloriée, Nancy, musée des Beaux-Arts.

.... un curé, un bourgeois, je ne sais trop qui, leurs ombres sont respectivement un dindon, un goret, un diablotin ; le dernier, le lecteur du journal, qui se tourne vers son ombre et aperçoit un pion.



Une grenouille en manteau, tenant un chapeau et une canne- Vers 1840



 "Les animaux musiciens"



Six barbes en trois secondes, ou les barbes à la vapeur, de Grandville paru dans le Magasin Pittoresque en 1835. Dessin lui même inspiré du récit du moulin à raser la barbe des Variétés historiques et littéraires de 1749
.



Les Savants étudiant le rentier; et Une Guêpe et une araignée

Graphite, plume et encre brune, sur papier vélin



Louis-Philippe tuant la Constitution en 1848
Plume et encre brune, crayon noir, estompe.
Passé à la pointe en vue d'un report.
18,2 x 22 cm
La lithographie en sens inverse a été publiée par Armand
Dayot dans son livre Journées Révolutionnaires p. 33
Le croquis de la tête de Soult au dessus de Louis Philippe a été supprimé dans la lithographie.




 Les Métamorphoses du jour; ici la famille de scarabées




Le corbeau et le renard

 Maître Corbeau, sur un arbre perché,
           Tenait en son bec un fromage.
       Maître Renard, par l'odeur alléché,
           Lui tint à peu près ce langage :
       Et bonjour, Monsieur du Corbeau,
    Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
           Sans mentir, si votre ramage
           Se rapporte à votre plumage,
     Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois.
À ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie,
           Et pour montrer sa belle voix,
   Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
   Le Renard s'en saisit, et dit : Mon bon Monsieur,
              Apprenez que tout flatteur
     Vit aux dépens de celui qui l'écoute.
   Cette leçon vaut bien un fromage sans doute.
           Le Corbeau honteux et confus
   Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus.




Les Poissons dAvril, "un Autre Monde" 1844



La cigale et la fourmi


La Cigale, ayant chanté
Tout l’été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue.
Pas un seul petit morceau
De mouche ou de vermisseau.
 
Elle alla crier famine
Chez la Fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque grain pour subsister
Jusqu’à la saison nouvelle.
« Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l’août [1], foi d’animal [2],
Intérêt et principal. »
 
La Fourmi n’est pas prêteuse ;
C’est là son moindre défaut [3].
« Que faisiez-vous au temps chaud ? »
Dit-elle à cette emprunteuse.
« Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise. »
« Vous chantiez ? J’en suis fort aise. [4]
Et bien ! Dansez maintenant. »



Les métamorphoses du jour 1829



Promeneurs place Carrière à Nancy 1824 document Benoit Brabant groupe NancyRetro

Plume et encre brune, " Je ne sais pas ce que j'ai mais c'te soif là n'est pas naturelle "



Jean-Ignace-Isidore Gérard, dit Jean-Jacques GRANDVILLE

Les Deux voyageurs
Illustration pour l’édition de 1845 des Fables de Florian, publiées par Garnier Frères, Paris.
Plume et encre brune.
Timbre sec de la vente de l’atelier en bas (L. 1478a).
13,8 x 10,6 cm
Provenance :
Vente de l’atelier de l’artiste, Paris, 4-5 mars 1853, partie de la cinquième série (« Fables de Florian »).

 Dessin préparatoire à la gravure illustrant « L’orage », pour l’album des œuvres complètes de Béranger, 1839 Plume et encre brune, lavis brun passé au stylet. 9,7 x 10,5 cm quatre coins coupés Provenance : Vente de l’atelier de l’artiste, son cachet (L.1478a), Paris, 4-5 mars 1853, partie de la première série (« Les chansons de Béranger »).

« Les Libertés en cour d’assises », 1832
(Les libertés en accusation)
Plume et encre brune.
Le verso du dessin a été passé au poncif.
Cachet de la vente de l’atelier en bas à droite (L.1478a).
25,2 x 37,5 cm
Provenance :
- Vente de l’atelier de l’artiste, Paris, 4-5 mars 1853, partie de la neuvième série (« caricatures politiques 

Projet d’illustration pour Gulliver
Plume et encre brune.
Cachet à sec dans le bas de la vente Grandville (L.1478a).
15 x 11 cm
Projet d’illustration pour Voyages de Gulliver dans des contrées lointaines. Vol. 2 par Swift, publié par H. Fournier, Paris, 1838.
Provenance :
Vente de l’atelier de l’artiste, Paris, 4-5 mars 1853, partie de la treizième série (« Gulliver »).




"Orage", gravure et étude préparatoire



Un après-midi au jardin des Tuileries

Huile sur toile






Dessins du Vieux Jéricho à Malzéville par Grandville (doc Alexis Eric  Schneider)

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Emile Gallé (Nancy 1846-Nancy 1904)

Généalogie par Brigitte Hellio Caquelin


Voir aussi Art Nouveau / Ecole de Nancy

Emile Gallé, maître de l'Art Nouveau

Reconnaître un faux Gallé

Ecrits pour l'art par Emile Gallé 1908


La céramique de Charles et d'Emile Gallé au musée de l'école de Nancy:
volume 1 volume 2

En 1877, Emile Gallé prend la suite de son père, Charles Gallé, à la tête de l'affaire de verrerie et de céramique de sa grand-mère maternelle, Marguerite Reinemer. Les fabrications sont réalisées, sur ses indications, à Meisenthal, Raon-L'Etape ou Saint-Clément, la commercialisation à Nancy. Très vite il se distingue par un art nouveau inspiré de la nature et par des techniques nouvelles, pour la verrerie mais aussi pour le mobilier qu'il fabrique à Nancy à partir de 1885. En 1894, il installe dans sa propriété de la rue de La Garenne à Nancy, un four de verrier qui lui permet d'avoir sa propre cristallerie et de réunir sur place toutes ses créations. L'Exposition Universelle de Paris 1900 verra son triomphe : Grand prix du jury international, la distinction suprême, pour la verrerie et pour le mobilier, croix de commandeur de la Légion d'Honneur. Il est encore remarqué pour ses prises de position contre le massacre des Arméniens ou en faveur du capitaine Dreyfus, qui lui valent de nombreuses inimitiés mais aussi de forts soutiens. L'année suivante est créée « L'Ecole de Nancy » ou « Alliance provinciale des industries d'art » dont il est nommé président pour quatre ans, les vice-présidents étant Antonin Daum, Louis Majorelle et Eugène Vallin. Après sa mort en 1904, l'entreprise est dirigée par sa femme Henriette, puis par son gendre René Bourgogne. C'est à son unique petit-fils Jean Bourgogne que reviendra la tâche de fermer les Etablissements Gallé qui n'ont pas survécu aux conséquences de la crise de 1929.



Photographie jointe à un rapport de Gallé à l'occasion de la 8e exposition de l'Union centrale des arts décoratifs en 1884.

Photographie  non signée de format 5 x 8,5, tirée sur papier albuminé par Otto Wegener de Paris, représentant Emile Gallé dans une pose de tête et d'épaules, avec l'empreinte du photographe sur le support inférieur.



Guéridon aux libellules, c. 1890-1901 

Noyer mouluré et sculpté, les plateaux à décor marqueté d'une libellule et de feuillages dans un paysage lacustre. Le piètement à trois jambages galbés figure des libellules géantes aux ailes déployées, finement sculptées en relief.

Le plateau supérieur en léger retrait, à ceinture mouvementée ornée de motifs végétaux débordants, présente un décor de libellules, de flore de marais et de plan d'eau en marqueterie de bois précieux.

Le plateau d'entretoise de forme trilobée est marqueté de feuillages stylisés.

Signature nouille "Gallé" marquetée sur le plateau.



Emile GALLE (1846 - 1904)
Mobilier de salon d’après les céréales, les coquelicots, la fleur de pomme de terre, le blé de mai.
Modèle créé en 1898 et présenté à l'Exposition universelle de 1900.

Exceptionnel salon en hêtre et noyer sculpté composé d'un canapé trois places , de deux fauteuils et de quatre chaises.
Chaque dossier présente un décor ajouré d'épis de blés stylisés, surmonté de part et d'autre de poricides de coquelicots.
La partie haute des dossiers des quatre chaises est marquetée de motifs floraux en bois exotiques .
Les accotoirs et leurs supports sont finement torsadés et présentent une sculpture simulant des racines qui se prolongent sur des pieds fuselés rainurés tourbillonnants.
Assise recouvert d'un nubuck beige.
Les quatre chaises sont signées "Gallé".
Canapé : 120 x 140 x 62 cm
Chaises : 111 x 45 x 45 cm
Fauteuils : 113 x 62 x 53 cm
40000€ le 4/11/22

Bibliographie :
-Philippe Garner : "Gallé", Flammarion, Paris, 1977, fauteuils reproduits dans une photo circa 1900 de la salle à manger personnelle d’Emile Gallée à La Garenne page 24 et dessin du canapé "La gerbe de blé" présenté à l’Exposition Universelle de Paris en 1900 reproduit page 78.

-Alastair Duncan and Georges de Bartha : "Gallé Furniture", Antique Collectors Club, 2012, canapé, chaise et fauteuil reproduits page 65 sur une photo en du journal La Lorraine du 1er novembre 1900 et fauteuil et chaise reproduits page 267.

-Emile Gallé : "Le Mobilier contemporain orné d'après la nature", Revue des arts décoratifs, Paris, 1900, N°20, canapé et chaises reproduits en tête de l’article page 42

-Alastair Duncan, "The Paris Salons 1895 - 1914, Volume III : Furniture", Antique Collector's Club, 1996, modèle reproduit page 223 sur une photo de l’Exposition Universelle de Paris de 1900.

-"L'école de Nancy, 1889-1909. Art nouveau et industrie d'art", Paris, Réunion des musées nationaux, 1999, Catalogue de l'exposition à la galerie Poirel de Nancy du 24 avril au 26 juillet 1999, chaise reproduite page 74 et fauteuil reproduit page 308 vignette 158.

Muséographie :
Le Musée d'Orsay conserve une chaise dites "Les 3 Epis" dans ses collections sous le numéro d'inventaire OAO 597 1.




