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Claude Déruet
Valentin Duval
Jean Driesbach dit Jean Dries
Gustave Deflin
Claude Lorrain, dit Claude Dumont
Daum
Daum et Edgar Brandt
Daum et Henri Bergé
Entreprise Daum et André Dubreuil

  Louis-Théodore Devilly
Joseph Ducreux
Charles Dauphin
André Delatte
Alfred Daubrée
Auguste Desch
Henry Wilfrid Deville
Jean-François Demay

Claude Déruet (Nancy 1588-Nancy 1660)

Recherches sur la vie et les ouvrages de Claude Déruet: peintre et graveur ...
De Édouard Meaume


Déruet, peintre lorrain issu du maniérisme lorrain, fut un apprenti de Jacques Bellange, peintre de cour officiel du duc Charles III de Lorraine. Il étudie ensuite à Rome pendant un temps.

Déruet est anobli en 1621, et fait chevalier de l'Ordre de Saint-Michel en 1645 par Louis XIII. Deruet possédait une luxueuse résidence à Nancy, appelée La Romaine, où Louis XIII et la reine ont séjourné en 1633.

Claude Lorrain fut durant un an, en 1625-1626, un apprenti de Claude Deruet.

Déruet va utiliser le thème de la femme guerrière, fréquent en Europe à l'époque : il s'agit, « à travers une mythologie guerrière, de glorifier l'héroïne téméraire et la cavalière hardie qui enhardissent la littérature romanesque et théâtrale.

Ses œuvres connues ou correctement identifiées sont peu nombreuses et dispersées (France, Allemagne, Belgique…) en dehors des grands tableaux conservés au musée des beaux-arts d’Orléans provenant du château de Richelieu, des séries d’amazones du musée des beaux-arts de Strasbourg et du musée Jeanne d'Aboville de La Fère, et d’un important ensemble abrité dans les collections du musée Lorrain.








Jacques CALLOT (1592-1635) Portrait de Claude Déruet. Eau-forte, très belle épreuve avant des travaux ajoutés et la mention « à Nancy 1632 », Petites marges. (Lieure 1296 II/V) 29,3 x 17,1cm




Claude Déeruet (Nancy 1588- Nancy 1660), peintre officiel du duc Charles III fut anobli en 1621. Il possédait une luxueuse résidence à Nancy, appelée « la Romaine » (photo ci-dessus). Deruet y reçut Louis XIII et la reine en 1633. Ce bâtiment était situé, selon Albert Jacquot, dans la Ville-Neuve, devant l’hôpital Saint-Julien, à l’emplacement de l’hôtel-de-ville actuel. (dessin de Jacques Callot).

"Portrait de Claude Déruet, peintre et de fon fils Jean" par Callot. 1632. Eau-forte.
"La Romaine", résidence luxueuse de Claude Déruet, dessin de Jacques Callot
Détail du portrait montrant "la Romaine" sous un autre angle et l'Esplanade entre Ville-Vieille et Ville-Neuve de Nancy, la Ville-Vieille avec la tour de Saint-Epvre et à gauche un bout de l'hôpital Saint-Julien.


On retrouve « la Romaine » dans le portrait de Claude Déruet par Jacques Callot (vers 1632) avec l’esplanade, les fortifications, la Ville-Vieille, la tour de Saint-Epvre et à gauche un bout de Saint-Julien.




Attribué à Claude Déruet

La vie de Saint Louis

Peinture sur marbre. Suite de quatre scènes avec la vie du roi et suite de huit médaillons figurant des angelots.






Les hauts faits du long règne de 44 ans de Louis IX sont illustrés par quatre peintures sur marbre, entourées d’un concert d’anges musiciens sur huit médaillons, toujours en marbre. Le coffret de Louis IX, conservé au musée du Louvre (MS 253), présente également une décoration de médaillons ronds, mais en émaux.

Saint Louis, l’Enfance.

Couronné en 1226 à l’âge de 12 ans. Il reçoit une éducation très stricte et très pieuse, notamment par son grand-père Philippe Auguste et sa mère Blanche de Castille, épouse de Louis VIII, reine mère, assumant la régence jusqu’à sa majorité.

Saint Louis, les Pauvres.

De spiritualité cistercienne, tout en majesté royale (couronne, manteau fleurdelisé), il est le bienfaiteur et serviteur des pauvres. Par humilité à genoux, le roi lave les pieds d’indigents en public le Jeudi Saint.

Saint Louis, les Croisades.

A la suite d’un vœu, il décide de reprendre aux Infidèles le tombeau du Christ. En 1248, il guide la septième croisade ; il lance, à partir d’Aigues-Mortes, la huitième et dernière Croisade en 1270, et meurt devant Tunis.a

Saint Louis, les Malades.

Plein de compassion, le roi nourrit les malades dans un hôpital. Contemporaine de l’édification de l’hôpital Saint Louis par Henri IV, cette scène rappelle, suivant la tradition alors établie, que c’est en soignant ses propres soldats de la peste que le roi aurait attrapé la maladie qui l’emporta.

Peintre officiel du duc de Lorraine, le nancéen Claude Deruet étudie à Rome. Anobli par Louis XIII en 1621, il sera fait chevalier de l’ordre de Saint-Michel et travailla pour de nombreux personnages à la Cour, ainsi que pour le chantier du château du Cardinal de Richelieu, dont les œuvres sont conservées au musée d’Orléans.

8600€ Monbazon le 4/06/2023


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KKK

Sur le tableau ci-dessous de  Claude Déruet "Madame de Baslemont" situé au Musée lorrain de Nancy (texte Musée Lorrain de Nancy):




 A partir de 1635, la France s’engage dans la guerre de Trente Ans en déclarant la guerre à l’Espagne. La France est menacée de toutes parts et devient avec l’Alsace, l’Allemagne, le Franche-Comté, l’une des régions les plus meurtries d’Europe. Les exactions commises par les soldats mercenaires, les massacres et les dévastations laissent le pays exsangue pour de longues années.
 Pendant près de 10 ans, Madame de Saint-Baslemont la fière cavalière que célèbre le tableau s’oppose les armes à la main aux violences dont sont victimes les habitants de ses terres à Neuville en Verdunois.
Claude Déruet représente ici ces moments de guerre et quelques moments de paix ; elle apparait dans au-moins vingt lieux différents se déplaçant parmi plus de 700 personnages. (texte Musée de Nancy)



Madame de Baslemont par Claude Déruet (Musée Lorrain de Nancy) 1646.

 Alberte-Barbe d'Ernécourt, Dame de Saint-Baslemont (1607-1660) est une héroïne lorraine de la guerre de Trente Ans, connue encore sous le nom d’Amazone chrétienne.
Son frère Nicolas étant mort en bas-âge, elle est l'héritière des terres et du titre de son père.
En 1623, à seize ans, son père la marie à Jean-Jacques de Haraucourt, seigneur de Saint-Baslemont, de très ancienne noblesse mais ruiné.
 Tandis que son mari combat en Allemagne aux côtés du duc de Lorraine, Charles IV, elle réside sur ses terres de Neuville-en-Verdunois.
Portant vêtement d'homme, et mettant à profit les connaissances militaires que son père lui avait apprises, elle va protéger ses gens contre la soldatesque de tous pays (notamment française, suédoise et croate) qui ravage la Lorraine. Elle veillera aussi sur le sanctuaire de Notre-Dame-de-Benoite-Vaux, allant jusqu'à mettre en sécurité chez elle la statue vénérée de la Vierge. Escortant également les convois qui ravitaillent la place de Verdun, son courage impressionne les officiers ennemis français qui la font peindre par Claude Déruet.
En 1635, les Suédois assiègent le château mais sont repoussés par l'épouse du seigneur, Alberte-Barbe d'Ernecourt.
En 1644, la peste emporte son fils de quatorze ans et son mari est tué au combat.
En 1646, sa fille et héritière, Marie-Claude d'Haraucourt, épouse Louis des Armoises, seigneur de Jaulny et de Commercy.
Femme aux ressources étendues, la guerre ne l'empêche pas d'écrire des tragédies religieuses.
Elle vieillit alors que la Lorraine des Trois-Évêchés est livrée au rude gouvernement de l'occupant français gouverné par La Ferté-Sénectère. Tous ses biens sont réquisitionnés et sa maison occupée. Malade, elle entre chez les clarisses de Bar-le-Duc et revient mourir chez elle le 22 mai 1660 à 53 ans.
Son tombeau est encore visible de nos jours dans l'église de Neuville-en-Verdunois.