Emile Gallé
Vitrine à livres d'art, dite de Noël : "La Flore hivernale" 1889

Credit:
Photo (C) RMN-Grand Palais (musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski
musée d'Orsay

Cette précieuse vitrine, fantaisiste apothéose de l’hiver, est l’un des meubles de luxe présentés par Emile Gallé à l’Exposition universelle de 1889. L’ébéniste compose et menuise le noyer pour figurer les motifs lorrains, réservant l’amboine, bois d’Asie du sud-est, aux motifs exotiques de loupes exploitées en placage. Gallé, déjà connu comme céramiste, se réfère au style Louis XV. Ce faisant, il réduit le risque de rejet par ses clients d’une production récente issue de ses ateliers d’ébénisterie ouverts à Nancy depuis 1884. Par ailleurs, le choix de ce style préfigure l’attrait porté par les artistes de l’Art Nouveau au curviligne. La flore naturaliste est déclinée dans la partie basse en un bas-relief de branches de houx et de sapin qui dissimule un tiroir à jouet, tandis que, bravant les frimas, l’hellébore, rose de Noël, apparaît coiffant la vitrine ou intégrée à la marqueterie des divers panneaux. « Conte d’hyver/ Un conte gai ? / Un conte triste ? », une citation libre extraite du Conte d’Hiver de Shakespeare préside à l’exposition de publications illustrées propres à la Nativité derrière les glaces gravées d’une vitrine artificiellement givrée.
Les Arts Décoratifs au Musée d'Orsay 1848-1889


Courrier adressé par Emile Gallé pour l'exposition des Arts décoratifs de 1884 sur ses techniques de production

Projet de travail de l'artiste (contenant de nombreuses corrections) de son rapport au jury de la VIIIe Exposition de l'Union centrale des arts décoratifs sur la production et la fabrication de son verre, comprenant divers spécimens, et présentant des détails sur les procédures techniques de décoration et les diverses nouvelles applications qui en découlent, notamment les nouvelles colorations du verre, y compris les doubles et triples marbrures, les imitations de pierres précieuses, l'utilisation de bulles d'air, l'extension de la palette des émaux opaques sur verre, l'utilisation d'émaux transparents et translucides sur verre (autres que l'émail à l'oxyde de cobalt), les décorations rares et étranges et les nouveaux procédés de gravure, etc., L'exposant présente cette année des tons colorés à partir de la masse (oxyde de chrome, oxyde de fer et diverses combinaisons d'oxyde de fer, de cobalt, de manganèse) ; des imitations libres de pierres précieuses, transparentes, translucides ou marbrées de veines opaques. Ces colorations sont obtenues par l'introduction de divers oxydes et sels métalliques dans le verre, de verres opalins, et de verres colorés à l'oxyde d'or ou de cuivre.... Il présente encore des verres avec l'introduction de feuilles d'or, de platine, enfin quelques doublets et triplets à feuille marbrée. Certains spécimens offrent des effets absolument nouveaux, dont l'emploi sans précédent, ni moderne, ni ancien, n'offre aucun exemple..... l'exposant demande au jury d'examiner les échantillons suivants..... étui à cigares à lumière octopus.... pot cylindrique et plateau..... bassine avec bouchon de verre, couleur saphirine, ou couleur quartz bleu (composition à base de potasse) avec émaux translucides......Emile Galle rappelle incidemment que le verre, coloré avec une petite quantité d'oxyde de cobalt dans un joli ton saphir, couleur qui a été depuis vulgarisée par certains verriers français et étrangers, a été émis par lui en 1878.....(et).....commercialisé par lui sous le nom de Clair de Lune, il a été produit successivement en Allemagne sous le nom de Mondschein et en Angleterre sous celui de Moonlight Glass. Un échantillon de cette teinte est visible au musée des Arts décoratifs......Les verres marbrés aux couleurs violettes et bleutées révèlent la présence d'or. Ces marbrures sont jaunâtres par réflexion et rouges ou roses par réfraction.....Ces couleurs, intéressantes du point de vue des techniques, ne le sont pas moins en matière de décoration pour les ressources qu'elles offrent à l'artiste. Malheureusement, en ne considérant que l'usage industriel, ce procédé ne semble pas très pratique, son effet étant trop variable..... il demande encore quelques dépenses d'imagination pour créer des sujets intéressants à partir de leurs formes étranges..... l'exposant présente également des verres teintés contenant des feuilles d'or et de platine introduites dans le verre afin de servir de premier plan aux émaux..... toutes les décorations des exposants sont faites à la main...... le vif désir de créer....des émaux sur verre, une production au caractère vraiment moderne et français, a conduit l'exposant à rechercher les couleurs que ni les émailleurs de Damas ou de Venise, ni les peintres allemands n'ont utilisées dans leurs productions, quelques rouges et bleus par exemple, quelques noirs, jaunes et verts, quelques violets, roses et violets, et surtout des demi-teintes, des nuances fines et brisées, des gris, des tons chair et ivoire. Leur utilisation judicieuse, sans heurter le décor du verre, peut lui ajouter une certaine piquante..... adéquation diverse entre le décor et la destination des objets avait conduit Galle à rechercher d'autres émaux translucides que le vieux et magnifique bleu dérivé du cobalt. Certains objets devant représenter les décors par réfraction aussi bien que par réflexion, il devenait nécessaire d'élargir la palette des émaux dans un sens contraire à l'opacité.....Emile Galle apporte le plus grand soin à la composition des dessins destinés à être exécutés en gravure touret. Il n'utilise jamais la gravure à l'acide fluorhydrique. Elle ne peut lui être d'aucune utilité dans les effets artistiques qu'il recherche.....'. Dans le projet, Galle détaille plus de quatre-vingts objets en verre qu'il présente à l'exposition, dont des vases, des flacons à parfum, des bols, des tankards, des gobelets, des cornets, une horloge (fabriquée pour la reine d'Italie), des cruches, des verres à vin, etc.




Nancy, un vase rare d'Emile Gallé, "les pins"

 
Dans les 10 dernières années de sa vie, les créations d’Émile Gallé deviennent de plus en plus abstraites, mystérieuses. Ici les couches humides et spongieuses d’une sombre forêt dense de pins fascinent Gallé
 Il mêle ici sur plusieurs couches les inclusions, les applications, la marqueterie, les oxydations et salissures. 1903.



  Autre vase de 1903, "les Pins" par Emile Gallé, le plus beau ou le plus technique, celui du Corning Museum.of glass.

Dans ce vase, la décoration évoque les couches humides et spongieuses d'une forêt de pins sombre et densément boisée. Le terme "marqueterie" se réfère à des éléments décoratifs qui sont intégrés dans la surface du verre. La technique a été développée par Gallé, qui l'a breveté en 1898. Elle est dérivée de la technique de la marqueterie utilisée pour décorer les meubles en bois, qui était aussi une spécialité de l'atelier de Gallé. Sur le plan technique, soufflage du verre, opalescence, décoration appliquée, iridescence, gravure à l'acide, découpage, gravure.

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Concernant la célèbre coupe "Rose de France" ou "Coupe Simon" au MBA de Nancy
 (photo ci-dessous):

  "Jules Léon Simon est issu d'une très ancienne famille de jardiniers de Metz, en activité depuis 1769. Spécialiste des roses, il a choisi de s'installer à Nancy après l'annexion allemande. Il est élu président de la Société Centrale d'Horticulture de Nancy dès sa création 1877 et président de la Société des Rosiéristes Français.

 A l'occasion de son départ de la société en 1901, Simon reçoit cette exceptionnelle coupe réalisée par Emile Gallé gravée de l'inscription : "La Société d'Horticulture de Nancy - 1877-1901. A son affectionné Président Honoraire Léon Simon" (Nancy, musée de l'Ecole de Nancy, inv. AD338. Don des fils de Léon Simon, 1913)
 La coupe tire son thème d'une rose très particulière. Gallé choisit en effet la Rosa Gallica ou Rose de France. Selon la tradition, cette rose ne peut s'épanouir que sur le Mont Saint-Quentin près de Metz, qui se trouvait alors en territoire annexé. Le choix de cette rose comporte donc une symbolique patriotique et historique évidente pour l'époque et pour son destinataire" (MBA Nancy)




Coupe "Rose de France" ou "Coupe Simon" au MBA de Nancy (*) 1901

(*) Un deuxième exemplaire de la coupe "rose de France" est conservé au musée Kitazawa)



Emile Gallé, vase " la libellule"

Le 27 octobre 2004, le château de Gingins, en Suisse, était sous le feu des projecteurs. Non pas pour son exposition Art Nouveau, pourtant somptueuse, mais pour le vol de pièces inestimables, au petit matin. Parmi elles, cinq pièces du musée de l’École de Nancy prêtées à la fondation Neumann. Dont une série de vases sur le thème de la « "Libellule (Est Républicain)


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Autre coupe passée en 2016 à Drouot estimée 40000-60000 €. Rose patriotique
 Virtuosité technique et délicatesse du décor caractérisent ce vase fleuri de l’imagination d’Émile Gallé.



Vase Rose de France, vers 1900,
 en verre multicouche vert pâle à décor appliqué à chaud,
 sculpté à la meule et à la roue

 Il existe moins d’une dizaine de vases de ce type. L’objet illustre toute l’audace technique d’Émile Gallé, mais aussi son imagination sans cesse exaltée par la nature.

 Appartenant à la pleine période de maturité du verrier, juste après l’exposition universelle de 1900 qui vit son triomphe, cette oeuvre s’accompagne de plus d’une petite histoire comme on les aime. C’est en effet en 1901 que Gallé invente le premier vase de ce type. Le commanditaire ? La Société centrale d’horticulture de Nancy, qui désire l’offrir à son premier président, Léon Simon.

 Passionné de nature depuis son enfance en Lorraine et stimulé par le japonisme ambiant, Gallé pioche une nouvelle fois dans le répertoire végétal pour choisir son décor principal : la rose. Mais pas n’importe quelle espèce, la millénaire «Rosa Gallica», sobre et résistante, pouvant pousser dans n’importe quel sol et arborant une couleur soutenue, dite aussi «rose de France». Un choix et un nom qui résonnent d’autant que Léon Simon est un amoureux de cette fleur à laquelle il consacra un ouvrage, un temps président de la Société des rosiéristes français, mais aussi un Messin d’origine. Il quitta sa ville natale suite à l’annexion de l’Alsace et de la Lorraine par l’Allemagne, après la guerre de 1870. La rose de France, particulièrement présente à Metz, deviendra un symbole patriotique ! Par la suite, Émile Gallé réalisera quelques variantes sur ce modèle, mais aucune série de dépassera la dizaine d’exemplaires. Conservé dans la même collection depuis une trentaine d’années, notre vase n’affiche aucun défaut, aucune fêlure...

 À l’aube du XXe siècle, Émile Gallé est au sommet de sa gloire. Il maîtrise désormais parfaitement les techniques du verre, certaines ayant été mises au point et brevetées par ses propres soins, qui devaient révolutionner ce domaine. Parmi elles, l’application à chaud du décor. Très délicate en raison des risques de choc thermique, celle-ci consiste à poser à chaud le décor, élément par élément, sur le corps déjà froid du vase. Émile Gallé en déposa le brevet en 1898. Avant d’en arriver là, la verrerie a été soufflée et façonnée à chaud, et non moulée comme les pièces industrielles, puis un premier décor, de bocage en fond, est réalisé à la meule en transparence – autre preuve de la finesse de la couche de verre. Grâce à l’application à chaud du décor en relief (soit ici une branche de rosier en vert violet, les feuilles vert amande, beige-rose et vert pâle) puis de la fleur en haut relief, rose vif et transparent, l’ensemble se détache sur le fond vert pâle ; un travail parachevé à la meule et à la roue.
 La touche finale ?
 La signature japonisante d’Émile Gallé. Une marque dessinée par le maître verrier et appliquée uniquement d’après ses directives, variant en fonction de la forme et du décor. En hauteur, avec ses lignes sinueuses, celle de notre vase épouse la forme évasée du flanc et tente d’atteindre la rose. Un nouvel hymne à la nature !





Vase "Libellule et abeille", 1900
 Un exemple de collaboration entre l'artiste nancéien Emile Gallé et Gustave-Roger Sandoz issu d’une famille d’orfèvres, bijoutiers et horlogers à Paris, rue Royale. L’entreprise Sandoz a fermé ses portes en 1931.




Autre exemple dû à la collaboration Gallé-Sandoz, vase en verre gravé à l'acide et vermeil



 Emile GALLÉ  chez David RAGO Lambertville
 "Lampe de table aux chauves-souris", 43 cm, 111 799 € en 2022



Etablissements Gallé, Nancy
Lampe de table soufflée 'Rhododendron', 1925-36
Abat-jour large en forme de champignon, pied sphérique à l'embouchure légèrement évasée. H. 46 cm, Ø 36 cm. Verre overfang, opalescent, incolore, jaune et violet, soufflé selon la technique dite du soufflé. Décor gravé de branches de rhododendrons en fleurs. Abat-jour et pied signés : Gallé (gravé en relief). Tige en laiton.



Émile Gallé « Il vit s'épanouir la fleur de sa pensée »  Verrerie parlante. Vase à corps balustre épaulé et col trilobé modelé à chaud en verre mélangé rose à traces bleues. Décor de pensées entièrement gravé à la roue et à la meule. Ciselé de la citation de Pierre Quillard, signé Gallé 1900 et daté 17 juin 1900. Haut. : 17,5 cm Historique : ce vers est tiré du poème « La Gloire du Verbe » publié par Pierre Quillard (1864-1912) dans son recueil La Lyre héroïque et dolente en 1897. Anarchiste, défenseur du peuple arménien et fervent dreyfusard, cet auteur dramatique et journaliste partageait des convictions communes avec Émile Gallé, auquel il dédia plusieurs de ses poèmes comme « Cristal » (1897). Bibliographie : Collectif, Émile Gallé : Meditation of the Fin de Siècle, catalogue de l'exposition homonyme au Kitazawa Museum, Suwa (Japon), 1996, modèle à la forme similaire référencé sous le n° 120. Expert : Cabinet MARCILHAC



 Lampe Perce-Neige préemptée par le Musée d’Orsay

Vente Daguerre  nov 2018 à Paris 40000€ hors frais
  Cette lampe d’Émile Gallé  devient la première lampe de ce maître de l’Art Nouveau à faire son entrée dans les collections d’arts décoratifs du Musée.




Emile Gallé,
Vase « clair de lune », vers 1884 moucheté, décor givré, émaillé et doré ; émaux polychromes opaques en relief cernés d'or, Musée d’Orsay, René-Gabriel Ojéda  (cf)

«Clair de Lune », c’est quoi ? « Au début, Emile Gallé avait désiré de nouvelles colorations de la matière transparente et il avait obtenu, par l'emploi de l'oxyde de cobalt, un ton délicat de saphir, dit « clair de lune », qui eut un très grand succès à l'Exposition de 1878 et fut immédiatement à la mode non seulement en France mais en Allemagne et en Angleterre (Moonlight glass) (invention Gallé). Il continua ces recherches en sollicitant des métaux nouveaux coûteux et rares : iridium, thallium, aussi bien que le cuivre, l'argent ou le soufre. Mêmes efforts, et plus complexes, pour les émaux. Emaux durs, opaques, colorés en plein, émaux translucides, il se préoccupait de leur solidité, de leur adhérence, enrichissait sa palette, lui donnant progressivement une étendue, une souplesse, une richesse, une délicatesse de nuances infinies. En 1889, il peut proclamer « qu'il n'est guère de nuances, si fugitives soient-elles, que sa palette d'émaux en relief sur le verre ne reflète, depuis l'orangé, le rouge de cire à cacheter jusqu'au violet et au pourpre. »
(la verrerie française depuis conquante ans- 1927)



 Vase « Herbes et papillons »  au MBA de Nancy, don en 1965 de la Société des Amis des Arts et des Musées de Nancy.  Il est en verre dit « clair de lune » rehaussé d’émaux bleus, rouges, noirs et blancs et de dorure. Mis au point en 1878, ce modèle a été présenté la même année à l’exposition universelle avec le très beau vase « la carpe » acquis lui par le Musée des Arts décoratifs.



Ici, la bataille entre un pélican blanc et un ptérodactyle noir et sauvage est symbolique de la bataille entre les forces du bien et du mal.

Ce vase noir est composé de verre hyalite brun, variété d'opale ressemblant au verre).
 Le vase est aussi ce que Gallé appelle une verrerie parlante. On y retrouve des vers ailés et enflammés du poème « à Eva » du poète romantique Alfred de Vigny (1797–1863) :


Si ton cœur, gémissant du poids de notre vie,
Se traîne et se débat comme un aigle blessé,
………………………………………………
S’il ne bat qu’en saignant par sa plaie immortelle,
S’il ne voit plus l’amour, son étoile fidèle,
Éclairer pour lui seul l’horizon effacé ;
...



La feuille rongée

Une feuille morte se recroqueville sous l’effet des premiers froids de l’automne, révélant l’ossature de ses nervures saillantes et desséchées.....
Histoire d'un chef-d'oeuvre

"Exposition aux Arts Décoratifs 1903 au Pavillon de Marsan à Paris en 1903, Gallé fait parvenir sous la désignation « Cristalleries de Nancy » une collection de « Cristaux à coloration hivernal », décor élaboré au feux : l’eucalyptus, le saule, le hêtre, le tremble, le peuplier noir (vase à fleurs argenté ), le chêne, le lierre, La FEUILLE RONGÉE , le citronnier, passereaux bleu, chevaux de mer, goémon, urne cristal agate, l’eau, la rose de France, soit 22 pièces qu’Emile Gallé jugera les plus définitives de son oœeuvre, et dignes de faire partie de cette exposition sur l’Ecole de Nancy " (le verre, le cristal et la pâte de verre)



Un vase en verre teinté ambré d'Emile Gallé à décor émaillé polychrome de papillons volants et de motifs floraux. Signé "E.Gallé Nancy".

Pissenlits en fleurs (à différents stades d'éclosion) et en aigrettes et orthoptère
Important vase balustre à large col cheminée et flanqué de deux anses détachées en verre fumé brun et modelées et collées à chaud
Épreuve en verre fumé brun au riche décor tournant réalisé aux émaux polychromes.
Les motifs décoratifs rehaussés à l'or au four.
Circa 1890.
Signé Émile GALLÉ (à l'aigrette de pissenlit) et marqué Forme et décor déposés, en gravure sous la base.


Vase conique A large col et corps annelé en verre ambré A décor émaillé polychrome de papillons en vol et de motifs floraux.




Émile Gallé (1846-1904), flacon et son bouchon d’origine, de forme balustre sur piédouche en verre multicouche opaline bleu ciel, sur fond d’oxydations affleurantes. Décor de douze éphémères, gravé à la roue, en intaille et finement ciselé. Signé et porte une étiquette manuscrite sous le piédouche « J. Sueur ».
Hauteur totale avec le bouchon : 23 cm
Un flacon en opaline hors du commun
Le flacon est réalisé en verre multicouche, une technique consistant à superposer des couches de verres de couleurs différentes. Le processus, utilisé pour faire apparaître un motif en relief, permet ici de révéler l’opaline bleu ciel des douze éphémères qui surgissent de la structure de forme balustre aux tons bruns patinés. « C’est un modèle que l’on retrouve, pour sa forme, au Musée de Nancy, détaille l’expert Jean-Marc Maury. Mais l’usage de l’opaline est très rare dans l’oeuvre d’Emile Gallé. Avec ce flacon, le maître verrier parvient à se rapprocher des nuances d’un arbre. »  Arborant un décor de douze éphémères, ce flacon de 23 centimètres de hauteur illustre à merveille cet amour de la nature et des créatures qui anime Emile Gallé sa vie durant.



Émile GALLÉ

Vase Géologie de forme balustre sur piédouche rapporté à chaud. Épreuve réalisée en verre double couche, blanc transparent satiné pour le col et le corps du vase et bleu sombre nuancé pour la base. Il présente un décor intercalaire de poudres vitrifiées bleu nuit, brunes et noires et de cristaux blancs transparents ciselés à la roue sur le corps du vase dont la surface est entièrement martelée à petites facettes. Le piédouche et le bas du vase sont décorés de motifs de cristaux blancs et colorés, en application sur fond de feuilles d'or, à l'imitation de différentes roches. Base du piédouche à gradins à trois niveaux (bulles intercalaires).

Signature verticale gravée en relief sur le corps du vase : Gallé.

Vers 1889. hauteur 24.5cm collection personnelle d'Emile Gallé
95000€ Paris le 08/12/23




Émile GALLÉ (1846-1904)

Le Crépuscule. Grand vase conique sur base aplatie et épaulement renflé. Épreuve réalisée en verre multicouche, bleu ciel légèrement transparent pour le fond et brun nuancé marron pour le décor gravé et la base. Il présente un décor intercalaire de branches et de feuilles d'érables brunes sur paillons d'argent dans un fond bleu pommelé de poudres ocres, et un décor appliqué à chaud de feuilles d'érables noires et brunes reprises en ciselure à la roue. Le vase repose sur une base annelée de forme conique et porte, gravées en creux, la citation extraite d'un poème de Victor Hugo, … Et l'arbre de la route secoue au vent du soir la poussière du jour, et l'inscription Émile Gallé fecit sub vesperum, (infime enfoncement de matière à la base et bulles intercalaires).