Détail du tableau précédent (doc Palais des Ducs de Lorraine)


Sur la version du tableau qui se trouve au Musée Carnavalet (ci-dessous), la déesse Minerve a remplacé l’effigie de Notre-Dame- de- Benoite-Vaux. Elle s’apprête à couronner de lauriers Madame de Baslemont.
Un petit chien a pris la place des
trophées d’armes figurant sur le tableau du Musée de Nancy (ci-dessus). Vers 1645.





Portrait du duc de Lorraine Charles IV

Originaire de Nancy, Claude Déruet fut l'élève de Jacques Bellange puis séjourna en Italie de 1613 à 1619. A son retour, il devint l'artiste officiel du duc de Lorraine et fut souvent amené à séjourner à Paris afin d'honorer des commandes pour la cour, parmi lesquelles le Portrait équestre du roi Louis XIII (photo précédente)

 Personnage romantique et imprévisible, le duc de Lorraine Charles IV s'allia à l'Angleterre et aux Habsbourg contre la France, complotant avec le Grand Condé contre Louis XIV pendant la Fronde, avant d'être capturé par les Espagnols puis libéré grâce au Traité des Pyrénées en 1659. La couronne ducale en haut à droite du tableau et le titre mentionné sur le cadre indiquent une date postérieure à 1625, lorsque Charles IV devint Duc.
 Claude Déruet, responsable de la direction artistique de la cour lorraine à son retour d'Italie en 1620, dépeint à plusieurs reprises le duc représenté ici, ainsi que plusieurs grandes figures militaires régionales, telles que Maximilien II de Béthune et Gaspard de Rieux. De compositions similaires, ses portraits présentent un écusson, un grand rideau de vermillon, et des drapeaux de la même couleur encadrant la composition. Sur le terrain sont accumulées des armes appartenant au sujet, ainsi que divers objets tels que les trompettes de la Renommée, comme dans le portrait de l'héroïne de la guerre de Trente Ans, Madame de Saint-Blasmont (1646), dans les collections du Palais des Ducs de Lorraine du Musée de Lorraine, Nancy.

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Charles IIII [IV] duc de Lorraine et de Bar

Deruet, Claude (1588?-1660). Graveur

1628- Gravure au burin sur papier vergé



Portrait de dame en Diane chasseresse

Une version cintrée de ce portrait de Dame chasseresse est conservée au château de Chenonceau. Dans cette version ci-dessous, le traitement soigné du vêtement et le repentir au niveau de la tête du chien blanc suggèrent qu'il s'agit d'une première version, antérieure à la composition de Chenonceau.


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La chasse de la duchesse Nicole de Lorraine ou l’allégorie de l’air (cf)

Attribué à Claude DERUET
Huile sur toile, H. 133 x L. 215,5 cm
Inv. 878

Représentation de la duchesse de Lorraine et de sa suite à la chasse, la scène est située dans un espace vallonné et partiellement boisé où l’on distingue derrière le groupe de cavalières, à droite et à gauche, deux petits bâtiments dans lesquels on pourrait reconnaître le château de Custines et celui de l’Avant-Garde près de Nancy.

Il existe une autre version de ce tableau, célèbre et bien documentée, peinte par Claude Déruet pour le cardinal de Richelieu vers 1640, elle s’insère dans une série de quatre peintures (dont l’une est signée) figurant de manière allégorique les quatre éléments, destinées à orner le cabinet de la reine au château de Richelieu. Ces quatre tableaux sont exposés au musée des Beaux-arts d’Orléans.



D'après Claude DERUET

"La chasse de la duchesse Nicole de Lorraine" ou "L'Allégorie de l'air"

Huile sur toile. 63x75 cm - 850 euros le 18 10 2022  Nice

Reprise d'une partie d'un tableau de Claude Déruet "L'allégorie de l'air" conservé au musée des Beaux-Arts d'Orléans.




"la Carrière" par Claude Déruet



Le Palais ducal de Nancy par Claude Deruet sous le règne de Charles IV. ou ICI
Repère des différents bâtiments du palais ICI



En comparaison, ce qu'était le Palais ducal de Nancy en 1754



"Le Feu" Claude Déruet 1640-1641

MBA Orléans
La série des  "Quatre éléments" aujourd"hui au Musée d'Orléans était installée dans la chambre d'Anne d'Autriche du château de Richelieu.

L'élément du feu est représenté comme un carrousel nocturne avec feu d'artifice. C'est la seule toile signée de la suite. De l'extrême droite du tableau, Louis XIII avance au galop, précédé de deux pages. Au premier étage du premier palais sur la droite, on aperçoit le cardinal de Richelieu, debout, portant le cordon de l'Ordre du Saint-Esprit. Au balcon du palais, dans le fond, tous les auteurs reconnaissent la reine et ses deux fils.#Les palais sont des architectures de fantaisie et l'on a déjà rapproché celui situé au premier plan à gauche, de l'édifice qui apparaît dans le Banquet des Amazones, conservé au musée lorrain à Nancy. Quoique l'on ait organisé des feux d'artifice au moment de la naissance des deux fils du roi, on ne peut rapprocher celui-ci d'aucun spectacle précis. Il faut noter que Déruet semble avoir peint d'autres carrousels nocturnes : son inventaire après décès mentionne pusieurs



Claude Déruet. 1588-1660. Nancy. "L'Air". 1637-1642. Orléans. Peinture Baroque.Le thème des Quatre éléments qui unis les quatre tableaux peints par Déruet pour le château du Cardinal de Richelieu n'est aucunement une clé nécessaire à la compréhension des oeuvres, mais seulement un prétexte pour composer une série de représentations à la gloire de la Monarchie française et de son Premier Ministre. La France s'intéresse alors beaucoup à la Lorraine. Représentation de la Cour de la duchesse Nicole de Lorraine au retour d'une chasse au faucon ( l'Air!!). MBA Orleans



Claude Déruet. 1588-1660. Nancy. "La Terre" 1637-1642. Orléans. Peinture Baroque.Le thème des Quatre éléments qui unis les quatre tableaux peints par Deruet pour le château du Cardinal de Richelieu n'est aucunement une clé nécessaire à la compréhension des oeuvres, mais seulement un prétexte pour composer une série de représentations à la gloire de la Monarchie française et de son Premier Ministre. Le décor est celui du château royal de Saint Germain à l'ouest de Paris, lieu de naissance du futur Louis XIV. Au centre le Char porte Anne d'Autriche et ses deux fils. Louis XIII et son frère Gaston d'Orléans caracolent devant. Manque Richelieu sans doute supprimé lors d'une restauration malencontreuse. La procession des chars évoquent la soumission des villes de France et des peuples de la Terre. Dans les cieux les 3 vertus théologales (Foi, Espérance, Charité) et les 4 vertus cardinales (Prudence, Tempérance, Force (Courage) et Justice). MBA Orléans.



Claude Déruet. 1588-1660. Nancy. L'Eau 1637-1642. Orléans. Peinture Baroque.Le thème des Quatre éléments qui unit les quatre tableaux peints par Deruet pour le château du Cardinal de Richelieu n'est aucunement une clé nécessaire à la compréhension des oeuvres, mais seulement un prétexte pour composer une série de représentations à la gloire de la Monarchie française et de son Premier Ministre. Représentation d'une fête royale sur l'eau et la glace. Le vaisseau de la France est conduit par Louis XIII qui tient une lance ornée d'un oriflamme à l'image de la Vierge ( rappel du voeu de Louis XIII après la naissance du Dauphin). Anne d'Autriche est assise derrière avec le second fils. Le Dauphin, futur Louis XIV, trône sur le gaillard arrière. Richelieu se tient debout au centre devant un temple de la Gloire. MBA Orléans.



Attribué à Claude DERUET (1588 - 1662)

Le combat des Amazones.