Vers 1897- Hauteur 50.5cm Signature gravée en creux sur le corps du vase : Émile Gallé.
55000€ Paris le 08/12/23



"Les mouettes"

Lampe en verre multicouche A chapeau hémisphérique et pied fuselé A panse haute et large base circulaire.
Décor finement gravé en réserve de mouettes de couleur bleu-violet sur un fond jaune et blanc lumineux et, sur le pied, d'un paysage maritime avec pins parasol, rochers, mer et voiliers, de couleurs bleu nuancé et violet sur un fond jaune et blanc. Monture en laiton doré A trois branches et double éclairage.
Signé "Gallé" sur les deux éléments



  "Branches de cognassier du Japon en fleurs".
 
Lampe de table, le pied tronconique, l'abat-jour en dôme. Epreuve en verre multicouche au décor, dégagé à l'acide, traité rouge et grenat sur fond jaune intense. Monture (support d'abat-jour) à trois branches d'origine en bronze et laiton. Le pied et le chapeau, chacun signé GALLE, en réserve gravé en camée à l'acide. Hauteur : 42 cm - Diamètre abat-jour : 27 cm.



Carafe sur talon en cristal côtelé teinté jaune et décor floral émaillé polychrome avec application à chaud, de cabochons et d'une anse mouvementée.  Hauteur 33cm. Signature peinte émaillée sous la base « Cristallerie d'Emile Gallé à Nancy», vers 1895


Emile Gallé et la verrerie de Meisenthal Burgun Schverer et Cie

Vers 1859, Désiré Christian entre comme apprenti à l’atelier de décoration à la verrerie de Meisenthal. Avec Eugène Kremer, il est l’émailleur le plus talentueux de sa génération. Il devient ainsi responsable de l’atelier de décor de la société Burgun-Schverer, et l’interlocuteur principal des Gallé père et fils à Meisenthal. En 1867, à l'occasion du passage d'initiation à la verrerie Burgun, Schverer & Cie à Meisenthal en Lorraine, le jeune Emile Gallé fait la connaissance du décorateur sur verre Désiré Christian. De cette relation professionnelle va naître la plus extraordinaire histoire de la création verrière de l'Art-Nouveau. Lorsqu'en 1894 Emile Gallé ouvrit sa propre cristallerie à Nancy, la verrerie de Meisenthal qui produisait toutes ses pièces depuis plus de vingt ans, décide d'ouvrir un département de créations Art Nouveau dirigé par Désiré Christian sous le nom de Verrerie d'Art de Lorraine. Leurs créations gagnèrent en 1895 une médaille d'or à l'Exposition Industrielle et Artisanale de Strasbourg pour leur procédé de gravure en camée sur émaux polychromes intercalaires. En 1897-1898, Désiré Christian quitte l’atelier de décoration de la verrerie pour s’installer à son propre compte. Ses pièces, aux formes simples, sont gravées à l’acide ou décorées à l’émail rehaussé d’or. Les motifs sont inspirés par la nature, le japonisme, l’orientalisme, ou le style rocaille. Désiré Christian décéda le 19 janvier 1907 à Meisenthal. Ses œuvres resteront influencées par l’œuvre d’Émile Gallé et la production verrière de l’École de Nancy.




« VERRERIE D’ART DE LORRAINE , B S & C°  » B S C  pour Burgun Schverer et Cie. Vase en pâte de verre à décor floral . Signature à l'or "BS & C, Verrerie d'art Lorraine". Hauteur 14 cm -
Vers 1894-1895 « VERRERIE D’ART DE LORRAINE B S & C° déposé » avec Croix de Lorraine et chardon. 
4000 euros vente le 20 nov 2021 



Emile GALLE  "Chrysanthèmes et Mante Religieuse" Grand vase en verre ambré, à corps mouvementé et large ouverture oblongue frottée à l'or. Décor couvrant peint et émaillé polychrome à nombreux rehauts dorés de branches chargées de feuilles et de fleurs parmi lesquelles trône une Mante religieuse. Signature "E. Gallé à Nancy" émaillée noire, sous la base. H : 32 cm, DL : 23 cm (à gauche) 14000 euros Paris le 4/11/22

 Emile GALLE "Magnolias et Mante Religieuse" Grand vase en verre ambré de forme torsadée, à corps ovoïde et large ouverture frottée à l'or. Décor couvrant peint et émaillé polychrome à nombreux rehauts dorés de branches chargées de feuilles et de fleurs parmi lesquelles trône une Mante religieuse. Signature "E. Gallé à Nancy" émaillée rouge, sous la base.
H : 28 cm, DL : 21 cm 13000 euros Paris le 4/11/22



Emile GALLE (1846 - 1904)
"La Nature"
Exceptionnelle coupe en verre multicouche à inclusions de poudres et d'oxydes métalliques intercalaires en strates mouvementées de couleurs vert et brun-ocré à la base, bleu-violet dégradé en partie centrale et jaune-vert en partie haute.
La coupe est décorée d'un arbre stylisé en marqueterie de plaquettes de verre, une pièce délicatement nervurées figurant le tronc tandis que d'autres partiellement irisées en dessinent les feuilles aux reflets moirés.
Signature "Gallé", gravée sur la panse.
H : 13.5 cm, D : 23.5 cm

25000€ le 4/11/22

Historique :
Une variante de cette coupe portant le titre gravé "La Grande Communion de la Nature" fût achetée par le Maitre verrier Claude Boucher à l’Exposition Universelle de 1900 et léguée ensuite au Musée Municipal de Cognac qui la conserve dans ses collection (sous le numéro d'inventaire 940.1.24)
Ce modèle est réputé avoir été exécuté en deux exemplaires de grand format – le second étant nous le pensons celui conservé au Musée de l’Ecole de Nancy (sous le numéro d'inventaire JC 2) – aussi tout semble indiquer que notre coupe serait un cadeau de Gallé à un collaborateur et/ou ami qui aurait échappé aux recherches historiques sur l’œuvre du maître Nancéen.




Emile GALLE  circa 1882 Rare et somptueux coffret en verre transparent, de forme quadrangulaire, à couvercle à pans coupés et quatre pieds toupies accolés à chaud. Riche décor couvrant au émaux polychrome et or de rinceaux, d'arabesques et de frises de fleurettes ainsi que de cartouches et médaillons ornés de plumes de paons, de vases fleuris, d'une scenette historiée et d'un oiseau fantastique nourrissant ses petits. Signé "E # G Emile Gallé Nancy", sous la base. 15,5 x 19 x 11 cm
 21000 euros Paris le 24/11/22



GALLE - Nancy "Prunelier" Lampe en verre multicouche à large chapeau hémisphérique et pied balustre à col droit , partie basse renflée et pied circulaire. Décor gravé en réserve brillante sur les deux éléments de branches épineuses chargées de fruits, de couleurs bleu-brun et violet-mauve sur un fond jaune très lumineux. Signée "Gallé" en réserve, sur les deux éléments. HT : 58 cm, D : 30 cm 6900 euros Paris le 24/11/22

GALLE - Nancy "Marguerites" Importante lampe en verre multicouche à chapeau de forme champignon et monture en bronze patiné à trois griffes, quatre lumières et décor de papillons stylisés. Pied conique évasé et large base circulaire. Décor foisonnant de fleurs et de feuilles gravé en camée de couleur bleu et violet-brun sur un fond jaune et blanc. Signé "Gallé", sur les deux éléments. HT : 64 cm, D : 36 cm 




GALLE - Nancy "Clématite Joséphine" Vase en verre double de forme ovoïde à large col évasé, à décor couvrant gravé en réserve brillante de feuilles et de fleurs de clématites de couleur bleu-violet sur un fond jaune.
Signé "Gallé" en réserve, dans le décor. H : 58 cm

GALLE - Nancy "Groseilles à maquereau" Vase en verre soufflé-moulé multicouche de forme ovoïde à court col ourlé. Décor tournant de branches chargées de feuilles et de fruits gravé en réserve brillante, de couleur violet-mauve et bleu sur un fond jaune. Signé "Gallé" en réserve, dans le décor et présence sous la base d'une ancienne étiquette "Cristallerie d'Emile Gallé Modèle déposé Nancy"  H : 30,5 cm 3500 euros le 24/11/2022

GALLE - Nancy "Soufflé aux quetsches" Vase en verre soufflé-moulé multicouche, de forme conique sur talon rond et à col ourlé. Décor tombant de branches feuillues et chargées de fruits, gravé en réserve brillante, de couleur violet-mauve et bleu nuancé sur un fond jaune. Signé "Gallé" en réserve, dans le décor. H : 39,5 cm



GALLE - Nancy Lampe "Pagode" en verre multicouche à décor gravé en profonde réserve brillante de fleurs de pommiers, d'un oiseau et d'un insecte en vol, de couleur rouge-rosé et orange sur un fond opaque jaune et blanc. Monture en bronze doré à deux lumières. Signé "Gallé" sur les deux éléments. 27 x 31 x 10 cm (légères rayures)
10000 euros
Paris le 24/11/22

GALLE - Nancy "Volubilis" Lampe champignon en verre multicouche à décor gravé de fleurs et de feuilles de couleurs bleu et violet-mauve nuancées sur un fond opaque jaune et blanc. Monture en bronze patiné à trois branches et double éclairage. Signé "Gallé" sur les deux éléments. H : 25 cm



Détail du décor sur lampe Gallé
 GALLE - Nancy "Mûriers" Lampe champignon en verre multicouche à décor gravé de feuilles et de fruits du mûrier de couleur vert nuancées sur un fond jaune opaque. Signée "Gallé" en réserve, sur les deux éléments. H : 52 cm

7000 euros le 24/11/22 Paris



Charles Gallé-Reinemer (1818-1902)   Emile Gallé (1846-1904), Bougeoir en faïence (terre de Lorraine) émaillée en camaïeu bleu, la bobèche supportée par deux lapins reposant sur une feuille de chou. Signé au revers E.GALLE - Nancy. Travail du XIXe siècle. H : 19, D : 13,5 cm 50 euros Lorient 10/02/23

Émile Gallé et Manufacture de Saint Clément -Lion torchère, le modèle créé entre 1870 et 1875. Paire de candélabres en faïence émaillée à décor polychrome et or, chacun tenant une tour formant porte torchère, signés H.: 41.5 cm



Émile GALLÉ  « Singe sur une branche fleurie »
 Le modèle conçu vers [1878-80] Plat circulaire ; le décor traité en léger relief, en haut-relief et en ronde-bosse. Épreuve en céramique émaillée polychrome ; le primate sur un fond beige évoquant l'or, les fleurs traitées à la façon d'une barbotine. Non signé. D.: 36,5 cm.
Collections publiques : Musée de l'École de Nancy - Une autre épreuve de notre modèle de plat, signée E. Gallé Nancy, est conservée dans cette institution sous le numéro d'inventaire 989.2.7.
Bibliographie et oeuvre en rapport : Loreleï Carré - La céramique de Charles et d'Émile Gallé au musée de l'École de Nancy - Mémoire de Master 1 HPEE - Histoire, Patrimoine et Archéologie Université de Lorraine - Nancy ; sous la direction de Samuel Provost, 2017-2018. Une épreuve de notre modèle de plat reproduite pages 8 et 81 dans le Volume II, annexes 6.  ( vol I - vol II / annexe 6)


Émile Gallé met à profit la faïence à glaçure stannifère, pour créer des pièces de
plus en plus fantaisistes, à mesure qu’il exprime sa personnalité aux facettes humanistes, poli-
tiques, et amoureuses de la faune et de la flore. Il investit dans de nombreuses innovations
techniques et chimiques, pour développer des coloris abondants pour ses émaux. L’artiste crée
finalement une faïence fine de grande qualité, en préservant la glaçure stannifère.
La composition de la pâte sculpte des objets aux formes originales et peu conventionnelles tout
le long de sa carrière de céramiste. Ses œuvres céramiques marquent les esprits de leurs couleurs
et de leur matière très texturée (Annexe  6) 7500 € Bordeaux le 25/02/23

kk


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Jean Girardet (Lunéville 1709- Paris 1778)

Girardet abandonna une carrière ecclésiastique pour entrer dans l'atelier du peintre Claude Charles. Il entreprit ensuite un tour d'Italie. Devenu peintre ordinaire de l'ancien roi de Pologne en exil à Nancy, Stanislas Leszczynski, Girardet travailla à partir de 1766 à Versailles, pour sa fille Marie. Il fut surtout réputé pour ses fresques.

Portraitiste de talent, il est le peintre attitré de Stanislas Leszczynski qu'il immortalise sous tous les angles ainsi que celui des gens de la cour et des artistes et de la noblesse Lorraine et Barroise.

Il excelle aussi dans la grande peinture décorative comme dans les tableaux religieux. Ses œuvres ornent la cathédrale de Toul, les églises de Lunéville, Chanteheux, Commercy, Verdun, Metz.



Pour en savoir plus



L'un des nombreux portraits de Stanislas Leszczynski réalisés par Jean Girardet



Attribué à Jean GIRARDET
Marie Leszczynska en vestale
Huile sur toile

Expositions :
 Cent portraits pour un siècle. De la cour à la ville sous les règnes de Louis XV et Louis XVI, Versailles, musée Lambinet, 6 novembre 2019 - 1er mars 2020 et Nice, palais Lascaris, 19 mai - 22 novembre 2021, catalogue par X. Salmon, p. 21-23, n° 3

Commentaire : " Peintre ordinaire " de Stanislas Leszczynski après son installation en Lorraine, Jean Girardet fut l'auteur de portraits de Louis XV et de Marie Leszczynska en 1753 pour le salon de la Nouvelle Intendance à Nancy (aujourd'hui perdus). Cette esquisse représentant la reine en vestale, drapée de blanc et entretenant le feu sacré, sa couronne posée sur un coussin de velours bleu, pourrait être rattachée au milieu lorrain et rendue ainsi à Girardet. Deux reprises en bustes sont répertoriées, l'une de faible qualité un temps attribuée à Stanislas Leszczynski lui-même, conservée au musée lorrain de Nancy, et une seconde au pastel à Stupinigi près de Turin. Citons enfin la mention d'un portrait de Marie Leszczynska en vestale dont le descriptif correspond à notre composition - qui pourrait par conséquent en être l'esquisse - présenté comme de la main de Jean-Baptiste van Loo dans la vente de la collection du comte Daupias (Paris, 16-17 mai 1892, n° 60).


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Jacques Grüber (Sundhouse 1870- Paris 1936)

Maître verrier et ébéniste

Généalogie par Brigitte Hellio Caquelin

Son activité s’exerce dans de nombreux domaines: peinture murale, mobilier, verrerie, broderie et vitrail. C’est cette dernière discipline qui prend la place la plus importante dans l’oeuvre de cet artiste.

Ses années de collaboration avec Daum l’amènent à transposer au vitrail la technique des verres gravés multicouches.

A ce procédé, Grüber associe une remarquable maîtrise des effets de la gravure à l’acide fluorhydrique et des verres dichroïques qui ont la propriété de changer de teinte suivant la quantité de lumière qu’ils recoivent et la direction des faisceaux qui les traversent.

Jacques Grüber est issu d’une famille alsacienne qui, à la suite du traité de Francfort mettant fin à la guerre entre la France et l’Allemagne, quitte l’Alsace pour demeurer française et s’installe à Nancy en 1877. Parti à Paris en 1889, il suit à la fois les cours de l’École des arts décoratifs et ceux des Beaux-Arts dans l’atelier de Gustave Moreau. Dès son retour, en 1893, il réalise des décorations de vases à la manufacture Daum. Il s’installe à son compte en 1897, se spécialisant dans le verre et le vitrail, devenant en 1901 l’un des fondateurs et des maîtres de l’école de Nancy. Ses innovations techniques contribuent à l’originalité de ses œuvres que l’on retrouve dans nombre de maisons nancéiennes. En 1914, il repart à Paris et s’éloigne alors de sa période Art nouveau, devenant l’un des principaux artistes reconnus du mouvement Art déco. Il participe ainsi à l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de Paris de 1925.

Voir aussi Art Nouveau / Ecole de Nancy
et la CCI de Nancy

et relation couleur des vitraux et chimie
et Jacques Gruber, un parcours décoratif



1923, Jacques Gruber dans son atelier




 Lilly Pond Window par Jacques Grüber 
Virginia Museum of Fine Arts



Vitraux Art Déco de Jacques Grüber à la villa Leïhorra de Ciboure. Pour en savoir plus sur cette superbe villa, maison d'hôtes aujourd'hui



Autre photo



Détail avec signature Grüber



Bibiothèque Carnégie à Reims, un Jacques Grüber art déco



Verrière de la coupole des Galeries Lafayette à Paris par J. Gruber
L'autre grand artiste nancéien qui a oeuvré pour ce Grand Magasin avec Louis Majorelle (ferronneries). Décor somptueux pour cette verrière de 25 m de diamètre et 1000m2 réalisée par Gruber en moins de six mois sur 10 piliers en béton armé.





Important vitrail Art Déco en quatre éléments, en verre gravé à l'acide et verre américain chenillé, signé en bas à droite d'un panneau latéral, à motif de glycine stylisé dans un encadrement en fer battu et enchassant une vue du lac de Longemer dans sa partie inférieure



Vitrail à huit éléments montés dans des châssis en bois à décor d'un paon, de végétation luxuriante, de glycine stylisée, de palmes sur fond de parc et bassin, en verre américain chenillé, opalescent, iridescent, cabochons facettés, verre peint, verre polychrome multicouche et résille de plomb.
(verrière se situant dans une époque charnière de l'oeuvre de Jacques GRÜBER, entre sa période Art Nouveau et sa période Art Déco Nous ne connaissons actuellement de cette période qu'une autre verrière conservée au Musée des Beaux-Arts de Nancy).

Provenance : Immeuble du 6 Place Carnot à Nancy (photo ci-dessous)
Gustave SIMON (1868-1926), Maire de NANCY de 1914 à 1919 - également entrepreneur de travaux publics et administrateur de la société des verreries lorraines - a été le commanditaire de cette verrière en 1922, pour l'immeuble du 6 Place Carnot dont il était propriétaire.
Gustave SIMON était proche du mouvement Art Nouveau et Art Déco, la chapelle familiale de la famille SIMON érigée en 1927 au cimetière de Préville de Nancy atteste des liens privilégiés de ce dernier avec des artistes comme Jacques GRÜBER, dont le vitrail aux colombes orne la chapelle, ou encore Jean PROUVE, qui en a réalisé la porte en fer forgé

Le vitrail, enlevé par les propriétaires de l'immeuble dans les années 1970,  conservé jusqu'en  2020 puis mis en vente à Bayeux. Le vitrail avait déjà été proposé au musée  d'Orsay dans les années 1990, en vain. Lors de la vente, il n'y a pas eu de préemption et le vitrail a finalement été acquis par un Américain.



Hôtel Quillard Nancy



Gruber, Hôtel du docteur Vautrin , 45 cours Léopold Nancy (cf)



Verrière aux fleurs de prunier
Nancy, 1912
Verre teinté et peint ; plomb
Signé et daté : Jacques Gruber - Nancy, 1912
H. 180 x L. 208 cm
Provenance
Collection Est de la France

Ce vitrail de Jacques Gruber se compose de sept panneaux comme celui destiné à la salle à manger de la Maison du tisserand (photo ci-dessous), où il travaille avec Hector
Guimard, à l'occasion de l'Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes à Paris en 1925.
Une guirlande de feuillages mordorés peinte coiffe notre verrière, ornée aux angles de couronnes fleuries et de branches de prunier en fleurs entre deux liserés bruns, dans un encadrement vert d'eau.
La palette chaude du peintre-verrier rappelle ses compositions automnales pour les vases de la Maison
Daum ou la grande verrière réalisée en 1901 pour le Crédit Lyonnais de Nancy. Les carreaux transparents légèrement teintés dans la masse, ornés d'un décor naturaliste, filtrent la lumière. Notre vitrail Art nouveau, orné d'un motif de fleur de prunier, prend ici un tour Japonisant. En vente le mardi 15/02/2022 févr.Paris Kohn Marc Arthur




Les singes, Musée de Reims

Dans le « Village français », sorte de cité-jardin évoquant de façon éphémère un lieu idéal, Jacques Gruber travaille entre autres avec Hector Guimard à la « Maison du tisserand » et y réalise un vitrail destiné à la salle à manger, composé de sept panneaux. Grüber y utilise un thème assez exotique, des singes, plutôt surprenant dans le cadre qui lui était destiné. Il semble préfigurer l’Exposition coloniale qui va suivre en 1931. L’artiste est à l’apogée de son art, maîtrisant des techniques nouvelles : travail du verre plaqué, utilisation des cabochons, témoignage de la richesse des matériaux. Présentation unique, ce vitrail retourne à la fin de l’exposition dans l’atelier de l’artiste, qui avait pu montrer ainsi qu’il était vraiment l’un des maîtres du vitrail moderne. Grüber participe à la réalisation des vitraux de la salle de lecture de la bibliothèque Carnegie, à Reims.https://musees-reims.fr/oeuvre/les-singes
[C. Delot, 2017]
Kohn Marc-Arthu



Quand Jacques Grûber prospectait le domaine de la peinture



Affiche de Jacques Grüber 1906
Ville de Nancy. XIIIè Concours National et International de Tir. 1906. Affiche en chromolithographie. Arth. Becker Chromolithographe.