Toile. 88x115cm
La toile est une reprise de la composition de Deruet conservée au musée des Beaux-Arts de Strasbourg et dont une réplique est au musée Jeanne d'Aboville à La Fère. Elles appartiennent chacune à une série de quatre peintures racontant la lutte des Amazones contre les grecs. Notre épisode intitulé la Rescousse montre un bataillon de combattantes brandissant des oriflammes rouges et rejoignant le groupe de guerrières mythologiques, aujourd'hui considérées comme symbole des luttes féministes. Les sujets d'amazonomachie, très à la mode dans les romans de l'époque, dont la Jérusalem Délivrée du Tasse et le Roland Furieux de l'Arioste, a été adopté par l'artiste à de multiples reprises sous des formats différents, comme le détaille l'inventaire après-décès de son atelier et le tableau conservé au musée de Louvre.
Claude Deruet a développé ces sujets dès son séjour en Italie (1613-1619) sous l'influence des gravures d'Antonio Tempesta, des paysages de Paul Bril et d'Agostino Tassi, artistes qu'il fréquentait lorsqu'il travaillait à Rome pour Scipione Borghèse.


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Valentin Jamerai Duval (Arthonnay_Yonne 1695- Vienne 1775)

Bibliothécaire du Duc de Lorraine à Lunéville puis directeur du Cabinet Impérial des Médailles de  l'empereur François Ier de Habsbourg-Lorraine, à Vienne.



Sa vie

Ce qu'en dit Christian Pfister:

L'histoire de Valentin Jamerai-Duval était autrefois populaire : elle est aujourd'hui inconnue ou à peu près. Jamerai était d'origine irlandaise ; son père, fuyant la persécution que les protestants faisaient peser sur les catholiques, vint s'établir dans un humble village de la Champagne Pouilleuse ; la plus noire misère l'y attendait, lui et sa famille.
Le jeune Valentin quilta bientôt sa chaumière ; pour vivre, il s'engagea dans les fermes comme domestique ; et, dans les rudes hivers du début du xviue siècle, il faillit à plus d'une reprise mourir de faim et de froid. Les hasards de sa vie aventureuse l'amenèrent en Lorraine, à Deneuvre, près de Baccarat. Il y rencontra un ermite, le frère Palémon, et partagea son existence : puis il se rendit à Lunéville, à l'ermitage de Sainte-Anne, au confluent de la Meurthe et de la Vezouse. Jamerai gardait les troupeaux des ermites dans la forêt de Vitrimont. Cette occupation lui laissait l'esprit libre ; le jeune homme en profita pour étudier : bien qu'il fit âgé déjà de dix-sept ans, il apprit à lire et à écrire ; bientôt, il s'initia aux sciences, étudia l'arithmétique tout seul et devint astronome, puisant son instruction non pas dans les livres, mais observant le ciel durant ses longues nuits passées dehors. Pour se procurer des livres, il se fit braconnier, en dépit des édits des ducs ; les produits de sa chasse lui permirent d'acheter une géographie et des cartes ; il méditait sur ses livres, lorsqu'un jour de l'année 1715 il fut trouvé par le duc Léopold, qui chassait dans la forêt de Vitrimont.
Dès lors on parlait de Jamerai comme d'un phénomène; un généreux protecteur, le comte de Vidampierre, gouverneur des fils de Léopold, l'envoya étudier à l'université de Pont-à-Mousson ; on lui donna alors le nom de Duval, parce qu'il avait été découvert dans une vallée de la forêt. Les progrès du jeune homme furent rapides ; il termina ses études, non sans encombre, car il tomba amoureux et sa folle passion faillit le faire mourir.
 Au sortir de l'université, il voyagea à Paris d'abord, puis dans les Pays-Bas autrichiens et en Hollande, et ses voyages augmentèrent encore ses connaissances. En 1719, il revint en Lorraine; Léopold le choisit comme conservateur de la bibliothèque qu'il formait dans son château ; il vécut au Palais, en société de ses chers livres, çt gardant, au milieu de cette cour si brillante, sa pleine indépendance ; on colportait ses mots à l'encontre de ceux qui voulaient forcer son intimité et se lier avec lui malgré tout. François III lui confia la-chaire d'histoire et d'antiquités à l'académie, aux appointements de 800 fr. C'était pour le savant la fortune : Me aureus irrigavit imber, écrit-il à ce moment à dom Calmet, — d'autant plus que de nombreuses leçons particulières augmentaient son traitement. Jamerai profita de cette fortune pour témoigner sa reconnaissance aux ermites de Sainte-Anne; il fit reconstruire à ses frais leur demeure délabrée.
 Mais, avec l'arrivée de Stanislas, il quitta Lunéville ; quoique le roi de Pologne voulut bien se l'attacher, il préféra accompagner la dynastie lorraine à Florence, puis à Vienne. En 1748, il devint directeur du médailler de Vienne. Il classa cette riche collection et publia un certain nombre d'ouvrages scientifiques ; il mourut très âgé, le 3 novembre 1775. Il semblait promettre un homme de génie ; il ne fut qu'un homme de talent, et encore rappela-t-il peut-être avec trop de vanité le souvenir de ses premières années.


 La citation de Voltaire  : « Le duc Léopold a cherché les talents jusque dans les boutiques et les forêts pour les mettre au jour et les encourager. » Il fait ici allusion à l'un des professeurs les plus célèbres de l'académie : Jamerai-Duval.





 Mais qui est donc ce Valentin Duval ?  Valentin Jamerai Duval né en 1695 en Bourgogne et venu vers 1709 se réfugier dans la banlieue de Baccarat à Deneuvre.
 Il rencontre le Duc Léopold Ier de Lorraine en 1718 et vit alors à Lunéville.

  Ci-dessus, plume et encre brune et lavis brun et gris sur des traces de craie noire représentant Léopold, duc de Lorraine et son fils François avec d’autres personnes.     (Jean Girardet))




 Les noms des lieux et participants au verso du dessin.
 François Étienne (Nancy 1708_Innsbrück 1765) est le neuvième enfant et quatrième fils de Léopold Ier, duc de Lorraine et de Bar, et d’Élisabeth-Charlotte d'Orléans, fille de Monsieur, frère du roi Louis XIV de France



Le départ de la duchesse Élisabeth-Charlotte du château de Lunéville le 6 mars 1737
Palais des Ducs de Lorraine, Musée Lorrain, Nancy
Cette vignette appartient à une série de neuf estampes commandées par Valentin Jamerey-Duval (1695-1775), d’après des esquisses du peintre Jean Girardet, pour illustrer l’histoire de sa vie.



 Sur l'ermitage bâti par Duval en 1736, château Saint-Léopold à Lunéville : le château Saint-Léopold, une ancienne «maison de plaisance»

Construit sur une propriété sur laquelle avait il y avait un hôpital, détruit en 1636
On y arrive en empruntant le susnommé chemin de Saint-Léopold. Cette jolie bâtisse aux architectures croisées des XVIIIe et XIXe siècle est qualifiée de « maison de plaisance » par certains historiens. A quelques centaines de mètres des maisons des cités Sainte-Anne, le château Saint-Léopold a été édifié sur une propriété sur laquelle avait été construit un hôpital détruit en 1636. En 1701, frères Gérard et Hilarion, deux ermites du diocèse de Toul, demande à l’évêque de Toul la permission d’établir là un ermitage pour y vivre du travail de leurs mains, en attendant l’édification et la fondation à Lunéville d’un hospice, place des Carmes.
En 1724, Léopold, duc de Lorraine, approuve la donation de l’ermitage et de ses dépendances en faveur de l’hôpital Saint-Jacques. Les directeurs de l’hôpital ont vendu Saint-Léopold au comte de Kinigl, grand écuyer du Duc François de Lorraine, qui y construit un château, lequel sera détruit en 1736.
Quatre ventes successives du terrain et des quelques communs restants seront orchestrées entre 1736 et 1778. Cette année-là, la propriété est vendue au sieur Dron, avec obligation de détruire les vestiges du château, l’escalier, la terrasse et faire planter de la vigne à ses frais, à cet emplacement.
En 1810, Saint-Léopold devient la propriété d’Antoine Boyé, célèbre pour la qualité de son houblon, puis de sa fille, épouse de Charles Marin, originaire de Chaufontaine, major de Polytechnique, ingénieur des Ponts et Chaussées, directeur de la compagnie des chemins de fer de l’Ouest. La demeure fut ensuite gardée par Me Daniel Marin, avocat à la Cour de Paris : il fit ajouter l’aile 1900 au moment de la rectification du tracé du chemin de Saint-Léopold. L’ancienne maison de plaisance est passée aux mains de son fils, le colonel de cavalerie Robert Marin, ancien officier instructeur au 31e dragon. Puis ce fut sa fille Odile Marin qui l’habita, avant d’être la propriété des Cornevaux, qui l’ont cédé à la famille Sibella, au début des années 2000. (ER 29 août 2015)




L'empereur François 1er entouré des savants Gerard van Swieten, Johann von Baillou, Valentin Jamerey-Duval et de l'abbé Johann Marcy - Par Franz Messmer (portraits) et Jakob Kohl (background) — référence: Jérôme Prod'Homme



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Jean Driesbach dit Jean Dries
 
(Bar-le-Duc 1905- Paris 1973)


Il n’appartient à aucune école. On trouve de lui aussi bien des paysages, des portraits, des natures mortes, des nus dans des genres très différents qui peuvent s’apparenter à l’impressionnisme, au cubisme ou au fauvisme. On a écrit de lui qu’il était un Cézanne fauve. Formation aux Beaux-Arts de Paris, il peint Paris puis le Vaucluse ou la Normandie, régions où il s’installe. Il est conservateur du musée Boudin pendant 20 ans.