Jacques Grüber affichiste, "le bal des étudiants" 1890-1920 BM Nancy

Beaucoup d'artistes ont participé à faire des affiches pour l'AGEN (qui s'est appelée initialement Union des Etudiants, puis Cercle des Etudiants puis Société des Etudiants et enfin Association Générale des Etudiants de Nancy)



Vitraux par Jacques Grüber



On connait Jacques Grûber artiste Art Nouveau mais voilà une oeuvre Art Déco de 1930 (lampe de table) Verre, plomb, bois
estimée 3500-5000€ chez Aguttes en juillet 2020



Jacques GRÜBER . Exceptionnelle table à thé aux orchidées en noyer sculpté, réalisée vers 1907. 110 x 80 x (haut.) 78 cm. Commande en 1907.
38000€ Nancy Nabecor le 25/03/2023

Grüber se dota pendant quelques années d'un atelier d'ébénisterie dont il confia les rôles principaux à de jeunes artistes en devenir comme Cayette ou Neiss. Cette table à thé faisait partie d'un ensemble important comprenant une cheminée (non localisée), une banquette et des fauteuils (non localisés), complété par une vitrine, aujourd'hui au musée de l'École de Nancy.

Historique : réalisée pour Saint-Just PÉQUART (1881-1944, 83 rue Saint-Georges Nancy en 1919), industriel et mécène de Jules Cayette et Jean Prouvé. Collection particulière, Champagne.

Expositions :
- Strasbourg, 1908, exposition d'art décoratif de l'École de Nancy, palais de Rohan, cat. 108.
- Nancy, 1909, exposition internationale de l'Est de la France, cat. 81.
- Nancy, 2011-2012, Jacques Gruber et l'Art nouveau - un parcours décoratif, 16 septembre- 22 janvier, rétropesctive aux Galeries Poirel. cat. 57.



Plateau par Jacques Gruber

 Plateau rectangulaire en noyer à deux anses latérales ajourées enserrant en son centre une plaque de verre double finement gravé en réserve d'un paysage lacustre de couleur brun-violine, mauve et blanc laiteux. Signé "Jacques Gruber" en bas A droite. 52 x 21 cm
700 € le 1er déc 2020



Plateau par Jacques Gruber
Verre gravé à l'acide 800 € février 2021



Jacques GRUBER (1870 - 1936). Une étagère en noyer mouluré à décor d'une plaque en verre multicouches représentant un paysage vosgien. Vers 1900-1910.
 Haut. : 40 cm. Larg. : 53,5 cm. 1400€ Lille le 14/11/23

Paire de flambeaux en bronze à décor féminin
Signés GRUBER, époque Art Nouveau
Haut. : 30,5 ; Larg. : 11,5 cm



Fenêtre art déco, vers 1930; verre, plomb, cadre en bois



Vitrail en mosaïques avec rehauts superposés, par Jacques Grüber.
Salon des Artistes Français 1908; "Paysage des Vosges"



Grüber et Saint Nicolas : histoire d’un vitrail de l’église Sainte Marie-Madeleine de Bouxières-aux-Chênes, Saint-Nicolas habituel sauveur des petits enfants, repousse ici l'ennemi.
Saint-Nicolas, Grüber et le Grand Couronné



Jacques Grüber, verrière du Crédit Lyonnais (banque LCL) rue Saint-Jean à Nancy



Hôtel des Postes de Bar-le-Duc

Les trois verrières représentent les nouveaux moyens de communications par télégraphie et l'acheminement rapide du courrier dans le monde par chemin de fer, paquebot et avion.
En maîtrisant merveilleusement le verre américain dont la particularité est l'opalescence et le dichroïsme, par ces vitraux aux formes géométriques typiques à Jacques Grüber, l'esprit d'action et de rapidité est bien interprété.



Le tulipier, maison Alphonse Gaudin à Nancy
97 rue Charles III à Nancy
 Georges Biet architecte, Jacques Gruber peintre-verrier et  Georges Léon Schwartz ébéniste

Agrandissement de la maison d'Alphonse Gaudin à la fin du 19e siècle : façade réalisée par Georges Biet en 1899, influencée par le Moyen-Age. La verrière de la porte-fenêtre ici représentée est le premier vitrail connu de Jacques Gruber.



Les tournesols
Vitraux de Jacques Gruber pour le cabinet dentaire du docteur Barthélémy à Nancy

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Francis Grüber (Nancy 1912- Thomery 1948)

Fils du maître-verrier Art  Nouveau Jacques Grüber, ce peintre est révélateur de la peinture dite d'avant-guerre, mais plutôt que d'aller à la recherche de l'abstrait, Francis Gruber privilégie les figures humaines aux traits ciselés et bruts.

C'est l'un des rares représentants du mouvement expressionniste en France.

Quelques toiles

Généalogie par Brigitte Hellio Caquelin

Francis Gruber, s'est imposé très tôt dans sa famille puis auprès de ses amis comme une enfant prodige. Son asthme lui évitant l'école laïque et obligatoire, l'a poussé vers le monde adulte, et vers la littérature, refuge des rêves et du fantastique où les fées et autres elfes se transforment aussi en sorcières et chevaux ailés. Taslitzky qui a travaillé dans sa jeunesse dans l'atelier de verrerie et de vitrail s'en souvient : « ... A seize ans, sa culture artistique tenait du prodige. L'étendue de ses connaissances poétiques me donnait le vertige. Je me crus en présence de Raphaël, jeune et déjà grand... »
 Fils du grand maître verrier, qui créa les plus fameux vitraux peints de l'art nouveau nancéen, qui grâce au mécénat de Corbin vient s'installer à Paris, villa d'Alésia. A cette époque, Braque et Bissière sont leurs voisins, autant dire que l'environnement familial est artistique.
 Ses premières passions vont à la littérature avec une préférence pour Jarry, Apollinaire, Rimbaud, Aragon. Lorsque les premières tentations picturales arrivent, il se tourne naturellement vers les grands maîtres Bosch, Grûnewald, Dürer et le graveur nancéen Jacques Callot. Lorsqu'il travaille à l'académie scandinave ses maîtres sont Othon Friesz, Dufresne et Waroquier, ses amis sont Tal Coat, Pignon , Tailleux et Antonin Artaud , Despierre et Walch, André Marchand, Claude Venard aux côtés desquels il exposera.
 Dans le Montparnasse des années 40 il rencontre les frères Giacometti, Alberto sera son ami et fit plusieurs portraits éloquents, avec ses amis Tailleux et Artaud on peut se dire que le cercle est bien bouclé.
En 1941, il rencontre George Bernstein, fille de Henry Bernstein auteur dramatique et de pièces de boulevard, directeur jusqu'en 1939 du Théâtre du Gymnase, dont Marie Bell prendra plus tard la direction.




Intérieur de l'atelier



Francis GRUBER (1912-1948)

Nu aux fleurs, 1948 HST signée et datée bas à gauche 92x73cm



Nu



"Personnage avec une canne".
Aquarelle et fusain sur papier.
Signée dans le coin inférieur droit. 66x45 cm



Francis GRUBER
L'atelier

Huile sur panneau
112 x 51 cm
Signé et daté en bas à gauche 1940 F Gruber 4000€ Paris le 21/11/23

Peintre français fondateur de l'école du Nouveau Réalisme, Francis Grüber était le fils du célèbre vitrailliste Jacques Grüber. Son style a été influencé par Bosch, Albrecht Dürer et le graveur lorrain Jacques Callot. Il se lie d'amitié avec l'artiste suisse Alberto Giacometti et rencontre l'importante figure artistique Goerges Braque.
En 1914, il s'installe à Paris, où il connaît une nouvelle période de gloire artistique pendant la période Art déco. Avec l'aide de son père, il expose dès l'âge de 18 ans aux Salons d'Automne et aux Salons des Tuileries. Le Musée du Luxembourg a acquis une nature morte de Gruber, alors que l'artiste n'avait que 20 ans. Sa première exposition personnelle a lieu à l'Académie Ranson en 1936. Après la mort de son père, la même année, il reprend son grand atelier dans la Villa d'Alésia. Il y grandit en côtoyant ses voisins, Alberto et Diego Giacometti. Gruber était célèbre à Montparnasse, tant pour son exubérance que pour son style de vie immodéré. C'est un jeune homme passionné, dont les convictions de gauche lui font croire que l'art et le progrès social doivent aller de pair. Sa peinture réaliste a connu une nette évolution, passant de la représentation de l'amour au traitement de thèmes sociaux, comme dans Hommage au travail, de la mort, comme dans Splendeur et sépulture, ou de la condition de l'artiste et de l'écrivain, comme dans Le Poète, Hommage à Rimbaud, Hommage à Jacques Callot, tous deux de 1942. La dernière période de Grüber est caractérisée par la tuberculose. Il meurt peu après avoir obtenu une reconnaissance nationale en France. Il a été admiré pendant quelques années, comme en témoigne la grande rétrospective de son œuvre organisée par le Musée national d'art moderne de Paris en 1950. Il est devenu une figure emblématique du Salon des jeunes peintres, en tant que représentant original du misérabilisme : un style repris, sans être égalé, par des peintres tels que Bernard Buffet et Paul Rebeyrolle. (Drouot)



Femme sur un lit rouge



Francis Gruber- L'hommage à Jacques Callot
MBA de Nancy



La famille 1924



Mia 1933





L'enlèvement des Sabines 1932



Décor pour le bal de l'Académie scandinave, 1932
Signé en bas à gauche Gruber



La noyée 1941



Les deux oiseaux au lézard, 1946
Huile sur toile, signée et datée en bas à gauche



Le soir à Kénèh
Carton
16 x 22 cm
Localisé daté et signé en bas à droite Keneh 21 dec 1913 JM

Provenance : Ancienne collection Eugène Corbin

Le séjour égyptien de Majorelle durera de 1910 à 1914, et régulièrement il envoyait à sa famille des petites peintures, toutes sur panneaux, annotées et datées de manière extrêmement précise. Une partie de ces tableaux furent exposés au Caire, d'autres furent acquises par Eugène Corbin soit lors du retour de Majorelle à Nancy, soit au fil des envois faits à sa famille. Quelques unes de ces études se trouvent maintenant au Musée de Nancy.