Jean Dries: «Nu sur le divan» HSP, SBD, datée XXXX III, 33x41cm



" la vallée d'Aulan "dans la Drôme 1969



Jean DRIES (1905-1973) "Paysage au château", HSP, SBG, datée 1939. 16x27cm

150€ le 2/01/23



Paysage
 Huile sur isorel, signée et datée en bas à gauche


Jean DRIES "Maisons en bord de mer", aquarelle sur traits de crayon, SBD; 26 x 20cm


iiii

Baigneuse 1959




 "Nu", aquarelle, SBD, daté 1941, 57x37cm
300 euros le 16/07/2022 Honfleur



Jean DRIES (1905-1973) Jean DRIESBACH dit
Nue féminin à la toilette
Huile sur toile signée en bas à droite
65 x 54 cm
500€ Rambouillet le 27/11/23



    Jean (Driesbach) Dries
Nu Pres De La Cheminee , 1958
    (36 x28.8 in.)


Courses à Deauville




Jockey bleu et blanc, Clairefontaine, 1954

Aquarelle et gouache sur papier, signée, située et datée en bas à droite : 'Dries Clairefontaine 54. 47x36 cm -



    Jean (Driesbach) Dries

    Jockey à Clairefontaine , 1960  55x33cm
  
    Les toîts rouges  HST 65x50cm



    Jean (Driesbach) Dries
    Modèle au chevalet , 1943 - 1943 HST 46x33cm



    Jean (Driesbach) Dries
 
    Bouquet de fleurs  HST 46x34cm

    Bouquet de France , 1940 HST 92x73cm



    Jean (Driesbach) Dries
    Paysage , 1933  HST 50x65cm



    Jean (Driesbach) Dries
    Déjeuner sur l'herbe , 1934  HST 253x140cm



    Jean (Driesbach) Dries
    Marée basse à Villerville , 1960  HST 38.5x55cm



Jean DRIES (1905-1973)

L'Entrée de la piste, Deauville, 1954

Huile sur toile.SBG signé datée titrée au dos 44x53cm
800€ Paris le 20/10/2023




Jean DRIESBACH dit Jean DRIES (1905-1973) 1929

"Forêt de Massonges (Bar-le-Duc, Meuse)"

Une partie de la forêt domaniale de Massonges, à côté de Bar-le-Duc, va en 2023 subir une coupe sanitaire à cause du dépérissement des hêtres du à la canicule des dernières années. Face à l'état de nombreux hêtres et au risque de blesser des promeneurs en cas de chute, l'ONF a pris la décision d'en abattre plusieurs. Ces coupes auront lieu à proximité du chemin de Pisseloup. Une replantation est déjà prévue.

HST signée en bas à droite ; signée, titrée datée 1929 et localisée au dos 59x72cm
280€ Paris le 21/11/23



Tournesols et poires 1949



Pivoines de Chine
Adjugé 200 euros le 30 juin 2022 à Brie-Comte-Robert



Les drapeaux de Deauville 1954



Jean DRIES

Honfleur - Printemps HST SBG Contre signé et titré au doc 50x61cm
550 euros Dreux le 6/10/2023

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Gustave Deflin

 Ancien élève de l’école municipale de dessin d’Epinal puis élève des Beaux-Arts de Nancy, il est reçu aux Beaux-Arts de Paris en 1897. Puis peintre-décorateur à Epinal.

Généalogie par Brigitte Hellio Caquelin



Portrait dans Lorraine Artiste 1901




Carte postale Art Nouveau par Gustave Deflin

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Claude Lorrain, dit Claude Dumont  (Metz 1938-)


Né à Metz en 1938, le peintre Claude LORRAIN dit Claude DUMONT passe son enfance en Meuse et ses parents l’inscrivent à Metz à l’école nationale professionnelle pour qu’il devienne dessinateur industriel.

Libéré de ses obligations militaires, il travaillera pour plusieurs maisons de haute couture, notamment Daniel HECHTER et COURREGE ainsi que pour des revues (Tout savoir, Guérir…). Mais un de ses camarades de conscription qui avait remarqué son don pour le dessin reprend contact avec lui puis l’accompagne place du Tertre à Montmartre ou son succès est immédiat en dessinant des Poulbots signés C. DEMANGE.

Après une escapade de deux ans à Amsterdam, il revient à Montmartre et y travaille avec ardeur. Il rencontre Maurice UTRILLO et habite en face de GEN PAUL, rue Girardon, dont il fréquentera régulièrement l’atelier.

A partir de 1981, l’artiste signera désormais ses oeuvres sous le pseudonyme de Claude DUMONT, nom sous lequel il est aujourd’hui présent dans les guides de cotation des Artistes. (cf)



Grande- Rue à Nancy



Nancy. La vieille ville. La Grand Rue et la porte de la Craffe.

Huile sur toile, signée vers le bas à droite, titrée et contresignée au dos. 73 x 92 cm.
280 eurors le 26 mars 2022 Saint-Dié



La place Stanislas à Nancy



Arcades de la place Saint-Louis à Metz



Vittel, le Grand- Hôtel 64x55cm
350 euros le 20/02/2022



Un style parfaitement identifiable, un exemple du travail de Claude Lorrain, dit Claude Dumont  Metz 1938-) "Marché aux fleurs à la Madeleine"



Pont Marie et quai d'Anjou



La tour Eiffel, huile sur toile signée en bas à droite 46x55 cm
140 euros le 28/02/2022



Place (ou hémicycle) Charles de Gaulle, Nancy



Venise. Le Grand Canal et ses embarcations pittoresques.

Huile sur toile, signée vers le bas à droite, titrée et contresignée au dos. 60 x 74 cm.
240 euros le 26 mars Saint-Dié

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Daum

Daum un style de vie depuis 1878

Du bronze d'art aux pâtes de verre Daum, marquées d'un SC



Auguste Daum (fils de Jean Daum) (1833-1909) MBA Nancy

Généalogie d'Auguste Daum par Brigitte Hellio Caquelin

Les origines de l'entreprise: Daum (ex  Compagnie française du cristal Daum) est une cristallerie fondée en 1878  par Jean  Daum (Bischwiller 1825 - Nancy le 10 février 1885). Les ateliers Daum ont formé quelques-uns des grands noms de l'Art nouveau comme  Jacques Grüber, Henri Bergé, Almaric Walter, les frères Schneider y font leurs débuts.

À la suite de la guerre de 1870, Jean  Daum (1825 - 1885), notaire à Bitche, vend son étude et opte pour la France.

Il s'installe à Nancy en 1876 et prête, la même année, de l'argent à plusieurs reprises à Avril et Bertrand, propriétaire de la verrerie Sainte-Catherine de Nancy, une manufacture qui produit du flaconnage et de la gobeleterie ordinaire. L'entreprise ne trouve pas son équilibre financier et Daum est contraint de la racheter. Il devient en 1878  chef d'une entreprise de 150 ouvriers, dans un domaine dont il ignore tout.



L'emplacement de la verrerie en 1875 avant le rachat par Jean Daum



Rue des cristalleries - 1919
Entreprises Daum, le 25 décembre 1919 au moment des inondations.
Collection Jean-Luc Nallier. Groupe nancyretro Facebook

En 1878, il y associe son fils Auguste. À sa mort, en 1885, Auguste prend seul la direction de la verrerie avant d'être rejoint, en 1887, par son frère Antonin, tout juste diplômé de l’École centrale des arts et manufactures de Paris.

Devant la mauvaise santé financière de la verrerie, Auguste, qui suivait une formation de juriste, se voit obligé d'en prendre la tête, après qu'elle a été rachetée pour la sauver de la faillite. Antonin commence par embellir les services de table courants. Antonin Daum sera chargé de la création, Auguste de l'administration. Familiarisé avec les techniques du verre de par sa formation, il oriente la production vers la création artistique. Les deux frères préparent, entre 1889 et 1891, la mise sur pied d'un département artistique qui est confié à Antonin. Auguste lui donne tous les moyens de travailler pour suivre le sillon creusé par Émile Gallé dans la verrerie Art nouveau.

La consécration de l'aventure arrive lorsque le premier grand prix pour la verrerie d'art de l'exposition universelle de 1900 est décerné à Daum et à Gallé. Daum y présente des pièces préparées avec soin : le décor intercalaire (brevet de 1899) et les luminaires qui deviennent une spécialité. (Wikipédia)



Les enfants de Jean Daum et Louise Isenmann, en 1884.
De gauche à droite et de haut en bas:
 Auguste (1853-1909), Fanny (1863-1927),
Antonin (1864-1930), Jeanne (1958-1927), Charles (1856-1897)
et Louise (1852-1891). © Fonds Daum (cf)



Grand vase attribué à Antonin Daum(1864-1930). Verre incolore multicouche en verre marbré sur talon circulaire. Le décor se détache en réserve sur un fond nuancé de jaune. Décor de plante méditerranéenne appelée Cynanchum Acutum dégagé à l'acide en relief brillant sur fond dépoli. La partie basse conserve la couche extérieure sombre représentant le sol. Signature à la Croix de Lorraine Daum Nancy France et lettre R sur le pied. H. 35 cm. D. à l'ouverture 18.5 cm. Antonin Daum, directeur de la fabrication de l'entreprise est à l'origine de la création de l'atelier artistique. Les décors s'affranchissent de l'utilitaire. L'art nouveau se dessine par l'arrivée en force de la plante dans les décors. 2050€ Limoges le 8/12/22



DAUM - Nancy "Arbres sous la neige" Lampe en verre multicouche à décor finement gravé et émaillé d'arbres sous la neige, sur un fond nuagé de poudres intercalaires oranges et jaunes. Monture en fer forgé à trois branches et double éclairage. Signature écusson "Daum + Nancy" en réserve sur le chapeau et "Daum # Nancy R." sous le pied. H : 41 cm, D : 23 cm



DAUM  "Vase aux cerfs et aux biches" Verre incolore et vert en relief dégagé à l'acide Signé sur le talon à la croix de Lorraine Haut. 34 cm - Diam. 23.5 cm. Décor à rapprocher du vase créé vers 1925 des collections du Musée des Beaux Arts de Nancy (n°433/83.1.84). On retrouve un vase similaire  sur une photographie représentant la vitrine Daum à l'Exposition Internationale de Liège de 1930



Lampe champignon Daum à décor de paysage lacustre Verre multicouches dégagé à l'acide et monture en fer à double éclairage Signée dans le décor sur l'abat-jour et monogrammée dans le décor sur le fût Haut. 40 cm



Lampe champignon en verre marmoréen jaune orangé satiné à décor gravé à l'acide d'un paysage hivernal enneigé aux grands arbres peint aux émaux polychromes. Fût balustre à base circulaire à trois pinces à monture en fer forgé martelé à trois bras à attaches feuillagées retenant un abat-jour coupole à large jupe à appendice central dôme. Signature Daum Nancy croix de Lorraine peinte en noir sous la base et dans le décor de l'abat-jour. Circa 1910. H : 38 cm.
7200 euros enchères Saint-Dié du 12/12/2020



DAUM - Lampe en verre soufflé à décor de sous-bois enneigé dit communément décor à la neige aux grands arbres finement gravé et émaillé sur fond nuagé de poudres intercalaires oranges et jaunes. Abat-jour de section carrée sommé d'un appendice circulaire rétréci. Piètement balustre à base circulaire à encoche permettant le passage du fil électrique. Monture en fer forgé martelé retenant l'abat-jour par 4 brins feuillagés. Signée sous la base à l'émail noir Daum Croix de Lorraine Nancy. Circa 1910. H : 38 cm.
7200 € Saint-Dié le 18/12/22



  Encrier Daum "floraison de branches de cognassier"
estimation 4000-6000 euros à Drouot en 2018



Rare vase en verre double de forme balustre à corps évasé, col ourlé et talon rond en retrait. Décor tournant gravé en réserve de fleurs champêtres réhaussé d'émaux polychrome, et d'un paysage d'arbres et de montagnes peint en grisaille sur un fond givré et moucheté de poudres intercalaires roses. Col et base cernés à l'or. Signé "Daum # Nancy" à l'or sous la base. 13000€ Avril 2021



"Le Printemps"
Lampe en verre multicouche de forme champignon. Fût conique A base évasée et renflée et chapeau ovoïde. Décor couvrant d'arbres et d'herbacées, gravé en profonde réserve, vitrifié en surface de poudres vertes et blanches, moucheté de poudres intercalaires violettes et vertes. Monture d'origine en fer forgé martelé, A trois branches A embouts feuillagés et double éclairage.
Signature gravée "Daum Nancy " sur le chapeau.
HT: 32 cm.



Vase "paysage d'automne" par Antonin Daum, détail




Important vase en verre double à long col droit tubulaire et base pansue; Détail
 Décor dégagé à l'acide de roses, d'une libellule et d'un papillon émaillé en polychromie sur un fond de poudres intercalaires jaunes nuancées blanches et rehaut d'or, agrémenté de cabochons en applications A chaud
Signé A l'or "Daum Nancy".
H : 63 cm




DAUM :Importante lampe verre orangé à décor gravé de motifs géométriques
signée - Circa 1930 ( 59 cm ) (même modele reproduit dans "Daum" /Bacri page 207 )

Daum circa 1900 Important vase en verre double A long col droit tubulaire et base pansue A décor dégagé A l'acide de roses, d'une libellule et d'un papillon émaillé en polychromie sur un fond de poudres intercalaires jaunes nuancées blanches et rehaut d'or, agrémenté de cabochons en applications A chaud
Signé A l'or "Daum Nancy".
H : 63 cm

Daum "Glycines"
Important vase oignon ; la base renflée, le large col en cheminée.
Épreuve en verre multicouche au décor dégagé à l'acide et traité ambre et vert sur fond opalescent dégagé à l'acide et traité à la façon d'une grisaille.
Le fond repris à froid à la roue à la façon d'un martelage.
Signée DAUM Nancy à la Croix de Lorraine, à l'or sous la base.
H. 36 cm



DAUM - Nancy France
Circa 1930
Lampe en verre massif à décor gravé en
profonde réserve de frises
géométrisantes patinées ambre-brun.
Monture en métal patiné à trois
branches et deux lumières
5500 euros le 03/12/2021 chez Millon



KDAUM - Nancy & Louis MAJORELLE
Vase boule en verre soufflé, dans une
monture en fer forgé martelé, à poudre
intercalaire bleu nuancé brune et blanche
10000 euros Millon le 03/



Daum
Pied de lampe en bronze doré ciselé à base lancéolée à décor en relief d'acanthes, branches de mûrier en fleurs et fruits à bras courbe à feuillage remontant à attache orientable supportant une tulipe de forme coloquinte à découpes pincées en verre rouge orangé à marbrures ivoire, signée Daum croix de Lorraine Nancy. Vers 1905. H : 42,5 cm
1000€ Saint-Dié le 18/12/22