Femmes dans le village de Kénèh
Carton
16 x 22 cm
Signé localisé et daté en bas à gauche M Kener 21 dec 1913
Provenance : Ancienne collection Eugène Corbin



Porteuses d'eau à Denderah
Carton
16 x 22 cm
Signé daté et localisé en bas à gauche Dendera 11 dec 1913 JM
Provenance : Ancienne collection Eugène Corbin



Francis GRUBER : Portrait d'Arthur Rimbaud. Dessin au graphite sur papier avec rehauts d'aquarelle. Signé et daté 1941 en bas à gauche. 63 x 48 cm
2450 € le 7/11/22
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Claude Gellée dit Le Lorrain
 
(Chamagne vers 1600- Rome 1682)


 Peintre, dessinateur et graveur lorrain, figure emblématique du paysage de style classique.

Il apprend d'abord  le métier de pâtissier et suit une troupe de pâtissiers qui se rend à Rome. Il y trouve du travail comme cuisinier auprès du peintre Agostino Tassi. C'est à cette époque que Claude Gellée aurait inventé la pâte feuilletée

 Tassi  commence l'éducation de Claude Gellée dans l’art pictural. Il fait un séjour à Naples entre 1617 et 1621 où il étudie auprès du paysagiste Goffredo Wals. Il quitte l’Italie à l’âge de 25 ans et fait de longs voyages en France, en Suisse et en Bavière.
De 1625 à 1626, il est l’élève de Claude Deruet à l’église des Carmes de Nancy, à la suite de quoi toute sa carrière se déroulera à Rome.

 Toute sa carrière se déroule ensuite à Rome. Influencé par les grands paysages d'Annibal Carrache, il forge son propre style. Peu à peu, l’effet de la lumière devient sa préoccupation majeure. Dans une première période, il reçoit des commandes du pape Urbain VIII. Il peint de nombreux ports imaginaires, invitations au voyage, à l'architecture néo-classique de la Renaissance italienne, baignés par la lumière rasante d'un soleil couchant situé dans la ligne de fuite du tableau. On y retrouve souvent des scènes d'embarquement grouillant de débardeurs affairés (Marine, 1634 ; Port de mer au soleil couchant, 1639 ; Le débarquement de Cléopâtre à Tarse, 1642).

À partir de 1645, le Lorrain s'oriente vers des œuvres plus apaisées, à la lumière uniforme, d'inspiration mythologique ou biblique.
 À la fin de sa carrière, le Lorrain retrouve son inspiration première dans des sujets plus symboliques, qui lui permettent d'explorer à nouveau le travail de la lumière (Paysage avec Tobie et l’ange, 1663 ; Paysage avec Énée chassant sur la côte de Libye, 1672).

 Hormis le pape Urbain VIII, il a peint pour des personnages très importants de son temps, tels que le roi d’Espagne ou des cardinaux de la Curie romaine. Il meurt en 1682.

En 1836 sa tombe sera transférée dans l'église Saint-Louis-des-Français, sous un monument édifié en son honneur. Dans son testament, il demande qu’on dise des messes dans son village de naissance: malgré son admiration pour la nature d’Italie et sa grande fortune, Claude Gellée est resté toujours attaché à Chamagne.

On pourra lire



En 1892, Auguste Rodin réalise une statue en bronze de Claude Gellée qui se trouve dans le parc de la Pépinière à Nancy



Dessin de la maison de Claude Gellée à Chamagne par l'artiste Lucien Quintard



La vallée de l'Aniène, près de Tivoli, avec les ruines de l'aquduc Aqua Anio Novus



Port sur la mer, arrivée d'Ulysse chez ls Phéaciens

Ulysse en Phéacie

Les 12000 vers de l’Odyssée, épopée du IXème siècle avant Jésus-Christ attribuée à Homère, nous présentent le premier voyageur, Ulysse, dans son long périple pour retourner dans son île d’Ithaque après la chute de Troie. Des chants V à XII, le héros raconte au roi de Phéacie, Alkinoos, qui l’a accueilli après son naufrage, les aventures qu’il a vécues.



Ulysse remet Chryséis à son père, Claude Le Lorrain - Paris, musée du Louvre




Le Débarquement de Cléopâtre à Tarse



 Vue entre Tivoli et Subiaco; deux personnages assis au bord d'une route bordée d'arbres qui descend.  1642
 Stylo et encre brune et lavis brun



Le Port de mer au soleil couchant est une œuvre du peintre Claude Gellée dit le Lorrain, réalisée en 1639 et depuis 1693 dans les collections royales puis du Louvre.

Le thème du « Port de mer », est un des thèmes que Claude Gellée a le plus souvent traités, en particulier au cours de sa première période, entre 1630 et 1645.
La mer y est en général encadrée d’un côté par des ruines ou une enfilade de palais à l’antique, tandis, que de l’autre, figurent des navires, en contre-jour, à proximité du rivage représenté la plupart du temps par une bande de terre horizontale animée par des personnages de promeneurs, de matelots ou de portefaix. En arrière-plan, dans un ciel calme déjà rougi par les lueurs du couchant, le soleil bas sur l’horizon éclaire par une lumière rasante les différents plans imprégnés à proportion de leur éloignement d’une lumière de plus en plus chaude.




Hommage à Claude Lorrain par Raoul Duffy 1926



Le sujet, tiré des Métamorphoses d'Ovide, représente la lamentation de la nymphe Egérie pour son défunt mari Numa, alors que les nymphes et la déesse tentent en vain de la consoler.
 Cette étude de Claude Gellée est assez similaire à une toile se trouvant à Naples (voir photo ci-dessous), sans pour autant être identique. Le tableau a été exécuté pour le prince Colonna. Bien que les figures et les bâtiments soient généralement similaires, ils diffèrent par de nombreux détails: par exemple, la colonne symbolique de la famille Colonna qui apparaît à droite dans le tableau est omise du dessin. Le décor du dessin n’est pas totalement imaginaire et les constructions représentées peuvent être rapprochées de lieux voisins de Rome (lac Nemi, Marino)




Tableau situé à Naples, Galerie Nationale de Capodimonte
(voir texte ci-dessus)




Détail
du tableau précédent



Un paysage pastoral italien avec un bouvier et son chien

Claude Le Lorrain porte une attention particulière à la chaude lumière du soir qui émane de l'horizon, projetée sur le paysage dans une lueur dorée  depuis les nuages doux et illuminés, vers la cascade scintillante et vers les bovins et le bouvier au bras tendu.



Le dessin reproduit la peinture ci-dessus dans ses moindres détails avec une belle plume et une encre brune, avec lavis brun, et sa mise en place dans le livre indique une date pour la peinture de 1646 ou 1647. Liber Veritatis British Museum
Le «Liber Veritatis» est un livre de dessins réalisés par Claude Le Lorrain pour enregistrer les compositions de ses peintures
Selon les annotations de Claude sur le dessin Liber Veritatis, il s’agirait de l’une des deux peintures commandées par l’éminent chirurgien français Nicolas Larché.



 Paysage pastoral avec une vue de colline en arrière-plan, un bâtiment avec une tour à gauche, un berger et du bétail

Plume et encre brune, lavis brun et gris sur traces de craie noire; le dessin est principalement exécuté en traits extrêmement fins et denses de la plume, et doit dater stylistiquement des années 1640.

Porte la signature à la plume et à l'encre en bas à droite: Claudio Gellee

Une vue de côte méditerranéenne élaborée et très finie, cette composition accomplie montre la séparation nette des plans que l'on retrouve dans de nombreuses peintures et dessins de Claude Le Lorrain. L'attention portée au premier plan, caractérisée par de grosses pierres et de grandes plantes à feuilles, est très typique de l'artiste, et des motifs similaires se retrouvent dans de nombreuses peintures, en particulier pendant les années 1640.

44100 USD Janv. 2021 New-York



Claude Gellée dit Le Lorrain
Le Troupeau à l'abreuvoir, 1635, eau-forte, 10 x 16,5 cm, coupé après le premier trait carré (Manocci 16 ii/ii), très belle épreuve avec le trait carré complété en haut, probablement imprimée avec les marges masquées.



LORRAIN (Claude Gelée, dit Claude). From  Liber veritatis ; or a collection of prints, after the original designs of Claude Le Lorrain. Executed by Richard Earlom, in the manner and taste of the originals. Volume the second.
     London, Boydell and Co., [1777].

     Tirée de: Second volume illustré d'un portrait gravé de John Boydell en frontispice, et de 100 planches gravées à la manière noire et imprimées en bistre, d'après Claude Lorrain.



Claude Gellée dit Le Lorrain
Le Bouvier, eau-forte, 1636, 12,5 x 20 cm, petites marges (Manocci 18 iiiB/vi), très belle épreuve avec la trace de l'étau en haut à droite et avant les retouches dans le ciel.



Personnages près de ruines romaines et d’un port.
Eau-forte.



Via Sacra detto Campo Vacino di Roma 1636

  Eau-forte (créée à l'origine en 1636) du graveur français Claude Lorrain (né Gellée, vers 1604-1682) représentant une vue du Forum romain (y compris l'Arc de Septime Sévère) à Rome.



Mort le 23 novembre 1682, Cjaude Gellée est inhumé à Rome dans l’église de la Trinité-des-Monts, tombe transférée, en 1836, dans l’église Saint-Louis-des-Français, sous un monument édifié en son honneur par Paul le Moyne. Document Tripadvisor.