Daum et Edgar Brandt

Edgar William Brandt naît à Paris en 1880. De ses 14 à ses 18 ans, il apprend la ferronnerie d’art à l’Ecole  Nationale Professionnelle de Vierzon, dont il sort diplômé en 1898 pour effectuer son service militaire. En garnison à Nancy, son goût déjà acté pour la modernité et le dessin est encore encouragé par la fréquentation du milieu artistique lorrain et du mouvement de l’Art Nouveau. Par suite, à l'Exposition Universelle de Parisde 1900, les succès de Gallé, Majorelle ou Daum font comprendre à Brandtque l’industrie d’Art impose d’allier la conception artistique au pragmatisme industriel. C’est en ce sens qu’il ouvre en 1902 les Etablissements Brandt, un petit atelier parisien où il emploi peu d’ouvriers, spécialisant les tâches de chacun dans une logique rationnelle pour réaliser des bijoux en fer forgé agrémentés d’or et d’argent. Fort du succès de ces premiers modèles, Brandt étend sa production en 1904 aux écrans de cheminés, lampes de tables, montures de vases, miroirs (…) et expose régulièrement aux différents Salons. L’artiste et entrepreneur réinvestit chaque succès dans son entreprise, qu’il dote progressivement d’outillages et de mains supplémentaires. Cela lui permet de répondre à d’importantes commandes architecturales[2] où il déploie un vocabulaire décoratif essentiellement inspiré par la Nature et le Japonisme (pommes et aiguilles de pins, feuilles …)
En août 1914, Brandt est appelé sous les drapeaux et conçoit en 1915 un nouveau modèle de mortier que les autorités militaires lui commandent en grand nombre[3]. Pour assurer cette production, il se fait construire en 1919 un important atelier dans le 16e arrondissement de Paris, dont il conçoit les ferronneries des fenêtres, balustrades et portes comme autant de démonstrations de ses capacités. Entre naturalisme et géométrie abstraite qu’habillent une grande variété de patines, Brandt y poursuit une production novatrice, à la décoration toujours inspirée par la Nature mais dont la stylisation et la géométrisation se font plus avancées. Il persiste par ailleurs dans une logique à la fois artistique et industrielle, expliquant lors de l’inauguration de ses nouveaux locaux qu’il souhaite produire en série grâce à "l’outillage mécanique merveilleux que possède l’industrie"afin "de faire pénétrer dans l’ensemble de la nation le goût et le sentiment moderne." Cette approche où la production sérielle ne sacrifie ni le dessin ni un travail final à la main lui vaut un réel succès commercial et critique et la collaboration d’autres artistes tels les frères Daum avec qui il réalise des luminaires et des vases soufflés dans des armatures de fer forgé. Brandt se voit également commander plusieurs monuments publics[4], œuvre à la décoration de paquebots pour la Compagnie Générale Transatlantique et réalise les rambardes et grilles des enseignes du Bon Marché de Paris en 1923-1924.
A l’Exposition des Arts Décoratifs et Industriels Modernes de 1925, Edgar Brandt est d’ores et déjà considéré comme le plus grand ferronnier de sa génération. Il conçoit la grille d'entrée de l’Exposition ainsi que les grilles extérieures et intérieures de l'Hôtel du Collectionneur en association avec Jacques-Emile Ruhlmann. Suite au succès du Salon, il inaugure sa Galerie au 27 boulevard Malesherbes où il expose ses propres créations mais aussi celles d’autres artistes avec lesquels il collabore tels Daum et Lalique. Il ouvre en parallèle une salle d’exposition à Londres, une succursale à New York, et accueille en 1930 l’exposition des artistes animaliers réunis autour de François Pompon parmi lesquels Edouard-Marcel Sandoz, Paul Jouve, Georges Guyot ou Gaston Suisse.
La notoriété de Brandt ne cesse de croitre tandis que ses lustres et plafonniers ravissent le public des différentes Expositions Internationales et que ses grilles et balustrades décorent bâtiments Français et New-Yorkais. S’il subit la concurrence de Poillerat et Subes qui travaillent plus l’acier que le fer forgé, et le développement du Modernisme qui favorise l’aluminium, Brandt gardera une clientèle fidèle et ouvrira même en 1932 à Chatillon-sous-Bagneux une gigantesque usine.



La célèbre lampe de table "cobra" par l'association de deux grands artistes, Daum et Edgar-William Brandt. 1925. Verre et bronze doré.



«La Tentation»
Daum et Edgar Brandt
Lampadaire de parquet en bronze à patine brune sombre figurant un cobra dressé sur un panier tressé. Vasque en verre multicouche à marbrures intercalaires jaune et rosé
Signature estampée au bas «E. Brandt».
Modèle circa 1920.
H.: 165 - D. vasque: 41,5 cm.



Autre lampe "cobra" Daum et Edgar Brandt (1880-1960)

Lampe de table en bronze à patine brune nuancée figurant un serpent dressé aux écailles finement ouvragées, prêt A mordre, dans une attitude saisissante de réalisme.
Cache ampoule conique évasé en verre marmoréen orange nuancé.
Base ronde A décor de cercles concentriques.
Signée "E. Brandt" sur la queue du serpent et "Daum Nancy France" A la pointe sur la tulipe.
H : 53 cm  21000 € déc 2020 modèle équivalent



Edgar BRANDT (1880-1960) et DAUM Nancy
Lampe de table en fer forgé martelé à motif végétal enserrant une tulipe en verre jaune nuancé brun.
Signée « E.Brandt ». Vers 1925.
H : 50 cm



DAUM Nancy & Edgar BRANDT
(1880 - 1960)
Lustre en fer forgé patiné à motifs
d’enroulements et feuillages stylisés
à cinq bras de lumières terminés par
des cache ampoules ovoïde en verre
teinté jaune orangé à décor gravé à
l’acide.
Signé du cachet «E.Brandt» et
«Daum # Nancy France».
H : 90 cm DL : 71 cm
9800 euros le 03/12/2012 Millon



Edgar Brandt (1880-1960) & Daum Nancy
Paire d'appliques à armature en fer forgé à décor d'enroulements fleuris et feuillagés, présentant deux bras de lumière surmontés de cache-ampoule de forme tulipe en verre
Signées du cachet frappé en creux « E. Brandt »
Vers 1925.
H : 55 cm L : 40 cm P : 18 cm



"Lustre dit aux Raisins" à structure en fer forgé et martelé à six branches ouvragés à décor d'enroulements et de grappes de raisins. Chaque tulipe est signée Daum Nancy France. Marqué en creux Daum. 3000€ Villefranche/Saône le 17/12/22

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Daum et Henri Bergé




D'Henri Bergé chef décorateur chez Daum, une série de vases sur le thème "pluviose", dont voici deux exemples

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André DUBREUIL (1946 – 2022) et DAUM - France



André DUBREUIL (1946 – 2022) et DAUM - France

"Shangaï" 1991
Modèle réalisé en 75 exemplaires.
Sellette de forme balustre à piètement quadripode incluant des éléments de verre teinté vert à inclusions de fils de cuivre et accueillant un vase en verre soufflé dans une résille de fer forgé.
Signée "Daum # France" sur le vase et à la "feuille de chêne" monogramme de l'artiste sur la dalle de verre supérieure.
Sellette : 127 x 28 x 28 cm
Vase - H : 45 cm

"Chantilly" 1991
Modèle réalisé en 75 exemplaires.
Sellette de forme balustre à piètement quadripode incluant des éléments de verre teinté rose à inclusions de fils de cuivre et accueillant un vase en verre soufflé dans une résille de fer forgé.
Signée "Daum # France" et à la "feuille de chêne" monogramme de l'artiste sur la dalle de verre supérieure et sur le vase et vase numéroté "1/EA".
Sellette : 127 x 28 x 28 cm
Vase - H : 32,5 cm

"Macao"1991
Modèle réalisé en 75 exemplaires.
Sellette de forme balustre à piètement quadripode incluant des éléments de verre teinté bleu à inclusions de fils de cuivre et accueillant un vase en verre soufflé dans une résille de fer forgé.
Signée "Daum # France" et à la "feuille de chêne" monogramme de l'artiste sur la dalle de verre supérieure et sur le vase et numéroté "2/EA" sur le vase.
Sellette : 127 x 28 x 28 cm
Vase - H : 48 cm

André DUBREUIL (1951 – 2022) et DAUM - Nancy

"Lacrima" 1991
Coupe en verre moulé teinté prune et émaillée or.
Base en bronze patiné.
Modèle réalisé en 100 exemplaires.
Signée "2/ea Daum France " et feuille de chêne.
27 x 38 x 17 cm

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Louis-Théodore Devilly

membre de l’Ecole de Metz (Metz 1818- Nancy 1886)



 "Mort du sergent Blandan au combat de Sidi-Mered »



Louis-Théodore Devilly

Convoi militaire dans la tempête

Huile sur toile, signée en bas à gauche 41x33 cm



DEVILLY Louis-Théodore (Metz 1818 - Nancy 1886), La partie de cartes des soldats,
hst, sbg, 58 x 77 cm. [Elève de Paul DELAROCHE]

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Joseph Ducreux (Nancy 1735-Paris Saint-Denis 1802)

Il a probablement étudié son art d’abord avec son père, peintre à Nancy. Parti pour Paris en 1760, il travaille comme étudiant auprès de Maurice Quentin de La Tour, spécialiste du portrait. En ce qui concerne la technique de Ducreux pour la peinture à l’huile, l’influence de Jean-Baptiste Greuze sera très importante.

Spécialiste du portrait, Ducreux a pour modèles de ses premiers pastels : Pierre-Jean Mariette, le Comte de Caylus et Ange Laurent Lalive de Jully. Ces œuvres doivent être des copies d’après Georges de La Tour.

Ses autoportraits bien connus de la fin des années 1780 montrent son intention de rompre avec la tradition et son intérêt pour la physionomie. Cette pseudo-science se base sur le physique et plus particulièrement le visage de quelqu’un pour définir son caractère et sa personnalité. Ducreux tente de capturer et de rendre la personnalité de ses modèles.

En 1769, Ducreux est envoyé à Vienne pour peindre Marie-Antoinette avant qu’elle ne quitte son pays natal pour épouser Louis XVI. Fait baron, il devient le premier peintre de la Reine en remerciement pour ses services par l’intermédiaire de la reine bien qu’il ne soit pas membre de l’Académie royale de peinture.

La Révolution française le fait s’installer à Londres, où il dessine les derniers portraits de Louis XVI juste avant son exécution. De retour à Paris en 1793, Jacques Louis David s’associe à lui et l’aide à poursuivre une carrière officielle. La résidence de Ducreux devient un salon informel où les artistes se font portraiturer.

Ducreux a joué aussi un rôle politique ; ses relations étaient considérables ; il a peint la cour d’Allemagne, celle d’Angleterre, celle de France; il a connu tous les personnages marquants de son époque, dans tous les rangs ; il a laissé des documents précieux pour l’historien.
L’élève de  Latour était également connu pour avoir le caractère le plus irascible du monde, et pour être presque toujours en colère.
L’habitude qu’avait ce peintre de refaire souvent son propre portrait, dans des attitudes différentes, lui facilitait merveilleusement le talent d’atteindre la ressemblance et de saisir l’expression des physionomies. L’autoportrait connu sous le nom du Moqueur (ci-dessous) est le plus remarquable de cet artiste




Attribué à Joseph DUCREUX (1735-1802)
Autoportrait présumé de l'artiste
Toile ovale 73.5x60cm orte un monogramme à gauche et une date JD 1793
3200€ Lyon le 29/11/23

Autre vente du même à Lyon le 11mars 2024
Attribué à Joseph DUCREUX (1735-1802)
Autoportrait présumé de l'artiste
Toile ovale mêmes dimensions
Porte un monogramme à gauche et une date JD 1793

A droite, ECOLE FRANCAISE du XIXe,  d'après Joseph DUCREUX
Autoportrait de l'artiste
Papier marouflé sur carton, 56.5x41.5CM
Rouen le 9 mars 2024



Portrait de l'artiste sous les traits d'un moqueur
Vers 1793


Auto-portrait, "aux cheveux longs au naturel" (1798).
L’artiste se dessine sans flatterie, visage marqué par la vieillesse et le front dégarni.



Portrait de Benjamin Franklin, à mi-corps, en manteau bleu et col de fourrure
Peint au pastel sur papier (quatre bandes de papier ajoutées le long des bords), marouflé sur toile et monté sur châssis, ovale
Christie's 2020 estimation 200-300 k€



La surprise, huile sur toile
Chriestie's 120 k€



L'archiduchesse Marie-Antoinette d'Autriche, future reine de France n’a encore que treize ans lorsqu’on négocie son mariage avec le futur Louis XVI. En 1769, Joseph Ducreux est envoyé à Vienne pour réaliser son portrait avant qu’elle ne quitte son pays natal pour épouser le dauphin de France. Le peintre n’a alors que 24 ans.

Nous devons à Joseph Ducreux pastelliste divers portraits princiers, dont les « petites Mesdames », sœurs du futur roi. Il fait un séjour à la cour de Vienne afin de portraiturer la future dauphine, la jeune princesse Marie-Antoinette (1755-1793) (photo ci-dessus) ainsi que ses sœurs et ses frères dont l’empereur Joseph II (1741-1790). Marie-Antoinette est  la plus jeune des filles de Marie-Thérèse d’Autriche. Louis XV ayant été très satisfait de la beauté de la jeune fille, ce portrait aida le peintre dans sa carrière à venir.



Joseph DUCREUX
Portrait de Marie-Adélaïde de France (1732 -1800), dite Madame Adélaïde,
 fille de Louis XV
En 1768, l'administration des Menus-Plaisirs commandait à Joseph Ducreux, reçu à l'Académie de Saint Luc en 1764, les portraits de Mesdames Adélaïde, Clotilde et Elisabeth, afin de confirmer qu'il était suffisamment talentueux pour être envoyé à Vienne portraiturer la future dauphine Marie-Antoinette. Ceux de Madame Clotilde et de Madame Elisabeth, exécutés au pastel, se trouvent aujourd'hui très vraisemblablement au musée du Louvre (inv. 34902 et 34903). Quant à Madame Adélaïde, son seul portrait de la main de Ducreux identifié à ce jour est celui que nous présentons, réalisé sur toile.

Portrait de Marie-Adélaïde Clotilde Xavière de France, dite Madame Clotilde (1759 -1802), jouant de la guitare
Huile sur toile, de forme ovale
En 1775, alors que Madame Clotilde, sœur de Louis XVI, se préparait à quitter Versailles pour épouser le prince de Piémont Charles Emmanuel de Savoie, la commande de trois portraits originaux à l'huile de la princesse et de sept copies est passée à Joseph Ducreux, qui avait déjà exécuté son effigie au pastel en 1768. Parmi les compositions de 1775, l'une figurait Madame Clotilde jouant de la guitare et fut reproduite en plusieurs exemplaires, dont celui que nous présentons qui appartint à la princesse Christina de Hollande. Une miniature conservée dans une collection privée témoigne du succès et de la diffusion de cette effigie dont il existe également des versions au cadrage plus resserré, sans la guitare. Une grande bonté émane ici du visage de la petite-fille de Louis XV, qui pince délicatement les cordes de son instrument, illustrant ainsi l'éducation raffinée qui était celle des enfants royaux. (artcurial 15/02/2022)



 Dame âgée, coiffée d’un bonnet de dentelle, musée du Louvre
Le peintre a superbement saisi le regard d’une grande humanité de la personne

Une Dame âgée coiffée d’un bonnet de dentelle. Si la robe à galons n’est qu’esquissée, l’artiste s’attache au visage de son modèle : le cou est empâté, les rides d’expression bien présentes mais le regard bleu azur est tout de franchise et se plonge dans le nôtre ! « Inachevé, le pastel témoigne admirablement de la méthode de travail de l’artiste qui, en présence du modèle, s’attache à fixer les traits le plus fidèlement possible, en posant ses tons de fond, puis en les éclaircissant au moyen de rehauts de rose.

Sous les règnes de Louis XV et Louis XVI, fulgurante fut l’ascension de l’appétence pour l’outil pastel autant que sa tombée en désuétude vers la fin du XVIIIe. Saisissants portraits exécutés par les plus grands maîtres pastellistes, Rosalba Carriera, Maurice Quentin de La Tour, Marie-Suzanne Giroust,… ont détrôné pendant un temps la peinture à l’huile avec leurs coloris veloutés, leur incroyable sens de la physionomie, leur troublante représentation des chairs.
En 1665, le pastel devient l’égal de la peinture et de la sculpture en s’intégrant dans les épreuves d’entrée à l’Académie de peinture. Ainsi surgit Maurice Quentin de La Tour. « Le prince des pastellistes » à défaut de ne pouvoir être nommé roi, Progressivement, les critiques et adeptes de peinture persuadent l’Académie de refuser les pastellistes en son sein. Mais dans un environnement enclin à l’art de la craie colorée, les artistes persévèrent et en perpétuent la technique.
 Joseph Ducreux importe un trait plus expressionniste. Mais tout commence à s’éteindre. Perronneau, Liotard et La Tour disparaissent à l’aube de la révolution française. Art aristocratique par excellence, le pastel s’estompe peu à peu au profit de miniatures faciles à transporter. Les costumes d’apparat si magnifiquement représentés se simplifient et la perruque ne tarde pas à s’éclipser, la poudre blanchissante à base de farine étant privilégiée pour nourrir le peuple plutôt que pour satisfaire la bourgeoisie vaniteuse. Bientôt, l’Empire solennel représenté par David effacera les traces d’une grâce royale des plus prodigieuses…


Mais qu’est-ce qu’un pastel ? Emprunté à l’italien « pastello » qui signifie « bâtonnet coloré», il s’agit d’une « pâte faite de pigments colorés, pulvérisés, agglomérés et façonnés en bâtonnet » (dictionnaire Le Petit Robert). Suivant le type de liant utilisé, le bâtonnet sera plus ou moins onctueux et selon sa charge, la couleur sera plus ou moins lumineuse, plus ou moins nuancée. L’artiste travaille alors sans la palette qui lui est nécessaire pour la peinture et utilise ses doigts. D’une extrême fragilité, le pastel est employé depuis le XVème siècle pour des dessins préparatoires. Au XVIIème, il change de fonction : d’auxiliaire à la création (croquis préparatoire à la peinture), il devient une œuvre en soi que l’on a plaisir à admirer et, bien sûr, à conserver. Le support utilisé devra alors permettre son encadrement. A partir de 1665, il deviendra l’égal de la peinture et de la sculpture au point de s’intégrer dans les épreuves d’entrée à l’Académie de peinture !