Paysage au soleil couchant avec villageois en chemin

Huile sur panneau. Chêne
Au revers cachet de cire rouge « Collection Charles Renouvin »,
selon toute vraisemblance à Charles Renouvin (Caudebec 1814 - ?) poète (La poésie des fleurs), essayiste (La tête humaine, étude illustrée de phrénologie et de physionomie appliquée aux hommes célèbres, 1873)) et homme de lettres (Poésie de l'art et des lettres, 1872)



Attribué à Claude Gellée dit Le Lorrain  "Repos pendant la fuite en Égypte" Toile 38x49
5500€ en 2022



 Attribuée à  Claude GELLÉE dit Le LORRAIN 
11 mai 2022 Dorotheum Vienne, une huile sur cuivre :
"Paysage avec personnages chargeant du bois sur un bateau"
40,4 cm x 51,5 cm, 100000€




CLAUDE GELLÉE, DIT LE LORRAIN

PAYSAGE AVEC UNE GALERE AU DRAPEAU DE MALTE
Toile
Cadre d’époque Louis XIV, redoré
-
Landscape with a flag of the Order of Malta galley, canvas, in a Louis XIV regilt fram
60000€ Tajan 21/06/23

Provenance Vente anonyme, Paris, Drouot Rive Gauche, 7 mai 1976 ; Chez Rosenberg & Stiebel, New York, 1984-1987 ; Collection du marquis de Lastic, Château de Parentignat. Expositions Claude Lorrain and the Ideal Landscape, Tokyo, The National Museum of Western Art, 15 septembre - 6 décembre 1998, n° 21, reproduit (early Claude) ; Du Baroque au classicisme : Rubens, Poussin et les peintres du XVIIe siècle, Paris, Musée Jacquemart-André, 24 septembre 2010 - 24 janvier 2011, p. 166, reproduit en couleur. Bibliographie Marcel Roethlisberger, "New Works by Tassi, Claude and Desiderii", dans Apollo Magazine, août 1984, p. 96, reproduit planche I (vers 1628) ; Marcel Roethlisberger et Doretta Cecchi, Tout l’œuvre peint de Claude Lorrain, Milan, 1986, n° 287, reproduit (peu de temps avant 1629) ; Dominique Brême, "Le château de Parentignat", dans L’Estampille. L’Objet d’Art, Juillet-Août 1996, reproduit p. 58 fig. 6 (vers 1620-1625) ; Pierre Jacky, "Parentignat", dans Connaissance des Arts, Hors-Série 328, juillet 2007, cité p. 26 et reproduit p. 8 (œuvre de jeunesse). Notre tableau est un des premiers tableaux romains de l’artiste, peint vers 1628, où sont à la fois sensibles les influences de son maître Agostino Tassi et les caractéristiques qui feront de lui le plus grand paysagiste du XVIIe siècle. Dans notre tableau, il se rapproche de Tassi par la représentation d’un paysage fluvial extrêmement bien structuré avec deux plans, une grande diagonale, des arbres finement délimités et des éléments réfléchis dans l’eau. Mais la composition de notre tableau est plus serrée, plus unie et encadrée. Son traitement de l’eau et des feuillages est plus atmosphérique que celui de Tassi. La force de notre tableau se trouve dans la description de la galère, élément que l’on retrouve chez Tassi, Filippo Napoletano et Goffredo Walls, les très beaux détails au premier plan, les tonneaux, les poteries, les personnages richement vêtus et l’auberge au second plan avec la poésie de la colline dans les fonds. Claude Gellée insiste sur une représentation dense de la nature. Les petits personnages posés sur chaque plan sont traités comme des accents de lumière. Dominique Brême précise que dans notre tableau se met en place "l’unité atmosphérique et un sens de l’espace qui seront au centre des préoccupations de l’artiste". Notre tableau précède de peu le Paysage avec un bateau (toile, 72 x 93 CM), dans une collection particulière et le Paysage avec des bergers du Museum of Art, Philadelphie, tous les deux datés de 1629 (voir Marcel Roethlisberger et Doretta Cecchi, Tout l’œuvre peint de Claude Lorrain, Milan, 1986, n° 9, reproduit planche I et n° 10, reproduit). Nous retrouvons la même grande diagonale d’un fleuve ou d’un estuaire, les frondaisons servant de cadre, le rythme des collines dans les fonds et le reflets des arbres rendant l’eau verte. Le principal maître de Claude Gellée est Agostino Tassi. Il reste presque dix ans dans son atelier, il passe deux ans à Naples avec Goffredo Walls. Il quitte Rome en avril 1625 et travaille un peu plus d’un an sous la direction de Claude Deruet aux fresques de l’église des Carmélites. Vers 1630, Claude Gellée reçoit sa première grande commande de décors à fresques, des paysages, pour les résidences de la famille Muti, à Rome, aujourd’hui disparus. En 1637, il travaille pour le pape Urbain VIII. Sa carrière est assurée et de grands mécènes, comme le cardinal Mazarin, lui commande des œuvres. En l’absence de mentions d’archives, nous ne pouvons pas actuellement préciser pour qui et en quelles circonstances notre tableau fut réalisé. La galère au drapeau de Malte pourrait laisser penser à un commanditaire de l’œuvre, proche de l’ordre.


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Antoine-René Giguet
 (Brouvelieures 1920-Paris2009)

Généalogie par Brigitte Hellio Caquelin


Il fut l’élève de Victor Prouvé à L’Ecole des Beaux-Arts de Nancy entre 1935 et 1938. Il fréquenta ensuite l’Ecole Nationale des Beaux Arts de Paris en 1939-1940.

Après la guerre, il s’intéressa plus particulièrement à l’art pictural, créant des cartons de tapisseries, exécutant des fresques, des mosaïques et des vitraux pour plusieurs églises et édifices publics comme les églises de Martincourt en Meurthe-et-Moselle ou bien encore les églises de Thionville-Sainte-Madeleine en Moselle, Saint Pie X à Essey- les- Nancy, Herserange et Jarny, mais aussi pour des Collèges et des Facultés. On lui doit les mosaïques de la Faculté des Lettres et les vitraux de la Faculté de Droit de Nancy.

Son œuvre se caractérise par une recherche constante de la lumière, caractéristique qui joue un rôle déterminant dans l’art du vitrail. Il a collaboré pour le célèbre atelier Benoit. Pour Giguet le bleu réchauffe le reste : « mettez une touche de bleu sur le blanc.

Il a participé à de nombreuses expositions en Lorraine, à Paris et également à l’étranger.
 Dès 1937, Giguet figura au Pavillon de Lorraine de l’Exposition Universelle des Arts et Techniques à Paris en section gravure et tapisserie. La première exposition particulière lui fut consacrée à Nancy en 1941.
Harcos "Peintres et graveurs lorrains" 

Antoine René Giguet s'est largement inspiré des années 1950. L'expressionnisme abstrait a prévalu dans les années 1950 comme style principal de peinture.




Vitrail abstrait par Antoine-René Giguet; (source Flickr.com)
 Fac de Droit et de Sciences Economiques Nancy
Antoine René GIGUET / Mosaïque

Année d’acquisition : 1995
Conditions d’acquisition : commande publique à l’occasion de l’extension de
l’aile droite de la Bibliothèque universitaire



Entrée de la faculté de Droit, rue de Serre (source Est Républicain)
Benoit maître- verrier
Bibliothèque Universitaire de Nancy . Le hall d'entrée est décoré d'une grande mosaïque de 14 X 2,50 m due au talent de l'artiste nancéien René Giguet, symbolisant la culture littéraire et dont la réalisation technique fait penser aux grandes mosaïques de Ravenne.





Eglise Saint-Epvre de Ludres, chapelle Saint-Hubert Vitraux du maître verrier Benoit sur un dessin d'Antoine René Giguet-  " Information Max Elwert et photos "Vu par MamLéa" et Brigitte Hellio Caquelin

Sur les Ateliers Benoit:
- De 1912 à 1921, Joseph Benoit (1871-1939) fut associé avec un autre maître verrier lorrain, Georges Janin (1884-1955). Les deux artisans réalisèrent notamment les vitraux de l’église Notre-Dame-de-Lourdes à Nancy.
- Au lendemain de la Première Guerre mondiale, pendant la période de la reconstruction, les commandes de vitraux religieux affluèrent. D’un commun accord, les deux partenaires décidèrent alors de se séparer. En 1921, Joseph Benoit créa son propre atelier de vitraux à Nancy.
- De 1936 à 1957, ses deux fils Henry et Pierre, reprirent l’atelier de vitrail de la rue Hermite à Nancy qui devint l’Atelier Benoit Frères.
- Après le décès d’Henry en 1960, Pierre le dirigea, épaulé par M. Renard, PDG. L’entreprise déménagea rue Lionnois, dans les anciens locaux des maîtres verriers Höner, Janin, Gross et Krieger.
- Les Ateliers Benoit collaborèrent avec des artistes tels que les peintres Camille Hilaire, Antoine-René Giguet ou le vitrailliste François Chapuis.
- En 1969, Pierre Benoit prit sa retraite ; les ouvriers de l’atelier rachetèrent alors les actions de la société. Sous la gérance de Jean Canin, l’entreprise prit le nom d’Atelier 54 en 1970 et s’installa à Saint-Nicolas-de-Port. Elle n’existe plus aujourd’hui.
Référence Benoit Braibant 25/12/2023 Groupe Facebook Nancyretro
Référence Benoit Braibant



L'intérieur de l'église Saint-Martin à Igney est sobre, éclairé par des vitraux à motifs géométriques sauf dans le chœur habillé de 2 vitraux exécutés par l'atelier Benoit de Nancy sur un carton de l'artiste Antoine-René Giguet. L'un représente saint Martin partageant son manteau et l'autre, le mystère de l'Eucharistie.



Villey-le-Sec, « Eglise de la Nativité de la Vierge.
Vitraux aux motifs abstraits
L’artiste peintre Antoine-René Giguet, élève de Victor Prouvé à l’Ecole des Beaux-Arts de Nancy, se voit confier la conception de soixante-douze vitraux en dalles de verre exécutés en 1954 par l’atelier de Gabriel Loire de Chartres.



"La place Stanislas", avec une jolie lumière, par Antoine-René Giguet

 On connait notamment cet artiste lorrain, élève de Victor Prouvé aux Beaux-Arts de Nancy, pour ses mosaïques de la fac de lettres de Nancy ou encore pour ses vitraux de la fac de droit de Nancy.



Nancy, Place Stanislas

Huile sur toile signée en bas à gauche, datée 46 - 38*55 cm 50€ Blois 18/12/23



GIGUET René (1920-2009), Port, aquarelle fusain crayon de couleur mine de plomb



Antoine-René Giguet, Marine (en haut)  et Venise (en bas)



1957 Village de Vaudémont



Haroué et la colline de Sion



Portrait 1969



Vallée de Celles, aquarelle et mine de plomb



Nancy, Saint-Sébastien 1964



Féérie du Grand Meaulne, lithographie



Fontaine d'Amphitrite



"Nancy" 1960



Chantier de Paris-Bercy 1983



Venise 1977



Venise 1980



Venise 1980



Venise 1980



Venise 1980



Venise 1980





Venise 1978



Porte Héré à Nancy 1984



Nancéiens, partageons notre manteau
1944



Coupe de fruits
Collection particulière


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Guinzbourg




Nancy- Affiche Jazz Pulsation de 1989 par Guinzbourg

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Autre recherche à partir de l'initiale du nom de l'artiste:

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z

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