Tous les pastels ont un point commun : la beauté de portraits aux couleurs franches, le rendu des chairs, la brillance d’un drapé, le moiré d’un velours ou la légèreté d’une dentelle



Portrait d'un homme



Tête d'un jeune garçon
pastel sur papier brun



L'accordée de village par Jean-Baptiste Greuze (le Louvre)

Le dernier fils de Ducreux, Adrien, élève de son père et de Greuze, annonçait les plus heureuses dispositions pour la peinture lorsqu’il mourut à seize ans.
Sa fille ainée Rose-Adélaïde s’illustra également en peinture mais mourut à trente-et-un ans.
Une seule enfant a survécu à Joseph Ducreux, Antoinette-Clémence Ducreux, filleule de la reine Marie-Antoinette. Remarquablement jolie et aimable ; elle était peintre de fleurs, de miniature et de portrait au pastel ; elle a servi de modèle à Greuze à l’âge de 15 ans pour l’Accordée de village, qui est tout simplement son portrait. Elle épousa son cousin germain, Maignan Ducreux, filleul du duc d'Orléans.



JOSEPH DUCREUX, attribué

Femme en robe blanche Empire, assise sur une chaise.
Craie noire, rehaussée de blanc, sur vergé bleu.
Désigné (signé ?) dans la marge inférieure droite : Ducreux f.
44 x 29,2 cm


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Charles Claude Dauphin

Charles Claude Dauphin est un peintre lorrain dont la carrière s'est déroulée principalement dans le duché de Savoie. Il décède à Turin en 1677.
Naissance de ce peintre à Nancy vers 1615-1620.
Son maître est Simon Vouet qu’il rejoint à Paris vers 1638-1640 avant de fuir la Fronde et partir vers 1650 pour Turin afin de travailler pour la famille du duc de Piémont, l’église ou l’aristocratie.

Le Musée des Beaux-Arts de Nancy achète "Jésus chassant les marchands du Temple" en 1988 et reçoit de l'historien de l'art Jacques Thuillier plusieurs estampes du peintre. En 2005, le musée achète "Le Mépris du Monde", permettant à la fois de compléter ce corpus et de rapprocher les œuvres de Charles Dauphin de celles de Simon Vouet et d'autres artistes parisiens du début du XVIIème siècle. (Wikipédia)

Œuvres principales:
Charles Dauphin peint essentiellement des compositions mythologiques ou décoratives, des sujets religieux ou des portraits.

•    Le temps dévoilant la Vérité, Musée lorrain, Nancy
•    Le Mépris du Monde, Nancy, musée des Beaux-Arts
•    Allegoria del Tempo
•    La Fuite en Égypte
•    Massacre des Niobides, 1634-1635, Villa Madame, Italie
•    Le Duc de Savoie Charles Emmanuel II et sa famille, 1666-1667, Musée du Prado, Madrid
•    Le Christ chassant les marchands du Temple, vers 1663, Nancy, musée des Beaux-Arts
•    Les Saintes femmes au tombeau, 1670, église Saint-Pierre, Pomponne




Charles Dauphin: Le Temps dévoilant la Vérité , MBA de Nancy



Charles Dauphin, "le mépris du monde", MBA de Nancy

« Le Mépris du Monde représente l’allégorie de la fortune, qui offre gloire (sous la forme d’une couronne) et richesse (avec trésor à l’appui) à un jeune homme qui la repousse », détaille le conservateur. « Le personnage de femmes répond d’ailleurs typiquement aux canons de l’allégorie tels qu’un Cesare Ripa les avait catalogués à la Renaissance. Ses cheveux sont portés en avant car la fortune, il faut savoir la saisir quand elle se présente. Elle a les pieds sur la roue de la fortune, en l’occurrence une sphère porte des ailes n’étant que de passage. »



Le Christ chassant les marchands du Temple



Cercle de Charles Dauphin (Nancy 1615 / 1620-1677 Turin)
Portrait d'une femme noble présumée être Maria Giovanna Battista de Savoie-Nemours (1644-1724), assise, vêtue d'une robe brodée d'or et d'argent avec un cache-cœur en brocart doré doublé d'hermine, un page à côté
.



Cercle de Charles Dauphin (Nancy vers 1615 / 1620-1677 Turin)
Portrait équestre d'un membre de la famille Savoie


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Jean François Demay (Mirecourt 1798-Paris 1850)

Généalogie

Né en 1798 à Mirecourt (Meurthe-et-Moselle), mort en 1850 à Paris, Jean-François-Louis Demay fut un peintre spécialisé dans les scènes de genre et les paysages. Artiste autodidacte, Demay participa au Salon de Paris de 1827 à 1846. Il traitait alors avec vivacité les scènes de marchés, foires, kermesses, de la vie paysanne ou tout du moins champêtre à l’époque de la Restauration (1815-1830).

Muséologie :
Les œuvres de Jean-François Demay sont de nos jours aussi bien conservées dans les collections privées que présentées dans les musées de grande renommée, tel au Musée Magnin à Dijon avec une huile sur panneau « La dernière étape » (Inv. 1938 F 266), ou au Musée des Beaux-Arts de Bordeaux, avec un tableau peint sur toile « Paysage », daté de 1829 (Inv. Bx E 714 ; Bx M 6553).



"Le Retour de Foire" attribué à J.F. Demay Ecole française 2nd quart du XIXe siècle Huile sur toile Dimensions de la vue : Haut. : 27 cm ; Larg. : 35 cm Dimensions avec encadrement : Haut. : 40,5 cm ; Larg. : 49 cm Charmant tableau représentant une scène typique de la vie paysanne, le retour de foire avec des personnage dansant autour d'un chariot. Biographie : Né en 1798 à Mirecourt (Meurthe-et-Moselle), mort en 1850 à Paris, Jean-François-Louis Demay fut un peintre spécialisé dans les scènes de genre et les paysages. Artiste autodidacte, Demay participa au Salon de Paris de 1827 à 1846. Il traitait alors avec vivacité les scènes de marchés, foires, kermesses, de la vie paysanne ou tout du moins champêtre à l’époque de la Restauration (1815-1830). Muséologie : Les œuvres de Jean-François Demay sont de nos jours aussi bien conservées dans les collections privées que présentées dans les musées de grande renommée, tel au Musée Magnin à Dijon avec une huile sur panneau « La dernière étape » (Inv. 1938 F 266), ou au Musée des Beaux-Arts de Bordeaux, avec un tableau peint sur toile « Paysage », daté de 1829 (Inv. Bx E 714 ; Bx M 6553).




Jean François Demay

Voiture à cheval
30x38cm




Jean-François Demay


La fête de la moisson 1836

Huile sur panneau 23x32cm



Jean François Demay
Kermesse et bal populaire
1842
38x45cm




Jean François Demay

Fête dans une auberge
25x33 cm




Jean-François Demay

Convoyage de la moisson

32x40cm


Jean-François DEMAY (1798-1850), d'après
« L'escarpolette et la partie de chasse »

Paire d'huiles sur panneaux signées et datées 1841 24x32.5 cm



DEMAY Jean-François (1798-1850)
La distribution du pain à l'occasion de la naissance du duc de Bordeaux au champs de Mars
Papier marouflé sur toile 33x58cm




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Autre recherche à partir de l'initiale du nom de l'artiste:

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